Émilie Simard devait rivaliser contre des adversaires d’âge junior, mais s’est retrouvée dans la catégorie ouverte contre des membres de l’équipe nationale.

Retour au bercail et à son premier amour

Émilie Simard avait accroché sa pagaie il y a trois ans, mais le retour des Championnats canadiens de canoë-kayak à Sherbrooke l’a sortie de sa retraite sportive. Maintenant étudiante en médecine, la Sherbrookoise a renoué récemment avec son premier amour : le kayak.

Ce n’est donc pas avec un objectif de performance que la jeune athlète a décidé de rentrer au bercail l’instant d’une semaine. En pagayant sur une eau qu’elle connaît très bien, celle du lac des Nations, sa seule intention demeure de s’amuser.

« Normalement je serais dans la catégorie junior, mais avec mes études je n’ai pas eu le temps de m’entraîner et de participer aux championnats provinciaux, la qualification aux Nationaux, explique-t-elle. Puisque la compétition était présentée à Sherbrooke, j’ai décidé de m’inscrire. Je me suis donc retrouvée dans la classe ouverte, chez les seniors, avec les membres de l’équipe nationale. J’ai peut-être terminé dernière de ma vague, mais j’ai réussi à battre le temps d’une membre de l’équipe nationale qui se trouvait dans l’autre vague, ce qui me permet de participer à la finale du K-1 1000 m puisque les neuf meilleurs temps donnaient une participation. »

Avec un temps de 4: 57: 621, Émilie Simard a terminé au 7e rang. Et ce, sans un entraînement optimal. La Sherbrookoise Lissa Bissonnette a pour sa part obtenu le 2e rang, derrière Michelle Cheema, avec un temps de 4: 31: 273 au K-1 1000 m.

Du kayak à la médecine

Après avoir fait sa résidence en médecine à Joliette, Émilie Simard a pratiqué en milieu éloigné quelques mois. Durant ce temps, elle a découvert en Gaspésie un lac sur lequel s’entraîner.

« C’est un lac situé au beau milieu de nulle part, à 30 minutes de route sur un chemin de terre. Ça me faisait du bien de recommencer à m’entraîner. Ça me donne le goût de recommencer plus sérieusement, mais je n’ai pas le temps. Pour retrouver le niveau espéré, je devrais m’entraîner chaque jour et aller en Floride l’hiver. »

« En participant aux Nationaux, je croyais seulement faire les épreuves en équipe, poursuit-elle. Mais je savais qu’en voyant les filles en K-1 j’aurais regretté de ne pas m’être inscrite en solo. »

Même si elle a un attachement profond pour le Club nautique de Sherbrooke, elle représente cette semaine le Club de Trois-Rivières.

« Ça me permet d’effectuer des courses en équipe avec Keisha Tomasik ou Andréanne Langlois, qui a participé aux Jeux olympiques de Rio. Ça fait spécial étant donné mon amour pour le Club de Sherbrooke que je visite régulièrement lorsque je reviens en région », admet Émilie Simard. 

C’est donc sur son objectif de devenir urgentologue que l’étudiante-athlète se concentrera dans les prochains mois.

« D’un jour à l’autre, on ne sait jamais ce qui nous attend dans une salle d’urgence et on passe d’un dossier à l’autre. C’est quelque chose qui m’allume beaucoup. »

Jeudi, elle participera à la finale du C-15 et au K-2 1000 m. Vendredi, ce sera au tour des compétitions en K-4 500 m, K-2 200 m et C-15 500 m. Émilie Simard conclura la compétition avec le K-4 200 m.