Dirigée par Normand Bouchard, l’équipe féminine de volleyball du Vert & Or de l’Université de Sherbrooke a remporté le championnat canadien universitaire à deux reprises, en 2003 et 2005.

Soirée mémorable pour des athlètes immortels [PHOTOS]

Sept athlètes, un bâtisseur et deux équipes ont été intronisés au Panthéon des sports de Sherbrooke, mercredi soir au Théâtre Granada, lors de la cinquième cérémonie d’intronisation de l’organisme.

Une soirée lors de laquelle le volleyball fut à l’honneur ; d’abord par le choix du président d’honneur, l’homme d’affaires Denis Custeau qui fut à la barre de l’équipe de volleyball masculine du Vert & Or en 1974-75, qui a gagné le championnat canadien universitaire.

Mais aussi par l’intronisation de l’équipe féminine de volleyball du Vert & Or de l’Université de Sherbrooke de 2003 et de 2005, et des Olympiens Pierre Bélanger et Rachèle Béliveau.

Annie Martin et Annie Lévesque, membres du Vert & Or de 2003 et 2005 sont désormais co-entraîneuses de leur ancienne équipe, alors que Rachèle Béliveau est l’entraîneuse sportive avec le plus de victoires à son actif dans toute l’histoire de l’Université McGill, tous sports confondus, avec une fiche de 611-512-2 (en 2018).

Après cinq cérémonies d’intronisation, ce sont maintenant 52 athlètes, bâtisseurs, équipes ou événements qui sont immortalisés le long de la promenade des Nations.

« On se demande parfois si on le mérite vraiment ; pourquoi moi ? Quand je vois les athlètes honorés, je vois des médailles, des grands honneurs. J’ai participé aux Jeux olympiques, mais c’était il y a très longtemps ! C’est l’fun d’être honoré de la sorte, je suis content », a dit Pierre Bélanger, qui a aidé le Canada a terminé 9e à Montréal en 1976.

« Le volleyball, à l’époque, ce n’était pas très développé au Québec et au Canada. Mais à Sherbrooke, on était une force, on était dans les meilleures équipes. Le volleyball m’a permis de participer à des Jeux universitaires mondiaux à Moscou en 1973, à un championnat du monde au Mexique. »

Dirigée par Normand Bouchard, l’équipe féminine de volleyball du Vert & Or est devenue la première équipe du Québec à remporter le championnat canadien universitaire en 2003 à Québec, avant de récidiver deux plus tard dans l’Ouest canadien.

« C’est l’fun de revoir les filles et de se remémorer ces beaux souvenirs ! On est encore honorées pour un exploit réalisé il y a 15 ans ! C’était de belles années, où on ne pensait qu’au volley ! Ce furent de grandes réalisations pour nous toutes », a dit Mélissa Raymond, qui fut élue meilleure joueuse du tournoi en 2005, alors qu’elle était capitaine de l’équipe nationale canadienne.

« On a participé à la finale en 2001, ça avait ébranlé un peu les choses. En 2003, on n’était pas les favorites du tournoi ; c’était grandiose, la foule était là, on était la seule équipe québécoise dans le carré d’as. On a fait une demi-finale de fou, et on a battu Winnipeg en finale. »

« En 2005, on avait de jeunes recrues très performantes. Toute l’année, on s’est entraîné pour gagner, et on a gagné. On s’attendait un peu plus à gagner. Au Québec, on dominait. Notre seule crainte, c’était quand on serait défiées pour la première fois. Contre les grandes filles de UBC, on avait des filles comme Annie Martin, Marie-Christine Pruneau, Annie Lévesque, des filles qui avaient du punch et notre passeuse Julie Morin. On s’en allait là pour gagner, et on l’a fait. Se remémorer ça, c’est très agréable ! »

Quant à Rachèle Béliveau, elle rejoint sa sœur Sylvie, intronisée l’an dernier au Panthéon des sports de Sherbrooke.

En plus de sa fiche victorieuse à McGill, la Sherbrookoise a été choisie meilleure joueuse de volleyball de niveau junior au Canada en 1980 et 1981, en plus d’être membre de l’équipe nationale junior.

Avec l’équipe nationale senior, elle a participé aux Jeux olympiques de Los Angeles, en 1984, et a aidé le Canada à terminer au huitième rang.

Nommée entraîneuse-chef par excellence au volleyball universitaire québécois à cinq reprises, Rachèle Béliveau n’a raté qu’un seul match de son équipe, soit lorsqu’elle fut intronisée au Temple de la Renommée de Volleyball Québec, en 2013, ce qui mettait fin à une séquence de 985 matchs consécutifs à la barre de la formation de McGill.

« Des capsules d’éternité »

Le Mistral-Estrie senior a réalisé, en 1995, ce qu’aucune équipe du Québec n’avait réussi à faire lors des 34 années précédentes : remporter le championnat canadien de soccer senior, 1-0 contre Halifax.

« Ce championnat a marqué notre vie. On a marqué une époque et bien humblement, je crois qu’on a marqué l’histoire du soccer en Estrie avec cette victoire », a dit Guy Smith, qui dirigeait le Mistral, secondé par Jacques Duquette.

« Ce trophée canadien a 106 d’histoire et une seule équipe de l’Estrie l’a gagné. Et seulement 10 du Québec. On n’était qu’une gang de chums, des amateurs, qui jouaient contre des équipes qui payaient leurs joueurs ! On réalise avec le temps comment c’est difficile, gagner ce trophée », a dit le capitaine de l’époque, Richard-Pierre Gilles.

« Être honorés comme ça, c’est de revivre ces grandes choses de 1995, les émotions sont encore là, ce sont des moments figés dans le temps, comme des capsules d’éternité », a-t-il poursuivi.

Doran « Duke » Doucet (golf), Jean Lessard (ski alpin), Georges Laurent (bâtisseur, soccer), ont également été admis au Panthéon.

Georges Laurent a fait partie des huit amoureux du ballon rond qui ont créé l’Association régionale de soccer de l’Estrie, en 1970. Il aura dirigé 53 équipes en 35 ans de carrière, et récolté 47 titres de champion.