Stéphane Robidas aura joué quatre saisons en Mauricie pour un total de 272 matchs et une récolte de 245 points en saison régulière, un record de franchise pour un défenseur.

Stéphane Robidas immortalisé par la LHJMQ

Les recruteurs des différentes équipes de la LHJMQ étaient un peu sceptiques. Stéphane Robidas était bon, rapide, mais il n’était pas très costaud. Mais un simple coup d’œil au paternel Constant, un colosse de 6’2’’ et plus de 200 livres et ils furent rassurés. Si Stéphane n’a jamais atteint ces mensurations, il aura tout de même connu une brillante carrière dans la LHJMQ. Les Cataractes de Shawinigan l’ont sélectionné au troisième tour du repêchage de la LHJMQ de 1993, et ils ne l’ont jamais regretté.

Robidas, de même que le gardien Roberto Luongo, l’entraîneur-chef Clément Jodoin et les attaquants Rick Vaive (ancien Castor de Sherbrooke) et Simon Gamache, sera intronisé au Tempe de la Renommée de la LHJMQ, en avril 2020.

Le Sherbrookois est débarqué à Shawinigan à 16 ans, après avoir joué avec les Cantonniers de Magog.

Il aura joué quatre saisons en Mauricie pour un total de 272 matchs et une récolte de 245 points en saison régulière, un record de franchise pour un défenseur.

Il a également été capitaine de l’équipe, en plus de voir son chandail #19 être retiré par l’organisation, en plus d’être choisi deux fois sur la première équipe d’étoiles de la LHJMQ (1995 à 1997).

En Mauricie, Robidas a jeté les bases d’une carrière professionnelle qui a duré une quinzaine d’années, et 937 matchs de saison régulière, avec cinq équipes de la LNH, dont le Canadien de Montréal.

« J’ai reçu l’appel de Gilles Courteau (commissaire de la LHJMQ) il y a deux semaines. J’étais vraiment content, c’est une super nouvelle ! La première chose qui vient en tête, après avoir raccroché, ce sont les quatre très belles années que j’ai passées à Shawinigan. Ma famille en pension, mes coéquipiers, mes entraîneurs, ce fut vraiment un beau passage », s’est remémoré le Sherbrookois, joint par la Tribune mardi soir.

« Dès mon arrivée, j’avais beaucoup de glace et dès ma deuxième saison, à 17 ans, j’avais déjà un rôle important avec l’équipe, un rôle de premier plan. Jean Pronovost avait remplacé Doris Labonté, et l’équipe a connu une très longue série de victoires. Ça allait très bien pour moi, et c’était mon année de repêchage, dans la LNH, en plus. Ces années dans le junior, je vais toujours m’en souvenir ; j’étais étudiant, en pension, on avait du plaisir. J’ai vécu de belles années chez les professionnels aussi, mais c’était différent. »

« À ma première saison à Shawinigan, Roger Dejoie était entraîneur des défenseurs. Il m’avait déjà dirigé en catégorie pee-wee, à Sherbrooke. Aussi, on m’avait jumelé à la défensive avec Martin Lepage, un gars de 19 ans qui avait été repêché par les Nordiques. Un gros défenseur, robuste. Il était venu me voir et il m’a dit “inquiète-toi pas le jeune, je vais prendre soin de toi !” Disons que ça avait grandement contribué à me mettre en confiance. Patrick Lalime était notre gardien et il m’avait aidé aussi », s’est rappelé Stéphane Robidas.

Et le fait de se retrouver avec Sylvain Daigle et Guy Loranger chez les Cataractes, deux anciens coéquipiers chez les Cantonniers de Magog, a également aidé à son intégration.

« C’est un rôle tellement sous-estimé, que celui d’un vétéran qui aide à encadrer un plus jeune joueur. Ça n’apparaît nulle part dans les statistiques, mais c’est tellement important. Par la suite, j’ai toujours essayé de faire la même chose, de redonner de la sorte. À Dallas, j’ai hébergé des recrues, chez moi, et j’ai toujours tenté d’être un bon coéquipier, et un bon leader. C’était important. »

Stéphane Robidas est l’un des coactionnaires du Phœnix de Sherbrooke depuis 2012.

Son fils Justin suit ses traces, lui qui dispute une première saison dans la LHJMQ, avec les Foreurs de Val d’Or.