Avec la tenue des séries dans la LNH et l’incertitude concernant le début de la prochaine saison des Penguins de Pittsburgh, Samuel Poulin peut se concentrer totalement sur le Phoenix de Sherbrooke.
Avec la tenue des séries dans la LNH et l’incertitude concernant le début de la prochaine saison des Penguins de Pittsburgh, Samuel Poulin peut se concentrer totalement sur le Phoenix de Sherbrooke.

Samuel Poulin: «J’ai encore des croûtes à manger»

Jérôme Gaudreau
Jérôme Gaudreau
La Tribune
 Comme bien des enfants de son âge au Québec, Samuel Poulin était plus jeune un partisan du Canadien. Normal: son père Patrick a terminé sa carrière dans la Ligue nationale à Montréal alors que le capitaine du Phoenix n’était pas encore né. Repêchée à son tour en première ronde, la recrue des Penguins a rapidement changé de camp lors de la phase qualificative.

«Quand je regardais les parties entre le Canadien et les Pittsburgh, je ressentais exactement la même chose que lorsque je regardais les parties du Phoenix dans les gradins. Je voulais que mon club gagne et que mes coéquipiers produisent des points. C’était pareil en regardant les Penguins à la télé. Ça venait me chercher. Je sentais que c’était déjà mon équipe même si je n’ai pas réussi à me tailler un poste au camp cette année pour les séries. J’ai encore des croûtes à manger avant de devenir un joueur des Penguins», explique l’attaquant de 19 ans.

Même s’il n’écartait pas la possibilité que le Canadien surprenne les Penguins, Samuel Poulin s’est dit étonné de voir sa nouvelle formation être exclue des éliminatoires:

«Je ne m’attendais pas à voir notre club être aussi vite éliminé. Je croyais que les Penguins allaient battre le Canadien. Il y a eu plusieurs surprises durant les séries et il fallait s’y attendre étant donné le format. Tout peut arriver durant les séries et on l’a vu encore cette année. La préparation était courte avec une seule partie préparatoire contre les Flyers. On a aussi eu des parties intraéquipes, mais ce n’est jamais pareil.»

Samuel Poulin se réjouit d’ailleurs d’avoir déjà pu rejoindre sa formation junior contrairement à d’autres jeunes espoirs de la LNH.

«Je retrouve mes coéquipiers sur la glace et dans le gym. Cet été, tout était exceptionnel. Ma préparation sera bien différente l’été prochain. Ça va faire du bien de retrouver une routine avec les gars ici à Sherbrooke. La chimie était super bonne l’an dernier et je pense que ce sera la même chose cette saison.»

En principe, le joueur vedette du Phoenix aurait dû quitter le camp 2020 pour rejoindre sa formation professionnelle et tenter de faire sa place au sein des Penguins de Pittsburgh dès l’âge de 19 ans. 

Mais comme l’année 2020 est fort différente, il participera à tout le camp du Phoenix et sa présence à Sherbrooke est assurée pour le début de saison prévu le 1er octobre. 

«Ce n’est pas encore certain qu’il y aura une saison dans la LNH. Plusieurs choses peuvent arriver. Je pourrais rester ici à Sherbrooke, comme je pourrais aller à Pittsburgh. Présentement, je préfère vivre dans le moment présent, tout donner au camp et aider ensuite mon équipe à gagner. Chaque chose en son temps.»

Du garage au Palais des sports

C’est encore une fois en grande forme que Samuel Poulin s’est présenté dimanche au Palais des sports. 

«Durant la pandémie, je m’entraînais seul dans le garage du nouveau chalet de notre famille. On a tout rénové pour se faire de quoi de bien, avec une surface synthétique et des tuiles pour pratiquer mes lancers dans un filet. J’avais aussi une cage à squats et des poids. J’ai couru pas mal avant le camp des Penguins. Ils m’avaient également envoyé un programme d’entraînement et j’ai continué à le suivre même après le camp préparatoire en vue des séries, en plus de patiner trois fois par semaine depuis mon retour au Québec, il y a moins d’un mois.»

La saison dernière, Samuel Poulin a mené le Phoenix vers la première position de la LHJMQ et le sommet du Top 10 de la LCH grâce à ses 32 buts et 45 mentions d’aide en 46 parties.

Poulin est également un candidat sérieux pour occuper un poste au sein de l’équipe nationale lors du Championnat mondial de hockey junior, prévu à Edmonton et Red Deer à huis clos, s’il a lieu.