Filip Peliwo

Sur les traces de Raonic...

Patience. Voilà le mot sur lequel insiste Galo Blanco lorsqu'on lui demande quelles sont les chances que Filip Peliwo devienne la prochaine grande grande star du tennis canadien.
Reconnu comme l'un des meilleurs entraîneurs de la planète, Blanco sait qu'on ne doit jamais présumer de la carrière d'un athlète. Encore moins lorsque celui-ci vient tout juste d'avoir 20 ans...
Reste que Blanco n'a pas hésité lorsque Tennis Canada lui a demandé l'automne dernier de prendre Peliwo sous son aile après que le joueur originaire de Vancouver eut été couronné champion junior de l'ATP en 2012, titre qu'aucun autre tennisman canadien n'avait remporté depuis Daniel Nestor.
Tout comme il l'a fait avec Milos Raonic, l'entraîneur espagnol accompagne Peliwo dans tous les tournois auxquels le jeune espoir canadien participe. C'est le cas du tournoi Futures de Sherbrooke qui se tient au Centre récréatif Rock Forest jusqu'à dimanche.
Ceux qui suivent de près la scène du tennis canadien savent aussi que c'est ce même Blanco qui a pris la relève du Sherbrookois Frédéric Niemeyer en 2010 auprès de Milos Raonic afin de le propulser dans les hautes sphères du classement de l'ATP.
Incomparables
Inévitablement, la question lui est souvent posée: Peliwo peut-il devenir meilleur que Raonic?
Blanco s'empresse de modérer les attentes: « On ne peut pas comparer les deux, dit-il. Ce sont deux joueurs complètement différents. Milos était un peu plus vieux lorsque je l'ai connu, alors que Filip est encore tout jeune. Le potentiel est là, c'est indéniable. Mais il faut être patient. On ne doit pas brûler les étapes. Le désir de mettre les efforts et de s'améliorer est très présent chez Filip. Mais de là à le comparer à Milos, c'est beaucoup trop tôt. Cela ne fait même pas un an que je l'entraîne... »
Pour pouvoir le développer comme il l'espère, Blanco a demandé à ce que Peliwo s'installe chez lui à Barcelone où il possède l'Académie 4Slam. Un choix que Peliwo a lui-même endossé.
« Mes chances de me développer sont meilleures en Espagne, dit Peliwo. Il y a beaucoup de très bons joueurs là-bas et je peux m'entraîner sur toutes les surfaces, autant sur les surfaces dures que sur la terre battue », de dire celui qui occupe le 271e rang mondial, après avoir atteint la 245e place en avril 2013.
Déjà doté d'un redoutable revers. Peliwo sait qu'il lui faut peaufiner encore davantage son jeu. « Il me reste encore beaucoup de choses à apprendre. Je pense avoir un assez bon arsenal de coups des deux côtés, mais je dois aussi apprendre à bâtir chaque point, à demeurer patient. En fait, tout ce que je fais présentement se résume en un mot: essayer de m'améliorer chaque fois que j'entre sur le terrain », soutient Peliwo qui entrera en scène aujourd'hui en simple.
En double
Mardi, lui et son coéquipier Alexios Halebian se sont inclinés 6-2 et 6-4 face aux Belges Germain Gigounon et Olivier Rochus.
Les favoris, les Britanniques Edward Corrie et Daniel Smethurst, ont eux aussi eu raison de leurs adversaires, le Canadien Hugo Di Feo et le Mexicain Luis Patino.