Sébastien Roulier a une fois de plus défié le Mont Orford, réalisant 26 ascensions et autant de descentes dans le cadre de son Défibrose. Roulier s'est arrêté à un aller-retour de son record de 27 établi l'an dernier.

Sébastien Roulier s'arrête à 26 montées et descentes

Piégé par la solitude au milieu de la nuit, Sébastien Roulier a arrêté à 26 le nombre d'ascensions et de descentes du mont Orford en 24 heures, événement présenté dans le cadre du Défibrose Mont Orford 2017.
Celui qui agissait à titre de président d'honneur du Défibrose avait comme objectif d'abaisser sa marque de 27 montées et descentes établie en 2016. Un an plus tard, l'intensiviste pédiatre du CHUS a eu besoin de 24 h 19 m pour 26 allers-retours.
« Les nuits d'automne sont un peu plus longues quand tu es seul dans la montagne, a mentionné Roulier, sourire en coin. J'ai couru beaucoup plus longtemps en solitaire cette année et sur le plan mental ce fut plus difficile. Dès la cinquième montée je me suis demandé ce que je faisais ici. Je me suis ressaisi et j'ai poursuivi. Je suis content de m'être rendu à 26. Je ne considère pas ça comme un échec. Je me suis ajusté, je suis reparti et je suis allé jusqu'au bout. »
Le chronomètre
Alors qu'il approchait sa 10e ascension au début de la nuit, Sébastien Roulier a vite réalisé qu'il manquerait de temps pour au moins ajouter une montée et descente à son record de 27. « Mon temps devenait de plus en plus une préoccupation et quand tu réalises que tu es plus lent que ce que tu avais envisagé, ce n'est rien pour te donner des ailes. Après 18 heures en montagne, j'avais estimé que je devais être rendu à 22 ascensions pour me rendre à 28 et battre mon record. J'en totalisais 20 et dès ce moment il était hors de question de me torturer l'esprit plus longtemps avec mon record à battre. Heureusement, j'ai toujours eu la capacité de changer mes objectifs à travers mes aventures. J'ai décidé d'y aller une montée et descente à la fois et faire attention à ne pas me blesser. Pour ça, quand tu cours seul dans la montagne à deux heures du matin, tu dois être concentré et je l'ai été. »
Physiquement, l'ultra marathonien se disait affaibli, mais encore solide sur ses deux jambes après ces 24 heures passées dans la montagne. « Je ne suis pas un surhomme et j'ai vraiment puisé jusqu'au fond de mes énergies. Mes bâtons m'ont été d'une grande utilité », a-t-il précisé.
Mentionnons que deux autres coureurs ont passé 24 heures dans la montagne. Christian Ducharme a été en mesure d'effectuer 12 allers-retours, comparativement à 11 pour Nancy Pelletier.
« Je les ai croisés à l'occasion. Ils ont toute mon admiration. 24 heures en montagne, c'est un défi gigantesque et ils ont réussi », a fait valoir Roulier.
Fibrose kystique
Celui-ci se réjouissait aussi de la somme d'argent récoltée pour la fibrose kystique dans le cadre du Défibrose qui se chiffre à 7380 $. « Je peux m'engager avec plusieurs causes avec mon projet En mouvement pour la santé. Quand une cause médicale propose un événement sportif, ça me rejoint doublement. Bien sûr, il y a les fonds amassés pour financer la recherche, aider les personnes atteintes de fibrose kystique, mais le Défibrose nous permet aussi de démystifier la maladie, de bien informer les gens. C'est merveilleux. »