À sa deuxième pratique avec le Phœnix depuis son retour de Pittsburgh, Samuel Poulin semblait avoir des ailes sur la glace du Palais des sports, à trois jours de sa première partie de la saison dans la LHJMQ, alors qu’il retrouvera à Rimouski le capitaine des Penguins, Sidney Crosby.

Samuel Poulin inspiré par la gang à Crosby

Même s’il revient tout juste d’un camp professionnel exigeant avec les Penguins de Pittsburgh, Samuel Poulin est de retour à Sherbrooke inspiré par Sidney Crosby et sa troupe. Tout en admettant ne pas être encore prêt pour la LNH, le capitaine du Phœnix confirme avoir appris à la vitesse grand V durant ce camp en voyant à l’œuvre les étoiles de la LNH, mais aussi les joueurs de soutien.

Samuel Poulin ne semblait pas découragé par son retour dans la LHJMQ mercredi matin lors de l’entraînement matinal du Phœnix. Bien au contraire.

« J’ai beaucoup appris sur la façon de faire hors glace. J’ai vu Sidney Crosby être toujours le premier arrivé à l’aréna. Il s’y présentait même s’il n’y avait pas d’entraînement pour se perfectionner, se pratiquer ou obtenir un traitement d’un thérapeute. Il veut toujours être le meilleur, même quand on fait des exercices à un contre un par exemple. Il a du talent, mais il refuse de s’asseoir dessus. J’ai été impressionné par son leadership et par les efforts qu’il fournit. Il n’est pas le meilleur joueur au monde pour rien. »

Retranché lundi au lendemain de la signature de son contrat d’entrée dans la LNH, le choix de premier tour en 2019 des Penguins est revenu encore meilleur que lorsqu’il a quitté Sherbrooke.

« Malkin est tellement imposant et son style est fluide. J’essaie d’apprendre de lui en analysant ce qu’il fait sur la glace. Il est toutefois plus discret comme leader. J’ai vu ce que ça prenait pour jouer dans la LNH lors des derniers jours. Je regardais les joueurs de profondeur comme Jared McCann et Bryan Rust, qui est un ailier droit de troisième trio. Je risque de commencer ma carrière à cet endroit, donc je veux atteindre ce calibre et être encore meilleur. »

« Les entraînements étaient impressionnants, poursuit-il. Toutes les passes sont sur la palette dans la LNH. On voit très rarement un exercice avorter à cause d’une erreur d’exécution. C’est frappant. »

Un seul conseil lui a été donné à son départ de Pittsburgh : garder sa constance.

« J’ai parlé avec l’assistant au directeur général, à l’entraîneur et au responsable du développement des joueurs. Ils n’avaient que de bons mots pour moi. C’est encourageant. Ils aimaient mon intensité et tenaient à ce que je maintienne cadence. »

Poulin n’aura d’ailleurs pas à patienter très longtemps avant de revoir le capitaine des Penguins. Dès vendredi, il retrouvera Sidney Crosby à Rimouski lors du retrait du chandail numéro 87 qui s’effectuera quelques minutes avant l’affrontement entre l’Océanic et le Phœnix. La poignée de main de la mise au jeu protocolaire s’annonce alors des plus particulières entre les deux sélections de premier tour des Penguins. Et Alexis Lafrenière, un futur premier choix de première ronde.

Un contrat sans bonus de performance

À ses trois premières saisons dans la LNH, Samuel Poulin touchera 832 500 $ par année en plus d’un bonus de signature de 92 500 $ par année. S’il atteint les rangs de la LNH, près de trois millions de dollars attendent donc Samuel Poulin grâce à son premier contrat.

Le hockeyeur de 18 ans confie ne pas avoir été surpris de voir son bon ami Nathan Légaré parapher une entente avant lui avec les Penguins.

« C’était un contrat plus complexe à rédiger dans mon cas. J’ai refusé les bonis de performance. On a choisi une autre alternative, surtout pour aider l’équipe avec le plafond salarial entre autres. Je préférais avoir le salaire maximum offert à une recrue. Je reçois notamment 10 500 $ pour jouer dans la LHJMQ en plus de mon boni de signature. En vérité, tout a défilé vite : on a commencé les négociations quatre ou cinq jours avant la signature. »

Poulin ne semble pas vouloir gonfler son ego pour autant. La preuve : il ne s’est toujours pas acheté de nouvelle voiture, contrairement à d’autres anciens Phœnix, qui roulaient déjà en Audi en évoluant dans le junior majeur.

Prêt pour la grosse saison

Samuel Poulin espère évidemment être la dynamo de l’offensive du Phœnix. Or, si le club sherbrookois connait du succès, ce sera grâce à l’ensemble du groupe selon lui.

« On a eu une grosse saison l’an dernier et je crois avoir été un morceau important de l’équipe. C’est évidemment pour ça que les amateurs avaient peut-être hâte de me revoir, comme l’organisation et mes coéquipiers j’imagine. Malgré tout, mes coéquipiers ont bien commencé la saison en gagnant les deux premiers matchs. Ils ont prouvé qu’ils pouvaient gagner même si je n’étais pas là, mais ça, je le savais déjà! »

La prochaine campagne risque ainsi d’être bonne pour son développement.

« Même si le Phœnix s’attend à connaitre une très bonne saison et à aller loin cette année, je crois que les Penguins n’ont pas pris compte de ça en faisant leur choix. C’était dans leurs plans de me renvoyer dans le junior. La marche est haute. Je suis encore jeune. Les gars dans la LNH sont tous plus vieux que moi. Je me mesurais à des joueurs de 24 ou 25 ans en pleine forme. Je suis peut-être fort pour mon âge, mais j’affrontais des hommes », indique le joueur vedette du Phœnix.