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Sherbrooke bouge même en zone rouge
Sherbrooke bouge même en zone rouge
François Salvail, chef de la division Sports et Événements à la Ville de Sherbrooke, et Vincent Boutin, conseiller municipal et président du comité du sport et du plein air, ont été les premiers à se réjouir de la décision de la Ville de Sherbrooke de permettre l’accès aux patinoires extérieures même en zone rouge, comme celle du Canadien de Montréal appelée Bleu-Blanc-Bouge.
François Salvail, chef de la division Sports et Événements à la Ville de Sherbrooke, et Vincent Boutin, conseiller municipal et président du comité du sport et du plein air, ont été les premiers à se réjouir de la décision de la Ville de Sherbrooke de permettre l’accès aux patinoires extérieures même en zone rouge, comme celle du Canadien de Montréal appelée Bleu-Blanc-Bouge.

Une patinoire bleu, blanc, mais surtout rouge

Jérôme Gaudreau
Jérôme Gaudreau
La Tribune
Avec le hockey mineur sur pause et l’arrêt des activités des ligues de garage, les patinoires extérieures deviendront populaires cet hiver en zone rouge. Particulièrement celle du Canadien, la patinoire Bleu-Blanc-Bouge. 

L’annonce de la Ville de Sherbrooke concernant ses patinoires extérieures et ses différents plateaux a fait plusieurs heureux et on s’attend à devoir parfois jouer à la police pour faire respecter les nombreuses consignes additionnelles. 

« À l’extérieur, la limite sera de 25 personnes par plateau. Chaque patinoire ou sentier glacé constitue un plateau. Les gens pourront jouer au hockey, mais on leur rappellera régulièrement de soulever le foulard sur la bouche et sur le nez et de garder leurs distances », explique François Salvail, chef de la division Sports et Événements à la Ville de Sherbrooke. 

Très peu de personnes pourront toutefois se trouver au même moment à l’intérieur des bâtiments d’accueil.

Par exemple, à la patinoire Bleu-Blanc-Bouge, seulement six personnes seront admises dans le chalet. La désinfection des mains et le port du masque seront obligatoires. Un registre sera également tenu, tout comme dans l’ensemble des plateaux sportifs de la Ville de Sherbrooke. 

« On utilisera les mêmes règles que pour les terrains de tennis s’il y a plus de 25 personnes qui souhaitent patiner sur la même glace. Une rotation se fera aux heures. Si jamais c’est plein, le patineur sera invité à attendre à l’extérieur ou dans sa voiture. On lui suggérera sinon de revenir plus tard ou de se rendre à un parc moins achalandé, si possible. »

Le service de prêt d’équipements sera encore disponible à la patinoire Bleu-Blanc-Bouge. 

« Encore là, ça prend des ressources supplémentaires. Il faudra désinfecter l’équipement et surveiller les lieux constamment. Normalement, le même gardien de parc pouvait s’occuper de trois patinoires dans trois parcs différents. Il n’était pas obligé de demeurer sur place. C’est différent maintenant. Ça prendra toujours un employé municipal pour gérer l’activité d’une seule patinoire. »

Les grandes villes s’épaulent

Afin de ne pas improviser chacune de son côté, les grandes villes du Québec s’entraident pour trouver des solutions et uniformiser la pratique du sport en zone rouge ou orange sur leur territoire. 

De là est née la Communauté de pratique Sports des grandes villes du Québec. 

« On partage nos idées, on emprunte des concepts des autres municipalités et on s’échange des documents pour avancer plus rapidement et prendre les meilleures décisions. Je regarde parfois ce que la Ville de Laval fait avec son patinage libre en zone rouge et, d’autres fois, certaines municipalités imitent notre façon de faire », soutient M. Salvail.