Anthony Beauvillier a adoré son expérience à la Classique hivernale en 2015.

«Je suis jaloux»

Tous les projecteurs de la LHJMQ seront tournés vers les Cataractes ce week-end, eux qui sont les hôtes de la troisième Classique hivernale du circuit. Après un détour par Drummondville, cette fête en plein air revient aux Grandes Estrades Coors Banquet de Saint-Tite, là où la première édition avait été magique en 2015.

Ce n’est pas moi qui le dis, c’est Anthony Beauvillier, l’un des acteurs principaux de cette grande fête. Il a beau être dans la LNH depuis trois ans et avoir joué pour différentes équipes nationales, l’ex-capitaine des Cataractes chérit toujours ce souvenir. «En toute franchise, je suis jaloux des joueurs qui y seront en fin de semaine! Dans toute ma carrière, c’est ma deuxième plus belle expérience, après le jour de mon repêchage LNH. J’en parle souvent encore avec mes parents. Quel week-end!»

Beauvillier avait vécu l’événement à une vitesse folle. La veille, il était à Toronto pour le match des meilleurs espoirs de la LCH. «Il était hors de question que je rate ça. On a pris l’avion à 5 h 30 le matin du match. Puis on a loué une auto, Dennis Yan et moi, à l’aéroport de Montréal pour arriver juste à temps pour le match. Mon premier contact avec la glace, c’était pendant la séance d’échauffement. Et c’était malade comme ambiance! On dirait que ce site-là a été conçu pour un événement du genre.»

S’il avait un conseil à donner aux joueurs qui se préparent à affronter le froid, il leur dirait de simplement profiter du moment. «Ça ne peut pas se passer comme de vrais matchs. La routine va être différente, la glace aussi. Mais c’est une occasion en or de vivre quelque chose d’unique», lance Beauvillier, qui dit espérer que les fans de la Mauricie répondront en grand nombre pour supporter l’événement. «La première fois, il y avait eu tout un party! J’ai entendu que les Cataractes avaient préparé quelque chose d’encore plus gros. Même si je ne joue plus avec les Cataractes, mes parents ont planifié d’y aller en fin de semaine. Comme moi, ils ont trippé comme des fous la première fois.»

Beauvillier, lui, jettera un œil sur les festivités depuis New York. Il suit encore un peu l’équipe avec laquelle il a disputé trois saisons, l’aidant notamment à atteindre la finale en 2016. «Je suis encore attaché à la région. J’y reviens chaque été. Les Cataractes, ce fut une belle et grosse étape pour moi.»

Le temps file. Beauvillier quittait il y a trois ans déjà, alors qu’il lui restait une année d’éligibilité chez les juniors. Il a connu des hauts et des bas avec les Islanders, il est maintenant un membre en règle du top 6 de l’équipe. «J’ai connu un départ difficile cette année, j’ai mis du temps à me mettre en marche. Ça va mieux depuis un bout de temps, même si les points ne viennent pas autant que je l’espérais», reconnaît Beauvillier, très élogieux envers Barry Trotz, qui est en excellente position pour amener les Islanders en séries. «On surprend bien du monde, hein? C’était notre but à l’interne en début de saison. Avec lui, le plan est clair. Notre système, c’est noir ou c’est blanc, tout le monde sait ce qu’il doit faire. Et si tu ne fais pas ta job, que tu sois une recrue ou un vétérans avec dix années de service, il y aura des conséquences. C’est une approche que j’aime beaucoup», conclut-il.

Citation de la semaine

«Même si je n’étais pas en mesure de jouer ce soir, les Tigres m’ont permis de faire la période d’échauffement, car ils savaient que pour moi, la famille est importante et ils ont voulu me donner la chance d’être sur la même glace que mon frère.» #merci #famille
Le capitaine des Tigres Simon Lafrance, qui a ainsi pu faire un brin de jasette avec son frère Félix, une recrue chez les Screaming Eagles du Cap-Breton

Chiffre de la semaine: 40

L’ex-Cataractes Samuel Asselin connaît toute une saison sous les ordres d’Éric Veilleux à Halifax. Le vétéran de 20 ans, qui a quitté Shawinigan l’an dernier, a été le premier joueur de la LHJMQ à franchir le plateau des 40 buts. Il lui reste 18 matchs pour atteindre le cap magique des 50 filets. Et s’il veut battre le record personnel de son entraîneur, il devra se rendre à 56!