À Drummondville, la troupe de Stéphane Julien a tenu un entraînement intense à l’extérieur mercredi afin de se préparer pour la Classique hivernale 2018 de la LHJMQ.

«S’amuser comme des enfants»

Les joueurs du Phœnix se remémoreront certains souvenirs au sautant sur la patinoire réfrigérée du parc Victor-Pépin vendredi soir. Comme à l’époque où ils passaient des heures à la patinoire du quartier. Une époque pas si lointaine.

Pour s’habituer au froid et arriver en territoire connu lors du premier match de la Classique hivernale, les Sherbrookois ont tenu mercredi matin un entraînement sur cette fameuse patinoire du centre-ville de Drummondville. Et le même mot se trouvait sur toutes les lèvres.

« Le mot d’ordre sera d’avoir du plaisir, tout simplement », a lancé l’entraîneur Stéphane Julien.

« On se sent comme des enfants! Tout le monde est heureux! » a ajouté le vétéran Mathieu Olivier, qui n’en sera pas à son premier rodéo.

« On m’a dit que j’allais devenir le seul joueur de la ligue à avoir eu la chance de disputer trois parties à l’extérieur. J’ai vécu l’expérience à deux reprises avec les Cataractes de Shawinigan. En plus, c’est ma dernière saison dans la LHJMQ et je prends cette opportunité comme un privilège. »

Quel conseil donnera-t-il donc à ses coéquipiers?

« Garder notre calme malgré l’ampleur de l’événement. Il faut avoir du plaisir. Mon rôle sera de garder mes coéquipiers sur terre, parce que tout le monde sera excité. La seule différence est qu’à Saint-Tite, la glace n’était pas très belle parce que ce n’était pas une surface permanente, mais cette fois, il s’agit d’une glace réfrigérée qui est là depuis quelques années, donc elle est de très bonne qualité. »

Et le froid lui, même si la température s’annonce douce?

« Pour ma part, je suis habitué, assure Olivier. J’aime jouer au froid et sortir d’une patinoire avec les joues rouges. J’ai passé ma jeunesse sur notre patinoire installée derrière la maison. Je ne suis pas frileux, mais j’en connais quelques-uns qui auront des bas de laine dans les patins. »

Heureusement, les organisateurs ont pensé à tout.

« Il y aura des chaufferettes sur les bancs à la hauteur des pieds, explique le préposé à l’équipement des Oiseaux, Jean-Pierre Turcotte. On pourra aussi mettre des sachets chauffants. Je suis certain que tout ira bien. D’ailleurs, on souhaite gâcher le party des Voltigeurs! »

Un coriace adversaire

Devant leurs fans, les Voltigeurs de Drummondville formeront un adversaire redoutable.

« Les Voltigeurs ont une excellente équipe. On espère pouvoir causer la surprise » a lancé Luke Green, qui effectuera un retour au jeu jeudi après avoir raté toute la saison jusqu’à présent à cause d’une blessure à l’épaule.

« Depuis le temps des Fêtes, les Voltigeurs sont l’un des meilleurs clubs du circuit », rappelle Mathieu Olivier.

Le gardien du Phœnix Brendan Cregan souhaite toutefois recevoir quelques tirs dès les premières minutes question de se réchauffer.

« J’espère avoir un peu d’action du début à la fin sans trop de temps morts afin de ne pas me geler les pieds, mais en même temps, on souhaite toujours contenir l’attaque des Voltigeurs en limitant le nombre de tirs parce qu’ils sont très dangereux », assure le cerbère.

« On devra cependant garder les choses simples, avance de son côté Stéphane Julien. Ce n’est pas comme jouer dans un amphithéâtre. La glace, les baies vitrées et les bandes seront différentes. On s’est justement entraînés sur cette glace afin de s’y habituer. »

Un événement mémorable

Les joueurs et les membres de l’organisation promettent de savourer chaque instant.

« Ce sera un événement mémorable, estime Julien. On s’en souviendra toute notre vie. Les Voltigeurs ont fait tout un travail. J’aime la façon dont les gradins ont été disposés. Les amateurs seront proches de l’action. Et pour nous, ce sera tout un défi! »

« Ce sera spécial, renchérit le capitaine Hugo Roy. Depuis que la LNH a intégré ce type d’événements, on y rêve tous. Je suis content d’avoir cette chance. Le stade est incroyable et la glace est belle puisqu’elle est réfrigérée. Il y aura peut-être 6000 personnes. C’est plus qu’au Palais des sports! Et aujourd’hui, on est venus prendre des repères parce que tout est différent ici. »

Luke Green convient de son côté que le moment de renouer avec l’action est idéal.

« La première fois que j’en ai entendu parler, c’était en septembre et j’espérais être de retour au jeu pour cette partie. Je reviens jeudi donc juste à temps. J’aime les installations et l’ambiance. Je ne pensais pas que ça serait aussi professionnel. Tout est bien fait. »

Quant à Thomas Grégoire, un passionné du hockey, il compte les heures avant la mise au jeu initiale.

« Je suis fébrile. Le simple fait de pratiquer ici, c’est génial. On ressent une certaine motivation, tout le monde a les doigts gelés, mais on est tous heureux. On n’a plus souvent l’occasion de jouer à l’extérieur comme lorsqu’on était jeunes, donc ce sera un moment magique pour tout le monde. »

En vitesse

Le gardien numéro 1 du Phoenix, Reilly Pickard, est sur la touche. Une blessure le tiendra à l’écart durant environ dix jours. Thommy Monette a été rappelé des Forestiers d’Amos, dans le midget AAA.

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Avec l’absence de Pickard, Brendan Cregan sera le gardien jeudi lors du match contre les Huskies de Rouyn-Noranda au Palais des sports et reviendra devant le filet le lendemain à l’occasion de la Classique hivernale 2018 de la LHJMQ, face aux Voltigeurs de Drummondville : « C’est dommage pour Reilly. On ne veut jamais voir un coéquipier se blesser et encore moins avant un événement spécial. On tentera tout de même de gagner les trois prochaines parties durant son absence », avance Cregan.

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Le responsable de l’équipement du Phœnix aura un mandat bien particulier vendredi soir : « Il faut veiller au bien-être des joueurs, avance Jean-Pierre Turcotte. On a trouvé une combinaison spéciale pour les joueurs, des cagoules et des tuques. Pour moi, ce ne sera pas si différent des autres matchs contrairement à mon confrère de Drummondville qui en aura plein les bras puisque c’est le club local qui doit fournir certains équipements aux visiteurs et surtout mettre en place les appareils pour les deux équipes. Il faudra aussi rester aux aguets en ce qui concerne l’aiguisage des patins. Même si la glace est belle, les joueurs auront à se déplacer pour aller au vestiaire, ce qui cochera les lames. »

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Environ 70 % des billets ont été vendus en vue des deux parties de la LHJMQ lors de la Classique hivernale. Les organisateurs s’attendent à recevoir de nombreux visiteurs à la billeterie vendredi et samedi et souhaitent deux parties à guichets fermés : 6000 billets vendus lors de chaque match.

Le vétéran Mathieu Olivier vivra l’expérience de la Classique hivernale de la LHJMQ pour une troisième fois, et ce, après avoir disputé deux parties à Saint-Tite en 2015 dans l’uniforme des Cataractes de Shawinigan. Le gardien Brendan Cregan aura lui aussi la chance de vivre cette expérience, puisque le gardien Reilly Pickard se trouve sur la touche.