Félix Paquet et Justin Bergeron, des Cantonniers de Magog, ont reçu une bourse de la FAEQ et de son programme qui la lie aux Canadiens de Montréal. Claude Chagnon, président de la Fondation de l’athlète d’excellence (FAEQ), et Geoff Molson, président et chef de la direction du Club de hockey Canadien, étaient présents.
Félix Paquet et Justin Bergeron, des Cantonniers de Magog, ont reçu une bourse de la FAEQ et de son programme qui la lie aux Canadiens de Montréal. Claude Chagnon, président de la Fondation de l’athlète d’excellence (FAEQ), et Geoff Molson, président et chef de la direction du Club de hockey Canadien, étaient présents.

S’ajuster pour mieux aider les athlètes amateurs

De nombreux secteurs de l’économie sont affectés depuis le début de la pandémie de la COVID-19, mais qu’en est-il de ceux qui œuvrent tous les jours pour soutenir les athlètes québécois sur le plan financier?

Pour l’Alliance Sport-Études, le coup dur concerne principalement la Fondation Sport-Études, qui octroie des bourses aux étudiants-athlètes du Québec.

Selon la coordonnatrice aux communications et marketing de l’Alliance Sport-Études, Marie-Ève Dugas, la diminution des bourses 2020 s’explique en raison de l’annulation du tournoi de golf annuel de la Fondation. La seule activité de financement, en plus de la contribution des nombreux partenaires financiers avec qui ils ont des contrats.

« Ils ont tous respecté leur engagement. Donc nous étions vraiment contents », mentionne Marie-Ève Dugas en ce qui concerne les partenaires financiers, l’un des volets financement de la Fondation Sport-Études.

En revanche, l’annulation du tournoi de golf annuel de la Fondation Sport-Études représente une perte d’environ 100 000 $ en bourse. Alors, des choix s’imposent pour l’octroi des bourses nationales.

Donner moins de bourses et garder le montant initial ou bien respecter le nombre de bourses et diminuer le montant cette année.

« Finalement, nous avions décidé de remettre 68 bourses de 1250 $ au lieu de 70 bourses de 2500 $ », résume Marie-Ève Dugas de l’Alliance Sport-Études.

D’après la coordonnatrice aux communication et marketing de l’Alliance Sport-Études, c’est un coup dur pour certains boursiers, car certains étudiants-athlètes sont habitués à recevoir une bourse de la Fondation Sport-Études chaque année.

« Mais les athlètes étaient vraiment compréhensifs, car ils savent que ce n’est pas la faute de personne. Et la plupart se disaient qu’au moins, c’est déjà ça et qu’ils vont le prendre avec plaisir », ajoute Marie-Ève Dugas à propos de la réaction des athlètes sur la décision concernant les bourses nationales.

L’Alliance Sport-Études est cependant optimiste que, l’année prochaine, les montants pourront revenir à 2500 $ même si la situation reste incertaine. Pour juin 2021, le terrain est déjà réservé pour le prochain tournoi de golf.

La remise des bourses régionales, le deuxième volet de la Fondation Sport-Études, est toutefois respectée, ajoute la coordonnatrice aux communications marketing.

Une bourse de 500 $ a été remise à chaque établissement membre de l’Alliance Sport-Études, soit 54 au total.

L’athlète en aviron Anna Burnotte profite des services d’Excellence sportive Sherbrooke (ESS). Elle a reçu récemment une bourse de la FAEQ. Elle est accompagnée de Kassandra Bonneville, architecte, et de Gabrielle Bonneville, directrice du développement des affaires aux Industries Bonneville.

Le deuil

Principalement grâce au bouche-à-oreille, Marie-Ève Dugas confirme que les athlètes vivent certaines inquiétudes, mais pas réellement en raison du financement.

« Monétairement, ce n’était pas plus difficile. Tout le monde a besoin de sous, mais l’annulation des compétitions, des camps d’entraînement et de tout ça, eh bien l’aspect financier n’était pas le principal cri du cœur des étudiants-athlètes », mentionne l’ancienne athlète du Vert & Or en athlétisme Marie-Ève Dugas.

Les étudiants-athlètes vivent surtout un deuil sportif, que ce soit pour l’annulation de la saison de compétitions, et par conséquent les chances d’atteindre de nouveaux objectifs, et un deuil vis-à-vis des partenaires d’entraînement ou de l’entraîneur.

D’ailleurs, les prochains mois risquent d’être difficiles pour certains étudiants-athlètes, dont la saison demeure incertaine. Pour ce qui est des études, la plupart d’entre eux ont étonnamment très bien réagi à l’idée des cours en ligne.

« On pensait que ce serait difficile pour eux, mais finalement la situation les avantages presque tous. Ils sont déjà très disciplinés », explique Marie-Ève Dugas.

La difficile réalité

La Fondation de l’athlète d’excellence du Québec (FAEQ) se considère chanceuse de compter sur des partenaires et des entreprises québécoises engagés pour continuer à soutenir les étudiants-athlètes du Québec, et ce, malgré la pandémie.

Comme tout le monde, la directrice générale de la FAEQ, Patricia Demers, a vécu une certaine incertitude quant à l’avenir de ses différents partenariats.

« Trois mois plus tard, les partenaires sont toujours au rendez-vous. Nous n’avions eu aucune annulation de partenariat et c’est vraiment une excellente nouvelle », indique la directrice générale.

La pandémie n’a pas empêché la FAEQ de remettre, au printemps dernier, plus de 500 000 $ en bourse aux étudiants-athlètes. Des fonds ont été déposés à cet effet au début de l’année 2020, avant le début de la COVID-19, souligne Patricia Demers.

« Même s’ils n’ont pas de camps d’entraînement ou de compétions, ceux qui finissaient leur saison attendaient après leur bourse pour finaliser leur budget. C’est difficile la vie d’athlète et ça ne se résume pas seulement aux compétitions. C’est pourquoi nous avions pris la décision de supporter l’athlète dans tout ça et de continuer à garder le lien », enchérit la directrice générale à propos de la vision de la FAEQ et de ses partenaires.

En avril, la FAEQ a été dans l’obligation d’annuler un dîner d’affaires prévu avec le joueur de football des Chiefs de Kansas City (NFL), Laurent Duvernay-Tardif. Cependant, la majorité des partenaires ont été généreux, selon la directrice générale. Ils ont transformé leur achat de table en don ou ils ont reporté à l’an prochain.

Patricia Demers considère que la Fondation de l’athlète d’excellence du Québec est chanceuse malgré tout. Elle ajoute que c’est vraiment parce que les partenaires sont présents pour les bonnes raisons.

« C’est vraiment ce qui fait la différence, car parfois il faut seulement un prétexte pour se retirer et dans leur cas, au contraire, ils veulent être présents et continuer à supporter les étudiants-athlètes du Québec », ajoute la directrice générale de la FAEQ.

L’Alliance sport-études est très impliquée pour l’aide aux étudiants-athlètes. Sur notre photo, neuf étudiants-athlètes reçoivent une bourse nationale de 2500 $ dans le cadre du tournoi de golf 2019 de la Fondation Sport-Études. Ils sont accompagnés de l’ancien président de RDS Gerry Frappier et de Gilles Courteau, commissaire de la LHJMQ et président du CA de la Fondation Sport-Études.

Maintenir les bourses

Au dernier conseil d’administration, la FAEQ a pris la décision de remettre des bourses aux étudiants-athlètes cette année, peu importe la décision du Réseau du sport étudiant du Québec (RSEQ) en ce qui concerne le sort de la prochaine saison.

« C’est une grosse décision, et c’est vraiment en fonction des besoins des étudiants-athlètes, car ils vont tout de même à l’école et la plupart continueront à s’entraîner avec leur équipe », explique Patricia Demers.

À vrai dire, les athlètes continueront à fréquenter les cégeps et les différentes universités du Québec cet automne. Donc les frais de scolarité ou d’autres dépenses connexes exigent des sous, et ce, avec ou sans saison de compétitions.

« Alors nous avions décidé de continuer à soutenir les étudiants-athlètes », affirme la directrice générale de la Fondation de l’athlète d’excellence du Québec.

Pour Patricia Demers, le RSEQ ne peut pas se prononcer encore, car les universités n’ont pas confirmé la présence ou non des étudiants sur les campus. L’avenir de la saison de compétitions repose en quelque sorte sur cette décision.

« Au début, c’était à distance, mais le gouvernement a insisté pour qu’il y ait une présence sur les campus. Il y a tout cela qui doit débouler, et le sport est comme le dernier morceau de casse-tête. Ailleurs au Canada, c’est annulé au niveau universitaire, mais j’ai hâte de voir ce qui va se passer au Québec », explique-t-elle.

Pas de changements pour ESS

En excluant le ralentissement des activités sportives pour les athlètes au cours des derniers mois, l’organisme Excellence sportive Sherbrooke (ESS) est toujours fidèle au poste depuis le début de la pandémie de COVID-19.

Tout comme d’autres domaines, le monde du sport est coincé par certaines restrictions attribuables à la COVID-19, comme l’annulation des compétitions sportives, entre autres. Cependant, ESS reste disponible pour épauler les athlètes de la région de l’Estrie parce que les services n’arrêtent pas.

« Nous n’avions pas arrêté de travailler parce que certains athlètes pouvaient avoir des urgences comme consulter un physiothérapeute, par exemple. On continue de travailler quand même », explique la coordonnatrice aux services aux athlètes d’Excellence sportive Sherbrooke, Émilie Roy, consciente du ralentissement des activités.

Malgré tout, elle confirme que la pandémie actuelle n’a pas vraiment eu d’impact sur l’organisme voué à soutenir le développement des athlètes et des entraîneurs de l’Estrie.

Pour l’instant, l’ensemble des partenaires ou des organismes de la région continue d’offrir des services d’appui et d’encadrement aux athlètes. Bref, aucun changement à signaler en ce qui concerne les différentes collaborations d’Excellence sportive Sherbrooke.

Aussi, les choses se replacent tranquillement pour les athlètes depuis quelques semaines, comme la reprise des entraînements pour certains sports.

« Même s’ils n’ont pas de camps d’entraînement ou de compétions, ceux qui finissaient leur saison attendaient après leur bourse pour finaliser leur budget. C’est difficile la vie d’athlète et ça ne se résume pas seulement aux compétitions. C’est pourquoi nous avions pris la décision de supporter l’athlète dans tout ça et de continuer à garder le lien », a dit Patricia Demers. Sur notre photo, Félix Roussel du Club de patinage de vitesse de Sherbrooke (CPVS)