Cédric Desruisseaux (20) a porté la marque à 3-1 en fin de première période contre le gardien Brendan Cregan.

Sortie horrifiante du Phœnix

La thématique de l’Halloween était bien choisie : certains joueurs du Phœnix avaient des allures de fantôme tandis que les Voltigeurs leur réservaient une prestation monstre dimanche après-midi.

Le Palais des sports s’est en effet transformé en maison des horreurs l’instant de quelques heures. Rien ne fonctionnait pour la troupe de Stéphane Julien, qui s’est inclinée au compte de 6 à 2.

Si la première partie du Week-end des rivalités entre Sherbrooke et Drummondville était des plus spectaculaires vendredi au Centre Marcel-Dionne, cette fois on peut dire que les 2550 spectateurs n’ont pas été choyés.

Dès le départ, les locaux ont raté quelques occasions de marquer permettant ainsi aux Voltigeurs de prendre les devants 2-0 par l’entreprise de Gregor MacLeod et Pavel Koltygin.

Taro Jentzsch a bien tenté de réveiller sa troupe en réduisant l’écart à 2-1 en fin de première période, mais Cédric Desruisseaux a marqué un troisième but pour les Voltigeurs et les espoirs du Phœnix semblaient déjà partis en fumée.

Pavel Koltygin a ensuite profité des largesses du Phœnix et de son gardien Brendan Cregan pour porter le compte à 4-1. Puis, Xavier Simoneau a accentué l’avance des siens en profitant d’un tir de punition.

La soirée de travail de Cregan a alors pris fin abruptement. Le portier des Oiseaux a bloqué huit des 13 tirs dirigés vers lui.

« Dans l’ensemble, c’était un bon match, estime l’entraîneur sherbrookois Stéphane Julien. On n’a pas donné beaucoup de chances aux Voltigeurs dans notre territoire. On s’est fait marquer en avantage numérique à trois reprises et une fois en désavantage numérique, mais à cinq contre cinq, on a généré plus d’attaque que notre adversaire. Mes meilleurs joueurs ont connu une soirée difficile. Ça nous aurait également pris une meilleure performance de notre gardien. »

Le baptême d’Alex Brousseau

Avec la blessure du gardien Thomas Sigouin et l’absence de Thommy Monette, Julien s’est vu obligé d’envoyer Alex Brousseau dans la mêlée. Le gardien de 17 ans repêché en 14e ronde évolue dans le junior AAA avec les Forts de Chambly et n’a cédé qu’une seule fois, et ce, devant Joe Veleno, qui a marqué peu après le but d’Alex-Olivier Voyer.

« Je n’étais pas satisfait de la performance de Brendan. Il faut avouer que c’était sa quatrième sortie en autant de matchs. Dans cette ligue, si ton premier trio ne produit pas et que ton gardien ne fait pas les arrêts clefs au bon moment, ça devient difficile. C’est dommage, parce que notre jeu défensif était excellent », clame Stéphane Julien.

« Je ne m’attendais pas à effectuer mes débuts aussi rapidement dans la LHJMQ. Il y a des blessures chez les gardiens du Phœnix, ce qui a accéléré mes débuts dans le junior majeur. Non seulement j’étais surpris d’être rappelé, mais en plus, je ne m’attendais pas à être utilisé ce soir », a confié Brousseau.

Ce dernier a fait face à onze tirs en troisième période.

« La sensation est incroyable. Il y a beaucoup plus de monde ici que dans les arénas du junior AAA. Tout ce que je voulais, c’était d’avoir du plaisir même si les circonstances n’étaient pas optimales. Je ne voulais pas me stresser avec ça. J’espérais quand même aller chercher la victoire, mais on ne peut pas toujours gagner. »

Le Phœnix a lancé 35 fois en direction d’Olivier Rodrigue, qui a excellé devant sa cage.

« On a manqué d’opportunisme, résume Félix Robert. On n’a pas été chanceux sur les rebonds. En fait, cette défaite est difficile à expliquer. La rondelle ne roulait pas pour nous. On va rebondir après ces quatre parties en six jours. On se sentait fatigués, mais on aurait dû être prêts pour ce match. »

Même dans le clan drummondvillois on admettait que l’émotion était moins au rendez-vous que lors de la partie de vendredi.

« Sans jouer notre meilleur match, on a mieux exécuté nos jeux aujourd’hui, considère Steve Hartley, entraîneur des Voltigeurs. La rondelle avait des yeux pour nous et trouvait une façon de se faufiler dans le filet adverse. Autant que je trouvais le Phœnix coriace vendredi que je trouvais que nos jeux chanceux avaient étouffé leur énergie ce soir (...). Ce n’était pas le meilleur spectacle, mais on est heureux d’avoir empoché les deux points. »

Les prochains adversaires du Phœnix : les Huskies de Rouyn-Noranda, seront en visite à Sherbrooke vendredi soir.