Steve Oleschuk possédait une feuille de route impressionnante dans le milieu du baseball. Son haut fait d’armes fut d’avoir été dépisteur avec les Pirates de Pittsburgh de 1970 à 1995.

Steve Oleschuk décède à l’âge de 79 ans

Coloré est le mot qui vient à l’esprit d’Alain Lachance, joueur de premier but des Expos de Sherbrooke, lorsqu’on lui demande ce qu’il a retenu de ses moments avec Steve Oleschuk. L’homme de baseball, avec une personnalité plus grande que nature, est décédé la semaine dernière à l’âge de 79 ans à l’hôpital général juif de Montréal.

Avant le match des Expos face aux Blue Sox de Thetford Mines vendredi soir au stade Amédée-Roy, une courte cérémonie a été organisée par l’organisation pour saluer le travail important réalisé par cet homme, qui a consacré la majeure partie de sa vie au baseball. Un moment de silence a été observé en sa mémoire. 

M. Oleschuk possédait une feuille de route impressionnante dans le milieu du baseball. Son haut fait d’armes fut d’avoir été dépisteur avec les Pirates de Pittsburgh de 1970 à 1995. Il affectionnait particulièrement sa bague de la Série mondiale de 1979 qu’a gagnée la formation de la Ligue nationale, mené par le légendaire Willie Stargell. L’équipe AA des Pirates était située à Sherbrooke pendant plusieurs de ces années. 

Alain Lachance, qui a joué pour M. Oleschuk, se souvient de plusieurs anecdotes. Vieille école, marginal, amateur du baseball stratégique, les mots utilisés pour qualifier M. Oleschuk sont tout sauf conventionnels. L’entraîneur atypique pouvait faire des commentaires singuliers et des demandes assez surprenantes. 

« Lors d’un match à Trois-Rivières, Steve s’est présenté pour nous faire notre discours d’avant-match. Le plus sérieusement du monde, il nous mentionne que pour ce match, il demandera aux neuf premiers frappeurs de faire des amortis. Nous étions certains qu’il blaguait. Eh bien non ! Les neuf premiers frappeurs ont vraiment tous fait des amortis à sa demande », relate Lachance. 

« À une autre reprise, il m’avait interpellé en me disant : Lachance, tu es gros, alors essaye de frapper des ballons le plus fort possible le long des lignes, car c’est là que la clôture est la plus proche. C’est ce que j’ai fait et étonnamment, ça m’a très bien servi. » 

Pour Lachance, Oleschuk était un entraîneur de la vieille école et un passionné de baseball. Quand il est revenu à la barre des Expos de Sherbrooke en 2013, Lachance sourit en disant qu’il n’avait pas changé du tout. « Il était resté fidèle à sa façon de voir le baseball. Utilisation de l’amorti, du cours et frappe, bref le baseball qu’il avait toujours prôné. »

Ses obsèques ont été célébrées en cours de semaine à Montréal.