Joël Teasdale a marqué trois buts contre le Phoenix dans un gain sans équivoque de l'Armada.

Sept buts en 14 minutes coulent le Phoenix

Le Phoenix de Sherbrooke a pris sa pause de Noël avant le temps. La deuxième période a été catastrophique pour le clan sherbrookois, samedi soir à Boisbriand. Après avoir marqué les deux premiers buts, le Phoenix a laissé l'Armada déjouer ses gardiens sept fois en près de 14 minutes, en route vers une défaite de 7 à 3.

Le Phoenix avait pourtant bien commencé sa dernière partie avant la pause des Fêtes en déjouant à deux reprises Samuel Boileau, qui disputait un premier match dans la LHJMQ. 

Mais après les buts d'Alex-Olivier Voyer et Bobby Dow au premier vingt, l'Armada a pris les commandes de la partie. Alexander Katerinakis a été le premier à avoir le dessus sur Thommy Monette. Ce dernier a semblé ébranlé par le deuxième but accordé, cette fois à Rémy Anglehart. 

Le gardien du Phoenix a effectivement contesté la séquence prétextant que le joueur de l'Armada avait créé de l'obstruction à son égard. Au tir suivant, Joël Teasdale a touché la cible et 26 secondes plus tard, Peyton Hoyt a montré la porte de sortie à Monette: 4 à 2 Armada. 

«On s’est complètement effondrés, confie Alex-Olivier Voyer. Je n’ai vraiment pas aimé notre réaction après les deux premiers buts de l’Armada. On n’a rien fait pour que le vent tourne de bord. Aucune grosse mise en échec, aucun lancer dangereux, rien. On ne s’est pas présentés ce soir. Oui, la pause des Fêtes joue dans la tête, mais c’est le cas pour toutes les équipes donc ce n'est pas une excuse.»

La débandade 

Brendan Cregan n'a toutefois pu faire mieux à son arrivée dans le match. Au premier tir reçu, le portier sherbrookois a cédé devant Teasdale. Toujours en deuxième période, Anglehart a obtenu son deuxième du match et Teasdale a complété son tour du chapeau pour ainsi poursuivre la poussée offensive historique, puisque le Phoenix n'avait jamais accordé plus de cinq buts dans une même période depuis sa naissance en 2012. Et l'Armada n'avait jamais compté sept buts en une période.

«On s’est assurés d’avoir une belle pause des Fêtes. Je me suis payé un cadeau : un premier tour du chapeau après plus de 200 parties dans la LHJMQ. Il était temps, que certains diront!» a lancé Joël Teasdale, heureux de finir sur une bonne note avant de retrouver sa famille.

«Quand ça fait quelques parties qu’une équipe ne marque pas de but, bien souvent, elle explose dès que l’attaque débloque, soutient le pilote de l’Armada, Bruce Richardson. On aurait pu s’agenouiller après une période, mais les Dieux du hockey ont récompensé nos gars, qui n’ont jamais lâché. J’avais déjà senti il y a deux matchs qu’un déclic s’était produit : on jouait beaucoup mieux.»

Comme prix de consolation, Voyer a réussi à compter une seconde fois en réduisant l'écart en troisième période et malgré tout, Samuel Poulin a terminé la rencontre avec trois mentions d'aide. 

«C’est une partie décevante, admet l’entraîneur du Phoenix Stéphane Julien. On n’était pas là du tout et on n’a pas travaillé. Notre adversaire était plus affamé que nous. Notre équipe était chanceuse que ce soit 2-0 après 20 minutes et on a joué avec mollesse en deuxième période. Dès le premier but accordé, on a senti qu’il n’y avait plus d’effort déployé de notre côté. On a eu ce que l’on méritait ce soir.»

Le Phoenix renouera avec l'action le 28 décembre à Québec contre les Remparts.

«Il faudra repartir à neuf à notre retour, mais on profitera tout de même de notre pause de Noël sans trop penser à cette défaite», admet Samuel Poulin.