Samuel Poulin a été blanchi de la feuille de pointage ce week-end.

Sigouin ramène le Phœnix sur la bonne voie

Après avoir trébuché à Chicoutimi en s’inclinant par la marque de 5-0 samedi, mettant ainsi fin à ses espoirs de battre le record du meilleur début de saison de toute l’histoire de la LHJMQ, le Phœnix a rapidement renoué avec la victoire dimanche à Baie-Comeau. Un gain signé Thomas Sigouin, qui a bloqué les 44 tirs dirigés vers lui.

Malgré une nette domination du Drakkar, le Phœnix a quitté le Centre Henry-Leonard avec un gain de 3 à 0 grâce à deux buts de Benjamin Tardif.

Ce dernier a accepté une magnifique passe de Alexandre Joncas en première période pour battre Lucas Fitzpatrick. Pour une raison inconnue, Fitzpatrick a cédé sa place en deuxième période à l’ancien Phœnix Dakota Lund-Cornish, qui a bien mal paru face à Patrick Guay. Le Magogois a profité de la lenteur de Lund-Cornish pour marquer le deuxième des siens alors que le gardien tentait d’immobiliser la rondelle sur un jeu de routine.

Tardif a complété la marque en troisième période avec un but dans un filet désert. Le Phœnix n’a lancé que 27 fois vers les gardiens adverses, ce qui va à l’encontre de sa marque de commerce forgée depuis le début de la campagne, puisque les Sherbrookois ont presque toujours dominé leurs adversaires au chapitre des tirs au but.

« C’était un match vraiment difficile pour nous, admet l’entraîneur Stéphane Julien. Au premier vingt, on a perdu Xavier Parent, qui jouait avec un mal de dos. Il nous manquait déjà Bailey Peach, Félix Robert et Vincent Anctil, trois attaquants. Nos joueurs étaient à bout de souffle. On a roulé à trois trios. Ce n’est pas qu’ils manquaient de vouloir. C’est simplement de la fatigue accumulée. On prendra congé lundi et peut-être même mardi, question de se reposer un peu. Heureusement, notre prochaine partie n’est que vendredi à Drummondville. »

Le Phœnix a commis beaucoup d’erreurs mentales lors des deux premières périodes.

« Notre premier trio s’est montré très silencieux lors du week-end. Ce n’est pas un hasard si Samuel Poulin et Alex-Olivier Voyer ont été absents de la feuille de pointage. Félix Robert est un élément important de ce trio et son absence fait mal. Il fait partie du cœur de notre équipe. Patrick Guay fait un travail honnête, mais on peut difficilement combler la perte d’un joueur de 20 ans par un joueur de 17 ans. Mais c’est à Samuel Poulin et Alex-Olivier Voyer de prendre la relève. Ils ont toutefois beaucoup joué depuis le début de la saison et j’ai senti qu’ils étaient un peu fatigués en fin de semaine avec ce long voyage. »

Thomas Sigouin

Sigouin dominant

Ce n’est pas parce qu’il joue le rôle de second violon que Thomas Sigouin n’a pas d’impact au sein de l’équipe, bien au contraire.

Alors que Samuel Hlavaj profitait d’une journée de congé à l’occasion de ce deuxième match en 24 h, Sigouin se dressait devant chaque attaque du Drakkar.

À eux seuls, Nathan Légaré, Christopher Merisier-Ortiz et Gabriel Fortier ont tiré 22 fois vers Sigouin, qui s’est montré intraitable.

« Il a été incroyable, note Stéphane Julien. Il travaille très fort chaque jour et ça paie. Il élève son niveau de compétition lorsque vient le moment de disputer un match. Il s’est montré patient envers nous, puisque son utilisation est restreinte, mais chaque fois, il relève le défi quand il se trouve devant notre filet. »

Une pause profitable

Le Phœnix profitera des prochains jours pour soigner quelques blessures. Parent pourrait revenir au jeu dès vendredi, tout comme Vincent Anctil. L’état de santé de Robert sera réévalué et Bailey Peach demeurera sur la touche encore quelques jours, même s’il recommencera à patiner cette semaine.