Sébastien Béland a accumulé 98 verges de gain, au sol et par la voie des airs, dimanche contre le Rouge et Or, à Québec.

Sébastien Béland a saisi sa chance

Le porteur de ballon Sébastien Béland revient de loin. Nommé recrue offensive de l’année et joueur offensif de l’année avec les Griffons de l’Outaouais, en division 3, en 2015, il a été considérablement ralenti par les blessures. C’est donc un peu dans l’anonymat qu’il a fait son entrée chez le Vert & Or, l’an passé. Dimanche dernier, contre Québec, il a démontré pourquoi il a récolté les honneurs offensifs il n’y a pas si longtemps.

Utilisé tant au sol que par la voie des airs, Béland a amassé 98 verges d’attaque totale (62 au sol et 36 par la passe) contre le Rouge et Or.

Dont le premier touché inscrit par l’attaque sherbrookoise face à la défensive de Québec depuis 2015, après une course de huit verges au centre.

« Je pensais alterner le travail comme porteur avec William (Tremblay-Harnois), mais il était malade. J’ai donc pris sa place dans le « depth chart ». Je me suis préparé de la même façon. C’était vraiment plaisant, cette première séquence à l’attaque. Ça nous a démontré qu’on avait les outils pour compétitionner », a-t-il expliqué.

« Je me rappelle des matchs l’an passé contre Québec; le premier a été serré, mais je n’étais pas habillé. Pour les deux autres matchs, on s’est fait battre solidement. Ça fait du bien de voir qu’on pouvait les jouer. Il faut dire que notre ligne à l’attaque a fait tout un travail; la protection tenait bien, alors je pouvais sortir et devenir une option pour Anthony (Robichaud), qui m’a repéré à quelques reprises. Malheureusement, on a commencé ensuite à prendre des punitions et à se tirer dans le pied. »

Sébastien Béland a aidé les Griffons à connaître une saison parfaite, en 2015, avec une fiche de 8-0.

Ils se sont cependant inclinés 30-28 face aux Filons de Thetford Mines, en grande finale du Bol d’or.

« Les deux années suivantes, j’ai subi plusieurs blessures, dont des ligaments déchirés dans la cheville et d’autres blessures qui tardaient à guérir. J’ai été limité à quatre matchs par saison lors de ces années. Le football a toujours une grande motivation pour mon parcours scolaire; j’ai gardé le cap. »

À sa première saison avec le Vert & Or, Béland se retrouvait derrière Tremblay-Harnois, Gabriel Polan et Samuel Gareau.

« Au camp, j’étais le dernier dans le « dept chart », mais j’ai fait ma place tranquillement. »

Béland ne sait pas encore quel sera son rôle précis dans le plan d’attaque du coordonnateur offensif Justin Chapdelaine, vendredi face aux Carabins, à Montréal.

Mais chose certaine, il sera prêt.

« On est déjà concentré sur Montréal depuis dimanche soir. Le plan est d’améliorer notre exécution. Et surtout, de faire notre travail. Si tout le monde fait sa tâche, on peut compétitionner. »

Sherbrooke (0-1) et Montréal (1-0) s’affrontent vendredi dès 19 h.