Le gardien des Sabres, Linus Ullmark s'est fait déjouer par Nico Hischier en deuxième période lundi soir.

Cinquante ans sans gagner

RUBRIQUE / C’était soir de célébration, lundi, à Buffalo. Les Sabres ont profité de la visite des Devils du New Jersey pour souligner, officiellement, le 50e anniversaire de leur fondation.

Bon. Les Sabres célèbrent depuis le début de l’automne. Ils ont organisé une série de soirées thématiques. On leur a confectionné un uniforme spécial. Etc., etc.

La soirée de lundi était quand même particulière. Le 2 décembre 1969, les dirigeants de la Ligue nationale de hockey ont décidé d’élargir leurs cadres en ajoutant des équipes dans l’ouest de l’État de New York ainsi qu’en Colombie-Britannique.

On présume que les Canucks de Vancouver voudront à leur tour souligner cet anniversaire important, mardi, lorsqu’ils accueilleront les Sénateurs d’Ottawa.

Les deux cousins de l’expansion de 1969 partagent une caractéristique commune. Ils n’ont jamais remporté la coupe Stanley.

Toutes les équipes issues de l’expansion précédente, celle de 1967, l’ont fait.

Les Flyers de Philadelphie, les Penguins de Pittsburgh, les Kings de Los Angeles et les Blues de Saint-Louis ont atteint le sommet à des époques différentes.

Les North Stars du Minnesota n’ont jamais réussi à soulever le trophée. Les Seals d’Oakland non plus. Mais ces deux organisations ont, en quelque sorte, permis aux Stars de Dallas de voir le jour. Une petite partie de la coupe remportée en 1999 appartient donc à ces deux formations disparues.

Les Canucks ont atteint la finale à trois occasions durant leur premier demi-siècle. Deux fois, ils ont perdu de la pire façon imaginable, dans le match numéro sept.

Lors de leur dernière participation à la finale, il y a maintenant 20 ans, les Sabres ont été battus dans le match numéro 6. Sauf qu’on leur a carrément volé le championnat. Les arbitres ont essentiellement donné la coupe aux Stars avec une décision très controversée.

On ne peut rien changer au passé, n’est-ce pas ?

Les Sabres, comme les Canucks, ne peuvent que célébrer leurs 50 ans en souhaitant que les 50 prochaines années seront meilleures.

Au lieu de se demander pourquoi les deux équipes n’ont pas gagné, jusqu’ici, on pourrait se demander quelle équipe a de bonnes chances de mettre un terme à sa disette dans un avenir rapproché.

« Nous venons de traverser une séquence durant laquelle nous avons appris beaucoup de choses. Cette séquence nous a permis de grandir », a déclaré l’entraîneur-chef des Sabres, Ralph Krueger, ce week-end.

Ça nous en dit long sur le mois de novembre que son équipe vient de connaître.

Les Sabres étaient à un point du sommet du classement dans l’Association Est, à l’Halloween. Dans le dernier mois, ils ont gagné seulement trois de leurs 14 parties.

Krueger est convaincu que les Sabres vont se replacer. Il demande simplement aux fans de se montrer patient. Il vient d’arriver à la barre de l’équipe. Il lui faudra un certain temps avant de réparer toutes les « gaffes » commises par ses nombreux prédécesseurs.

« Se débarrasser de mauvaises habitudes, ça ne se fait pas du jour au lendemain, a-t-il confié, récemment, à L’Athlétique. Les mauvaises habitudes ont tendance à revenir, de temps en temps. »

Les Canucks ont aussi causé la surprise, en début de saison. Ils sont aussi retombés sur terre en novembre.

Là-bas, on croit que des blessures aux attaquants Jay Beagle et Brandon Sutter ont fait mal. « Il n’est pas facile de gagner sans ces deux vétérans qui sont capables de gagner des mises en jeu », souligne leur entraîneur, Travis Green.

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PREMIERS PÉPINS À SEATTLE

Une autre équipe d’expansion célèbre un anniversaire important, cette semaine. 

Il y a un an, le commissaire de la LNH, Gary Bettman, confirmait un secret de Polichinelle. Sa 32e franchise s’installerait à Seattle, dans l’État de Washington.

L’équipe progresse depuis à pas de tortue. La principale décision des propriétaires aura été l’embauche de Ron Francis à titre de directeur général. Et ce même Ron Francis se retrouve maintenant sous les projecteurs pour les mauvaises raisons. On lui reproche d’avoir été un témoin silencieux – donc, complice – du régime de Bill Peters derrière le banc des Hurricanes de la Caroline. Francis était « vaguement » au courant des épisodes durant lesquels Peters aurait frappé deux de ses joueurs. Ça ne l’aurait pas empêché de lui accorder une prolongation de contrat, en juillet 2016.

L’ancien attaquant s’est donc retrouvé, bien en évidence, dans les pages du quotidien Seattle Times, en début de semaine. Sans remettre en doute sa nomination, on trouve que le jeune club de hockey n’avait pas besoin de cette publicité...