Samuel Poulin ratera les matchs du week-end. 

Samuel Poulin sur la touche

À neuf matchs de la fin de saison dans la LHJMQ, le Phœnix de Sherbrooke devra se passer de son capitaine Samuel Poulin en fin de semaine en Abitibi. Son entraîneur Stéphane Julien se veut toutefois rassurant : son absence demeure « une mesure préventive ».

« Par précaution, Samuel ne sera pas en uniforme contre les Foreurs et les Huskies. Il ne participera pas au voyage. Il n’a pas eu à passer par le protocole de commotion cérébrale. Après avoir consulté le médecin, Samuel a son accord pour revenir au jeu. Mais il ne se sent pas à cent pour cent », indique Stéphane Julien. 

Il s’agit du dernier long voyage du Phœnix avant le début des séries éliminatoires. 

« En fin de saison, on essaie d’éviter ces longs voyages, mais toutes les équipes doivent passer par là. Ça demeure un voyage important, puisque deux victoires en Abitibi nous aideraient assurément à terminer au premier rang. En étant certain de gagner le championnat de la saison, ça me permettrait de pouvoir mieux gérer mon banc et de donner un peu de répit à nos meilleurs joueurs, qui ont été plus utilisés cette saison », indique l’entraîneur du Phœnix.

Pour que le Phœnix rate son objectif de terminer au premier rang, les Sherbrookois devront jouer légèrement sous la barre des .500 et les Wildcats de Moncton devront gagner tous leurs matchs. Ce qui est peu probable.

« On peut s’attendre à tout de nos jours dans le junior majeur, soutient Julien. On ne joue pas avec la peur de glisser au classement. Au contraire, les gars sont déterminés à terminer au premier rang. »

Rabouin fait face à la musique

Un violent combat a éclaté mercredi entre le Phœnix et l’Armada de Blainville-Boisbriand. Le dur à cuire Nicholas Blagden a jeté les gants face à Jacob Rabouin, menant à un combat ouvert entre les deux pugilistes. 

Blessé au poing, Rabouin a eu besoin de quelques points de suture pour recoudre la peau de ses jointures, ce qui décrit bien l’intensité de cette bagarre en cette période ou la présence des batailles dans la LHJMQ est remise en question. 

« Jacob n’est pas habillé pour cette raison. Il nous manquait d’attaquants mercredi et on comptait sur sept défenseurs contre l’Armada. Blagden est l’un des bons bagarreurs dans le circuit et personne n’est allé voir Jacob pour qu’il jette les gants contre lui. Il a toutefois senti la nécessité d’aller à la guerre, un geste qui a été apprécié par ses coéquipiers. On possède un groupe tissé serré. D’autres auraient pu se mesurer à Blagden, mais Jacob a décidé d’y aller en premier et il s’est bien débrouillé. »

Pas de troisième gardien

Tous les amateurs de hockey se souviendront longtemps de David Ayres, cet homme de 42 ans qui conduit habituellement la Zamboni lors des matchs des Marlies de Toronto et qui a pris la relève devant le but des Hurricanes de la Caroline il y a près d’une semaine, alors que les Canes ont été pris au dépourvu après des blessures subies par leurs gardiens James Reimer et Petr Mrazek.

Et si les deux gardiens du Phœnix se blessaient lors du même match, quelle serait l’option du Phœnix?

« On serait alors obligés d’envoyer un joueur devant le filet. Pour être bien franc, je n’ai aucune idée si l’un d’entre eux a déjà gardé les buts dans le passé. Je ne sais pas lequel se proposerait. À mon époque dans le junior majeur, des joueurs s’habillaient à l’occasion en gardien de but durant les entraînements, mais en huit ans avec le Phœnix, je pense que ça ne s’est jamais fait. J’aurais peur que mon joueur se blesse. Espérons ne jamais en arriver là! » résume Stéphane Julien.