Mercredi, une information laissait entendre que Patrick Roy pourrait retourner dans la LNH plus vite que prévu.

Roy nie avoir été contacté par des équipes de la LNH

Casquette des Remparts sur la tête, Patrick Roy n’avait pas l’air d’un homme de hockey sur le point de partir pour Chicago ou Los Angeles, jeudi matin. Il a mis le couvercle sur une information de TVA Sports à l’effet que son nom circulerait pour diriger les Blackhawks et les Kings.

Plus de journalistes qu’à l’habitude l’attendaient à sa sortie de la patinoire du Pavillon de la jeunesse, où il préparait son équipe en prévision du match de vendredi contre les Cataractes de Shawinigan, au Centre Vidéotron.

«De un, je n’ai pas grand-chose à dire là-dessus, et pour moi, ce ne sont que des rumeurs et je n’ai eu aucun appel. De deux, je suis très heureux où je suis, présentement, et j’ai du plaisir à travailler avec notre équipe et notre organisation», répondait Roy.

La veille, une information laissait entendre qu’il pourrait retourner dans la LNH plus vite que prévu et que son nom commençait à circuler comme possible successeur à Joel Quenneville ou John Stevens, deux entraîneurs ayant récemment été remerciés.

«On peut spéculer et s’amuser pour encore 15 minutes, mais ça ne mènera pas à grand place. Je vais être plate, mais sincèrement, je n’ai rien à dire là-dessus, je n’ai pas eu de discussion, personne ne m’a appelé», ajoutait-il en voulant ramener le sujet sur le prochain match des Remparts.

Il se disait quand même flatté de l’intérêt manifesté à son endroit. Roy a dirigé l’Avalanche du Colorado pendant trois saisons avant de démissionner de son poste et de prendre une pause du coaching pendant les deux campagnes suivantes. Il a effectué un retour remarqué à la barre des Remparts, cette année, après le départ de Philippe Boucher.

Heureux et bien traité

Aurait-il de l’intérêt pour retourner dans la LNH?

«Quand ton nom circule, il n’y a personne qui est indifférent à cela. En même temps, il faut garder le cap sur ce qu’on fait et non pas sur ce qui peut arriver un jour et sur lequel on n’a aucun contrôle. Est-ce que j’écouterais [si une équipe de la LNH se manifestait]? Oui, car j’ai toujours dit qu’écouter était un signe d’intelligence.»

Pour l’heure, Roy dirige les Remparts. Il ne détourne pas son attention de son équipe, peu importe la rumeur du jour.

«Si j’avais eu des discussions, je serais plus évasif, mais comme je n’en ai pas eu, c’est plus facile d’être direct et je suis confortable de le dire. Je suis heureux dans ce que je fais et où je suis. Ça me comble au plus haut point.»

A-t-il été surpris que le sujet soit abordé aussi vite, alors que les Remparts n’ont disputé que 21 matchs?

«Nicole [Bouchard] a été surprise, elle a dit ‘‘pas déjà’’? Ça fait partie de la game. Je suis sincèrement très heureux de revenir dans la famille des Remparts, je suis extrêmement bien traité par les gens de Québecor», notait l’entraîneur-chef.

Il disait adorer la double fonction d’entraîneur-chef et de directeur général dans la LHJMQ, où il peut bâtir une équipe et développer les joueurs.

«J’aime aussi la relation avec mon DG, j’en ai une très belle et c’est toujours agréable. Je m’entends très bien avec Nicole, c’est facile pour moi», ajoutait-il en souriant.

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BARIBEAU SUR LA GLACE

Absent depuis le 20 octobre en raison d’une fracture à la main droite, le gardien de but Dereck Baribeau a repris l’entraînement sur glace, jeudi, au Pavillon de la jeunesse. Au rancart pour une période de quatre à cinq semaines, le vétéran de 19 ans est sur le point de revenir au jeu, si tout se déroule bien dans les prochains jours. «Le plan est de le faire jouer, vendredi prochain, contre Val-d’Or», indiquait l’entraîneur-chef Patrick Roy. En son absence, Anthony Morrone a obtenu le départ dans les neuf matchs au calendrier, dont celui suspendu à Gatineau qui sera complété en janvier. Baribeau montrait une fiche de 5-3-1 et une moyenne de buts alloués de 2,65 avant de frapper dans un mur en signe de frustration, ce qui a mené à sa fracture. 

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UNE APPROCHE HUMBLE

L’entraîneur-chef Patrick Roy avait plus la tête à discuter du match de vendredi contre les Cataractes de Shawinigan plutôt qu’élaborer sur les rumeurs d’un retour hypothétique dans la LNH, jeudi matin. «Ce qui est important pour nous, c’est de se concentrer sur le match. Contre Shawinigan, ce sera bon test où il faudra demeurer humble, car eux, ils vont arriver ici avec leurs trois joueurs ayant participé au Défi mondial des 17 ans», indiquait-il. Les Remparts ont vaincu les Cataractes 7-2 à leur plus récent match, vendredi dernier, à Shawinigan. Ils pourraient miser sur le retour au jeu de Mikaël Ribidoux, qui devait obtenir le feu vert du médecin, jeudi, après avoir été victime d’une commotion cérébrale, il y a 10 jours, en Abitibi. Si Robidoux n’était pas en mesure de jouer, un joueur du junior AAA serait rappelé.