Les matchs intra-équipes offrent du jeu intense depuis jeudi. Déjà quatre parties ont été disputées.

Seulement deux recrues chez le Phœnix ?

Plus le camp d’entraînement du Phœnix de Sherbrooke avance, plus il semblerait que seulement deux recrues réussiront à percer l’alignement de l’édition 2019-2020: le choix de première ronde Israel Mianscum et le gardien européen Samuel Hlavaj.

Même si Stéphane Julien insiste pour dire que des surprises pourraient survenir, la tenue des vétérans le forcera peut-être à le limiter à deux nouvelles recrues, et ce, malgré la présence de 48 joueurs au camp.

Les recrues semblent bien conscientes de la situation. Plusieurs tiennent toutefois à laisser leur carte de visite en faisant bonne impression afin d’être rappelés dans le cas où des joueurs se blesseraient au courant de la prochaine campagne.

C’est entre autres le cas de Nathan Hardy, un ancien membre des Marquis du Collège Mont-Sainte-Anne :

« Je ne suis pas habitué d’affronter des joueurs plus vieux que moi. L’expérience d’un camp de la LHJMQ est très différente de ce que j’ai vécu dans le passé. Je veux bien sûr convaincre les entraîneurs et gagner une place chez le Phœnix. J’arrive de la LHPS, la marche est haute, mais je veux laisser une bonne impression. Je devrai peut-être rejoindre les Cantonniers de Magog et me contenter du midget AAA, qui risque de devenir mon plan A. »

« C’est incroyable de vivre ces moments-là avec les vétérans, indique pour sa part Adam Emery, qui évoluait pour les Harfangs de Sherbrooke. Je regarde les meilleurs joueurs qui sont plus vieux et je tente de faire les mêmes choses qu’eux. Mais j’essaie surtout de garder mon jeu simple en évitant de commettre des erreurs. »

Leur but ? Acquérir de l’expérience pour revenir en force l’an prochain. 

« Ce camp m’aidera peut-être à me faire une place au sein de l’équipe dans un an si je suis retranché cette année. Je vais écouter les recommandations de l’entraîneur avant de quitter et je travaillerai là-dessus cette saison pour revenir encore meilleur. »

Aux dires de l’entraîneur Stéphane Julien, la tenue de la recrue Anthony Munroe-Boucher est impressionnante depuis le début du camp. 

« Je veux faire les petites choses qui peuvent faire la différence, comme servir des mises en échec, bloquer des lancers et bien jouer défensivement tout en contribuant à l’attaque, souligne-t-il. Je joue de façon intense. Je suis arrivé ici avec l’objectif de percer l’alignement. Je crois avoir disputé de bonnes parties intra-équipes. Je dois encore m’ajuster parce que le niveau de jeu entre le midget AAA et la LHJMQ est grand. »

« Je suis conscient qu’il n’y a pas beaucoup de postes disponibles, poursuit-il. On se le dit entre recrues. Mais je suis déterminé à prendre la place d’un vétéran. Je dois encore travailler encore plus fort qu’eux. »

« Il pourrait brouiller les cartes », se limite à dire le pilote des Oiseaux.

Luke Wilson souhaite saisir sa chance

Prêté par les Islanders de Charlottetown, l’attaquant Luke Wilson espère saisir la balle au bond en profitant de sa présence à Sherbrooke pour impressionner les entraîneurs. Jusqu’à maintenant, le jeune de 18 ans répond à l’appel. 

« Je veux montrer ce que j’aurais voulu montrer aux entraîneurs l’an dernier, dit-il. Je crois que je n’ai pas eu la chance de le faire à Charlottetown. On ne m’a pas donné l’occasion. C’est la raison pour laquelle je suis ici et que j’ai demandé aux Islanders d’obtenir une chance ailleurs. J’ai suivi les conseils de mon agent. Si je fais l’équipe, le Phœnix aura une compensation à donner et j’espère en faire suffisamment pour convaincre la direction. »