Le plus optimiste des scénarios mène le club SherGym à une reprise de ses activités le 24 juin.
Le plus optimiste des scénarios mène le club SherGym à une reprise de ses activités le 24 juin.

Série de rebondissements chez SherGym

La pandémie de Covid-19 amène son lot de rebondissements chez SherGym. Après s’être vu retirer l’organisation du Championnat de gymnastique de l’est du Canada en 2020 en raison de la crise qui sévit, SherGym a appris que la fédération de Terre-Neuve lui cède l’édition 2021 du même championnat, au grand bonheur du club sherbrookois.

Sherbrooke aurait vibré au rythme de la gymnastique au début du mois de mai si ce n’était pas du confinement forcé. Cette mauvaise nouvelle s’agençait à la suspension des activités de SherGym. Suspension maintenue mercredi lors de l’annonce du gouvernement. 

«Les championnats de l’est du Canada devaient avoir lieu au Centre de foires deux semaines avant les Nationaux, précise l’entraîneur David Altmeyer. Il s’agit tout de même d’une grosse manifestation sportive et on est très heureux de retrouver l’organisation de ce championnat.»

D’ici là, les 1700 membres du club attendent patiemment l’accord du gouvernement pour reprendre leurs activités normales. Mais l’attente pourrait être encore longue. 

«Le meilleur scénario serait de pouvoir tenir notre camp de jour le 24 juin. La date du 24 juin a été soulevée jeudi lors d’une discussion avec notre fédération. Ça nous donnerait le temps de tout mettre en place pour que les conditions soient respectées. Idéalement, on pourrait reprendre notre programmation normale, mais sinon, on aimerait au moins pouvoir organiser notre camp de jour.»

Grâce au vaste espace de l’édifice Expo-Sherbrooke, qui abrite SherGym, David Altmeyer croit qu’il serait possible de pratiquer la gymnastique en toute sécurité. 

«On pourrait tracer des corridors et appliquer des flèches, comme dans les épiceries. On pourrait fonctionner par ateliers pour maintenir la distanciation. Les entraîneurs ne sont pas obligés de s’approcher des jeunes, entre autres en perfectionnant la base après une pause de deux ou trois mois.»

Sinon, le deuxième scénario nous amènerait au mois de septembre. 

«Pour ce qui est des barres asymétriques par exemple, les premiers tests montrent que la poudre de magnésium sert de blocage à la contamination, sans dire que c’est antiseptique. Le virus ne peut donc pas être transmis. On pourrait également nettoyer le sol régulièrement. Pour les camps, on aurait l’option de sortir à l’extérieur également. Il y a plusieurs possibilités. On songe même à tenir une partie de nos activités dans un local supplémentaire, à Rock Forest, ce qui nous laisserait encore plus d’espace. Une bonne partie de notre clientèle habite d’ailleurs ce secteur. On songeait déjà à cette idée.» 

Cette pause laissera finalement des traces dans les finances du club même si ces dernières étaient en santé avant l’arrivée de la Covid-19.

«On a l’avantage de pouvoir compter sur des finances qui ont été bien gérées, mais on devra tout de même faire des demandes de subventions. Reste à savoir à quel point le gouvernement nous aidera», termine le directeur technique de SherGym.