David Perron et les Golden Knights ne cessent de surprendre les amateurs et de confondre les analystes à leur première saison dans la LNH.

Stéphane Robidas peu surpris du succès des Golden Knights

Si vous aviez gagé quelques dollars, tout juste après le repêchage d’expansion de 2016 pour former la nouvelle équipe de la LNH, que la nouvelle concession de Las Vegas accéderait à la finale de la Coupe Stanley, à sa première année d’existence, vous auriez empoché un joli magot.

Même s’il n’a pas gagé, le Sherbrookois Stéphane Robidas savait, lui, que l’équipe d’expansion ne serait pas aussi moche que le laissaient croire certains pronostics.

« Les règles pour ce repêchage d’expansion étaient loin d’être les mêmes que pour la formation des Panthers (Floride) ou des Blue Jackets. Je crois que le LNH ne voulait pas revoir ce scénario. Ces deux équipes ont pris beaucoup de temps à devenir compétitives », a dit celui qui a disputé 937 matchs dans la LNH.

En gros, Vegas a pu piger un joueur par équipe de la LNH. Et ces dernières pouvaient protéger sept attaquants, trois défenseurs et un gardien, ou encore huit patineurs (attaquants et défenseurs) et un gardien.

« Certaines équipes ont perdu de bons joueurs. Je pense tout de suite à Marc-André Fleury. On a vu son impact à Vegas toute la saison, et en séries aussi. Même chose pour David Perron, un gars qui peut jouer sur les deux premiers trios. Quand j’ai vu la liste de protection de chaque club, j’ai compris que Vegas aurait une équipe vraiment pas vilaine. »

Une prévision confirmée par une saison régulière record pour la première année d’un club d’expansion.

Et, après avoir écarté les Kings de Los Angeles en quatre petits matchs et les Sharks de San Jose en six rencontres, la bande à Gérard Gallant ne se retrouve qu’à quatre victoires d’une participation à la finale de la Coupe Stanley.

Quand même assez incroyable, quand on y pense.

« Avec tous ces joueurs de qualité, Vegas a pu se bâtir un bon club, avec beaucoup de profondeur à chaque position. En plus, plusieurs de ces gars ont profité de leur chance, comme Jonathan Marchessault. On savait qu’il était bon, mais à ce point? Même chose pour William Karlsson ou Eric Haula. Quand tu joues des minutes en avantage numérique, tu as des chances de faire des points. Ensuite, ta confiance augmente, tu te sens mieux, tu fonces, et tu récoltes d’autres points. C’est une recette simple qui a marché avec plusieurs joueurs des Golden Knights », a analysé Stéphane Robidas.

Ce dernier se dit aussi estomaqué de la prestation de l’équipe du désert en séries éliminatoires.

« Écoute, ils ont battu les Kings et le gardien Jonathan Quick en quatre matchs, même si Quick a présenté ses meilleures statistiques en carrière. Meilleures que lorsqu’il a gagné la Coupe Stanley. Ça veut tout dire! »

« C’est une équipe qui a un très bon jeu de transition, qui travaille sans arrêt, qui contrôle la rondelle et qui est coriace en défensive. Leur échec avant est aussi très étouffant. Tu ajoutes Fleury qui est très solide derrière et tu as la recette du succès. »

Dès le début de cette saison initiale, Vegas n’a jamais relâché l’accélérateur.

« C’est exceptionnel, car c’est difficile de participer aux séries, maintenant dans la LNH. Il n’y a plus de matchs faciles, comme on pouvait en avoir à l’époque. De bonnes équipes n’ont pas fait les séries, comme Edmonton, par exemple. »

Las Vegas est au repos en attendant son prochain adversaire, Nashville ou Winnipeg.

« C’est une série vraiment incroyable. En tout cas, je ne gagerais pas contre Las Vegas dans cette finale de l’ouest! »

Stéphane Robidas a passé la dernière saison de la LNH au sein de l’état-major des Maple Leafs à titre d’adjoint au directeur du développement des joueurs.

« Pour l’instant, depuis le départ de Lou (Lamoriello, le DG des Leafs, a quitté l’équipe il y a deux semaines), on ne sait pas trop ce qui va se passer », a-t-il dit.

Justin chez les Cantonniers?

En attendant, Robidas père passera du temps à l’aréna de Magog, afin de regarder son fils Justin participer au précamp des Cantonniers de Magog.

Lui-même un ancien de l’organisation magogoise, le paternel laisse toute la latitude à son fils.

« Il était sur la glace avec moi lorsque les Cantonniers ont retiré mon chandail, il y a quelques années. Il était assez grand pour comprendre et savoir dans combien d’années il pourrait tenter sa chance de percer l’alignement à Magog. »

« Je suis là pour l’encourager, pour l’appuyer. Il fait ses choses, il a sa carrière à lui et son objectif c’est de jouer à Magog l’an prochain. On est deux joueurs différents (Justin est attaquant, Stéphane était défenseur) et il veut faire son nom à lui. Je trouve ça ben correct », a dit Stéphane.