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Sherbrooke bouge même en zone rouge
Sherbrooke bouge même en zone rouge
Le hockey est maintenant interdit en zone rouge. Ce qui a poussé la Ville de Sherbrooke à bonifier ses heures de glace pour le patinage libre, qui est permis, mais bien encadré en raison des différentes mesures à respecter.
Le hockey est maintenant interdit en zone rouge. Ce qui a poussé la Ville de Sherbrooke à bonifier ses heures de glace pour le patinage libre, qui est permis, mais bien encadré en raison des différentes mesures à respecter.

L’art de bouger en zone rouge

Jérôme Gaudreau
Jérôme Gaudreau
La Tribune
Dans la nuit du 11 au 12 novembre, les habitudes des Estriens ont changé. La routine des sportifs aussi. Leur quotidien basculait en zone rouge.

Le joueur de hockey de ligue de garage ne pouvait plus chausser les patins. Comme ses enfants, qui ont vu leur saison suspendue. L’athlète d’élite a dû se faire à l’idée qu’il faudra attendre avant le prochain championnat national. De l’autre côté, les plus chanceux peuvent poursuivre la pratique de leur sport individuel, mais différemment.

Garder la forme est devenu un art depuis plus d’une semaine et la Ville de Sherbrooke s’est engagée à tout faire pour maintenir son offre de loisir ou même l’améliorer, et ce, peu importent les acrobaties nécessaires pour y parvenir.

« C’est un feu roulant depuis plusieurs mois, admet François Salvail, chef de la division Sports et Événements à la Ville de Sherbrooke. On a dû se confiner et, après le déconfinement, s’adapter afin de respecter les règles sanitaires pour ensuite se reconfiner. Tout ça amène des changements, comme des modifications aux budgets et à nos habitudes. »

Adapter le sport en période de pandémie

Parmi les rares bonnes nouvelles de 2020, il y a celle concernant l’ouverture permise des stations de ski. L’hiver cogne à notre porte et, déjà, l’équipe du mont Bellevue s’attend à recevoir plus de skieurs sur les pentes et plus de visiteurs dans la section des glissades sur tube.

La capacité du chalet devra être respectée et une limite de skieurs sur les pentes sera établie. 

« On devra faire respecter les règles sanitaires et parfois même refuser du monde à l’entrée. Il sera possible de réserver son billet en ligne. Des équipements seront achetés afin d’informatiser encore plus la billetterie. Les visiteurs pourront se présenter avec leur cellulaire, scanner leur billet et récupérer leur laissez-passer, tout ça sans contact. On va pouvoir pratiquer le ski en toute sécurité en plein cœur de Sherbrooke! » se réjouit le chef de la division Sports et Événements de la Ville de Sherbrooke.

Congestion à prévoir

Puisque les associations de sports de glace ont suspendu une grande partie de leurs activités, les arénas municipaux et privés en zone rouge devenaient vides. Le Complexe Thibault a profité de l’occasion pour offrir aux membres d’une même adresse de louer une demi-glace au coût de 75 $, question de jouer une partie de hockey en famille ou de simplement patiner avec les enfants. 

Pendant ce temps, la Ville de Sherbrooke rendait ses arénas plus disponibles que jamais à la population générale. Le nombre de séances de patinage libre a augmenté en flèche. 

« On s’attend à voir beaucoup de monde à l’aréna la fin de semaine. Une limite de 20 personnes sur la glace a été établie. Pour l’instant, il n’est pas possible de réserver sa place en ligne. Mais dans les prochains jours, le système sera mis en fonction. On travaille encore pour quelques jours sous le principe du premier arrivé, premier servi. Bref, plusieurs activités sportives sont encore disponibles, mais il se peut que les gens se butent à une congestion parfois », soutient François Salvail, persuadé qu’il était nécessaire de réinventer la pratique du sport en raison de la COVID-19. 

« Il fallait se réinventer. Si la pandémie et les mesures durent encore un an, il faut apprendre à vivre avec pour rendre le sport sécuritaire. »

De sauveteur à la piscine à surveillant à l’aréna

Le chef de la division Sports a dû faire preuve d’imagination pour bonifier les heures de patinage libre. Notons que plusieurs plages horaires de 50 minutes sont désormais disponibles au centre Julien-Ducharme et à l’aréna Eugène-Lalonde.

« S’il y a plus d’heures de glace pour le patinage libre, ça me prend plus de personnel. J’ai donc pensé à tous nos sauveteurs des piscines municipales extérieures ou intérieures qui se retrouvent sans travail. Maintenant, ils surveillent à l’aréna pour que toutes les consignes soient respectées. »