Le numéro 22 des défunts Expos n’a pas hésité une seule seconde lorsqu’il a reçu l’appel pour venir en Estrie pour l’ouverture locale des Expos de Sherbrooke.

Rondell White dans son élément

Difficile de trouver plus gentilhomme que Rondell White aux abords d’un terrain de baseball. L’ancien voltigeur des Expos de Montréal était de passage à Sherbrooke dimanche où il a pris le temps de serrer toutes les mains et se prêter à toutes les demandes de photos des très nombreux amateurs qui s’étaient déplacés au stade Amédée-Roy.

Le numéro 22 des défunts Expos n’a pas hésité une seule seconde lorsqu’il a reçu l’appel pour venir en Estrie pour l’ouverture locale des Expos de Sherbrooke.

« J’adore le baseball et je veux ramener le baseball à Montréal donc chaque fois que j’ai un appel pour revenir ça me fait plaisir de le faire et montrer mon visage, mentionne le résident de Davie en Floride. Les frites sont bonnes et je peux regarder du baseball. »

Bien évidemment le sujet du retour du baseball majeur à Montréal a fait jaser dimanche. Rondell White y croit et espère même être un artisan de ce retour.

« Je pense que le baseball va revenir. Ça peut prendre du temps, mais ça va arriver, explique-t-il. Et quand ça va arriver, le meilleur scénario serait que j’aie un travail avec l’équipe. La ville mérite du baseball. Les joueurs qui sont venus ici ont vraiment apprécié. La province pourrait certainement aussi être le domicile d’une équipe AAA ou AA. Dans le meilleur des mondes, ça serait une équipe affiliée à une équipe des majeures à Montréal. »

En 15 saisons dans les majeures, Rondell White a maintenu une moyenne au bâton de ,284. Il a frappé 198 circuits et 1519 coups sûrs. Il a produit 768 points. L’ancien Expos n’est toutefois plus près de son sport.

« J’écoute surtout les éliminatoires, précise-t-il. La plupart des joueurs avec qui j’ai joué ne sont plus dans le sport, mais il y en a encore un ou deux comme Justin Verlander des Astros de Houston. Les séries l’an dernier ont été les plus excitantes que j’ai vues depuis longtemps. »

Rondell White ne s’inquiète pas trop non plus des difficultés du baseball à attirer les jeunes amateurs.

« Si tu aimes le sport, tu l’aimes, résume-t-il. S’il y a une bonne équipe, les gens vont venir au stade. »

La relève?

Le monde du baseball au Québec suit avec intérêt l’arrivée prochaine du fils de Vladimir Guerrero avec les Blue Jays. Il est toutefois improbable, du moins pour l’instant, de voir le fils de Rondell White dans les ligues majeures. Rondell Antony White se passionne pour le soccer.

« Il me dit que le baseball est mon sport et que le sien c’est le soccer, lance-t-il avec le sourire. Mais il n’a que huit ans, peut-être qu’un jour il va vouloir jouer au baseball. Je le suis à ses entraînements. C’est pratiquement un emploi à temps plein pendant huit mois. On voyage la fin de semaine pour les matchs. Mais il est très bon, s’il n’était pas aussi bon je ne le ferais pas. J’ai aussi ma fille qui fait du chant et de la danse plusieurs fois par semaine. »