Chaque fois que le Phœnix marquait un but, les 4005 spectateurs faisaient exploser le toit du Palais des sports dimanche lors de cette partie importante contre les Saguenéens de Chicoutimi.
Chaque fois que le Phœnix marquait un but, les 4005 spectateurs faisaient exploser le toit du Palais des sports dimanche lors de cette partie importante contre les Saguenéens de Chicoutimi.

Sublime Phœnix

Jérôme Gaudreau
Jérôme Gaudreau
La Tribune
« Je suis ici depuis le jour 1 du Phœnix et c’est probablement le meilleur match auquel j’ai assisté. »

L’entraîneur du Phœnix, Stéphane Julien, a vu sa formation confirmer sa suprématie au terme d’une victoire de 6 à 1 contre les Saguenéens de Chicoutimi devant 4005 partisans, qui avaient rempli le Palais des sports dimanche après-midi. 

« On avait l’impression d’être en séries, admet le capitaine Samuel Poulin. C’était une partie cruciale. L’enjeu était là. On peut dire que c’était un match de quatre points. Ça donnait encore plus le goût de gagner cette partie. »

Les locaux ont connu un départ canon en bourdonnant autour du filet d’Alexis Shank lors des premiers instants, forçant ainsi l’entraîneur adverse Yanick Jean à utiliser son seul temps d’arrêt après une seule séquence de jeu. 

« Je ne sentais pas que mes joueurs étaient nerveux, mais ça faisait une minute vingt qu’ils n’avaient pas changé. Ils étaient brûlés et on ne voulait pas se faire marquer dès le début du match », a confié Jean.

« Pendant ce temps-là, on a roulé trois lignes. On venait de prendre le momentum », estime Stéphane Julien.

Les Sags ne perdaient rien pour attendre puisque Benjamin Tardif a fait exploser le Palais des sports avec le premier but du match marqué en milieu de première période pour ensuite voir Samuel Poulin doubler l’avance une minute plus tard.

« Les vétérans étaient prêts et les gars se parlaient beaucoup entre eux, a remarqué Stéphane Julien. On doit leur donner le crédit pour ce gros deux points. Tout le monde s’attendait à un match serré pourtant. »

Après 20 minutes de jeu, le Phœnix avait déjà lancé à 16 reprises vers le filet adverse contre seulement deux tirs pour les visiteurs.

« La foule a donné le momentum au match et on est allés chercher notre énergie grâce à elle en début de rencontre, a avancé Alex-Olivier Voyer. Malgré notre victoire de 10-1 vendredi contre Bathurst, on ne s’est pas assis là-dessus. »

« On se serait imaginés en séries éliminatoires, confirme Stéphane Julien. Les partisans étaient au Palais des sports pour voir un beau spectacle et ils en ont vu un bon. Ça regarde bien pour ce qui s’en vient dans les prochains mois. On a eu droit à un gros défi aujourd’hui contre les Saguenéens et on a bien répondu. »

Les Sags retournent à la planche à dessin

Même si Félix-Antoine Drolet a réduit l’écart à un but en début de deuxième période, jamais on n’a senti le Phoenix être ébranlé. 

La preuve est que Félix Robert a aussitôt répliqué. 

« Samuel (Hlavaj) nous donne confiance, soutient Alex-Olivier Voyer. Il a effectué les gros arrêts. On a probablement l’un des meilleurs gardiens du circuit, sinon le meilleur. Il est constant et il déborde de confiance. Même lorsqu’on a accordé le seul but des Saguenéens, on est demeurés confiants. C’était un tir dévié, après tout. En jouant de la bonne façon par la suite, on savait que la victoire était à notre portée. »

« On affrontait la deuxième meilleure équipe de la ligue et on s’était préparés en conséquence pour gagner cette partie, a avancé Samuel Poulin. D’ailleurs, les amateurs voient que l’on a du succès et viennent nous appuyer. On ressentait cette adrénaline. »

La troisième période a ensuite été l’affaire des Sherbrookois. Charles-Antoine Roy, Patrick Guay et Taro Jenztsch ont marqué coup sur coup, en route vers le gain le plus important de leur saison jusqu’à maintenant.

Pour sa part, Yanick Jean n’a pas été impressionné par la performance de sa troupe.

« On a laissé Shank à lui-même. Il ne faut pas sonner l’alarme. On sait que ça prend du temps pour créer une chimie quand on accueille de nouveaux joueurs, mais on retourne à la planche à dessin cette semaine. On réalise certaines choses et c’est déterminant. On est capables de beaucoup mieux, mais notre niveau de jeu n’était pas à la hauteur en fin de semaine. On a affronté l’Océanic vendredi et le Phœnix dimanche. Nos deux derniers adversaires étaient sur la coche et nous, on ne se trouvait pas sur la même page, alors il faut trouver le moyen de l’être. On doit travailler certaines choses. Notre club est loin de l’endroit où il était avant la période des Fêtes. »

Le Phœnix lance un message

Après la partie de mardi contre les Voltigeurs de Drummondville à Sherbrooke, le Phœnix se dirigera vers Baie-Comeau vendredi pour ensuite revoir les Saguenéens samedi, mais à Chicoutimi.

« Ce sera un week-end assez dur physiquement et mentalement, fait remarquer le capitaine. On ne veut pas se faire battre comme notre club a battu les Saguenéens aujourd’hui donc il faudra arriver doublement prêt. » 

Il sera alors toutefois difficile de faire mieux, particulièrement en défensive.

« On n’a pas passé beaucoup de temps dans notre zone et même dans leur territoire, on tenait à être toujours dans leur face, a précisé le défenseur Samuel Bolduc. Il faudra garder ce rythme jusqu’à la fin des séries éliminatoires. Le classement se resserrait et on savait que cette partie allait être déterminante. Dans une semaine, notre partie à Chicoutimi sera aussi importante. Il faut bâtir sur ça et demeurer constant. »

Pour les Sherbrookois, pas question de tomber dans l’excès de confiance malgré les 48 lancers obtenus et les 18 accordés.

« On a lancé un message, mais c’est loin d’être fini. Tout le monde peut surprendre tout le monde dans cette ligue, surtout en séries. »

Avec 76 points au classement, le Phœnix se trouve maintenant à six points devant les Saguenéens, qui ont toutefois un match en main.