Les deux bons amis Samuel Poulin et Nathan Légaré ont été repêchés par les Penguins de Pittsburgh.

Samuel Poulin se met déjà au boulot

Samuel Poulin est déjà au boulot.

Quelques jours après avoir été sélectionné en première ronde du repêchage de la LNH par les Penguins de Pittsburgh (21e au total), Poulin était en transit mardi à l’aéroport de Montréal, en attente pour son vol vers Pittsburgh, où il participera dans les prochains jours, au camp de développement de l’équipe.

Si les derniers jours passés à Vancouver ont été remplis d’émotions, c’est retour à la réalité pour le capitaine du Phœnix.

« Oui, ce sera mon premier camp chez les pros, mais je me suis déjà entraîné avec des pros, je sais donc un peu à quoi m’attendre. Je ne veux pas avoir l’air d’être intimidé. Je sais que ça va être gros, mais je dois garder les deux pieds sur terre et jouer au hockey, tout simplement. Je vais donner le meilleur de moi-même, sans ajouter de pression supplémentaire. Je veux en profiter », a-t-il précisé.

S’il doit rapidement retourner sur terre, c’est un peu dans les nuages qu’il a vécu son séjour à Vancouver, entouré d’une vingtaine de membres de sa famille et d’amis.

Dans les gradins du Rogers arena vendredi dernier, lors de la très médiatisée première ronde du repêchage, Samuel Poulin a dû gérer sa nervosité.

« Pour les choix un à 15, je n’étais pas trop nerveux, car selon plusieurs classements, je devais être choisi plus tard. Alors j’ai essayé d’apprécier l’ambiance, le moment. Je savais que je n’étais pas top 15. Mais à partir du choix numéro 15, je savais que ça s’en venait pour moi. J’ai essayé de rester calme, mais le stress commençait à être fort! Surtout, j’avais le pressentiment que les Kings (Los Angeles) et les Penguins (Pittsburgh) m’aimaient pas mal », a dit Poulin.

Ce sont finalement les Penguins, au 21e rang, qui ont choisi Poulin. Ce dernier devenait ainsi le premier joueur du Phœnix à être repêché en première ronde.

« Tout s’est fait rapidement, ça s’est bousculé, c’est gros. Même après quelques jours, je crois que je ne le réalise pas encore. En même temps, je n’ai pas trop le temps, je retourne sur la glace rapidement. Je ne dois pas me laisser impressionner. »


« À partir du choix numéro 15, je savais que ça s’en venait pour moi. J’ai essayé de rester calme, mais le stress commençait à être fort! »
Samuel Poulin

Samuel Poulin le confirme; ses entrevues avec les dirigeants des Penguins se sont bien déroulées. Très bien, même.

L’association naturelle entre Poulin et les Penguins avait un point commun; Jocelyn Thibault.

Ce dernier, qui est le parrain de Samuel, est également copropriétaire et directeur général du Phœnix de Sherbrooke.

Il a gardé les buts des Penguins pendant deux saisons (2005-2007).

« Je me rappelle, comme si c’était hier. Je devais avoir huit ou neuf ans, et avec ma famille, on était allés rendre visite à Jocelyn, à Pittsburgh, pendant le temps des Fêtes. J’ai pu assister à un entraînement et à un match, et j’ai pris des photos accompagnées de Sidney Crosby et de Jordan Staal. Ce sont de très bons souvenirs. »

Avec son ami Nathan

Une autre source de bonheur pour Poulin lors de cette fin de semaine fut la sélection par les Penguins de son bon ami Nathan Légaré, en troisième ronde (74e au total).

« J’étais vraiment content! Quand j’ai vu que les Penguins ont transigé pour améliorer leur rang de sélection, en troisième ronde, je savais qu’il y avait une bonne chance qu’ils repêchent Nathan. On joue au hockey depuis qu’on a sept ans. À l’époque, on jouait l’un contre l’autre, puisqu’on n’habitait pas la même ville. On a passé beaucoup de temps ensemble lors du combine, avant le repêchage, et on se disait justement que les Penguins semblaient s’intéresser à nous. C’est un peu irréel, on ne pensait pas à la LNH, lorsqu’on jouait au hockey étant jeune! »

Convaincre Hockey Canada

S’il a vécu de grandes émotions à Vancouver, Samuel Poulin confirme qu’il a été déçu de ne pas voir son nom sur la liste des joueurs invités au camp estival de Hockey Canada, première étape vers la formation de l’équipe canadienne qui participera au Championnat du monde junior, aux Fêtes.

Au total, ce sont 43 espoirs qui participeront au camp estival de développement de l’équipe nationale junior, qui se déroulera à Plymouth, au Michigan. Le Canada y croisera le fer avec les États-Unis, la Finlande et la Suède.

Mais les dirigeants de Hockey Canada n’ont qu’à bien se tenir, foi de Samuel Poulin.

« C’est plate, je suis un peu déçu. Je vais profiter de ce temps-là pour m’entraîner encore plus fort et pour me reposer afin d’être prêt pour le camp du Phœnix, et notre début de saison. Faire partie d’Équipe Canada est l’un de ses objectifs. Je sais que plusieurs gars dans le passé ont réussi à se tailler une place, même s’ils n’avaient pas été invités au camp estival. Mon but est de faire l’équipe en décembre. »

« Je sais de quoi je suis capable, et cette décision est une motivation supplémentaire. »