Stéphane Julien retrouvera son bon ami Pascal Rhéaume samedi après-midi lors de la visite des Foreurs de Val-d’Or.

Rhéaume contre Julien

Le week-end d’ouverture du Phœnix de Sherbrooke donne droit à de beaux duels d’entraîneurs. Après la visite de Patrick Roy vendredi au Palais des sports, ce sera au tour de Pascal Rhéaume de retrouver un endroit qu’il connaît bien.

Quelques mois après avoir quitté son poste d’adjoint chez le Phœnix pour devenir entraîneur-chef des Foreurs de Val-d’Or, Rhéaume affrontera samedi son bon ami et ancien confrère. Et ce, dès la quatrième partie de la saison.

« Ça fera bizarre de traverser la glace entre les périodes, c’est certain. Je devrai m’habituer à ne pas diriger les joueurs habillés en bleu ! » a lancé Pascal Rhéaume.

« Je suis content pour lui, confie Stéphane Julien. Il vivra une nouvelle expérience. On se connaît depuis plus de 30 ans, on a encore une belle complicité. On se parle régulièrement. C’est plus difficile du côté de Val-d’Or, les Foreurs sont en développement. Pascal est un rassembleur et communique bien avec ses joueurs, je ne suis pas inquiet pour lui. Par contre, c’est moi qui vais gagner samedi ! »

En effet, les Foreurs devraient collectionner davantage de défaites que de victoires en 2018-2019.

« On a beaucoup de travail devant nous, admet celui qui a aussi évolué à Sherbrooke dans l’uniforme des Faucons. Je commence à bien connaître mes joueurs. Il faudra gagner nos parties grâce à la défensive cette saison. On compte sur de jeunes joueurs qui travaillent fort et on bâtit pour l’avenir. »

Le défi est grand et l’entraîneur des Foreurs a tenu à établir une coupure entre le passé et le présent.

« Les entraînements sont différents et les joueurs aiment la façon dont je travaille, je crois. Je tiens à ce que ce soit très intense. On a aussi changé le vestiaire en le rafraîchissant un peu. C’était plus sombre auparavant. On veut changer la culture de l’équipe peu à peu. Les règlements d’équipe sont différents. Quitter Sherbrooke, ce n’était pas une décision facile. Mais j’avais l’occasion de monter et devenir entraîneur-chef dans la LHJMQ. Je ne voulais pas la rater et je suis content de mon choix. »