Lissa Bissonnette (à gauche) et sa partenaire Courtney Stott ont terminé 9e au K2 500 m aux plus récents Championnats du monde de canoë-kayak au Portugal.

Retour à la maison pour Lissa Bissonnette

Lissa Bissonnette est de retour à la maison après les Championnats canadiens de canoë-kayak de vitesse.

En 2009, Lissa Bissonnette participait aux Championnats canadiens de canoë-kayak, qui se déroulaient à Sherbrooke. Championne canadienne en titre en catégorie juvénile K1 sur 200 m, elle faisait partie de l’équipe canadienne des moins de 23 ans lors de son passage.

L’année 2009 fut pour elle une année de transition tout autant qu’un tremplin ; en 2010, elle était classée première au Canada chez les moins de 21 ans en K1 sur 500 m. Elle s’est même qualifiée pour le championnat panaméricain où elle a obtenu une troisième place en K2 sur 1000 m. L’année 2010 lui a finalement permis d’obtenir sa reconnaissance par Sport Canada.

À Sherbrooke, elle avait terminé 5e au K1-500 et 4e au K1-200.

« Je me rappelle qu’à l’époque, j’étais en période de transition. Je venais tout juste de quitter le Club nautique de Sherbrooke pour aller au Club de Pointe-Claire, où je suis toujours. J’étais contente de compétitionner à Sherbrooke, mais je sentais mal puisque je venais de quitter. Ce changement était inévitable. Cette année-là, 2009, fut importante, c’est à partir de ce moment que j’ai pu concourir avec l’équipe nationale et avoir mon brevet », a-t-elle expliqué à La Tribune, lundi, tout juste descendue de l’avion.

Les Jeux olympiques de 2020

Bissonnette, qui habite maintenant à Gatineau où elle poursuit des études en enseignement des mathématiques au secondaire, rentre des Championnats mondiaux de canoë-kayak avec une neuvième place en K4 500m et une 11e place en K2 sur 500 m. Des résultats plus qu’inspirants.

« Ça s’est bien passé, on a réalisé une belle progression et notre travail a porté fruit. L’an dernier, on a terminé 11e et là, on se classe 9e. On progresse et c’est très encourageant pour 2020. On s’entend que c’est l’objectif ultime ; je ne veux pas simplement participer aux Jeux, mais je veux concourir. Je veux une chance de monter sur le podium », a-t-elle dit.

Après les Championnats canadiens de canoë-kayak, Bissonnette s’envolera pour les championnats panaméricains, qui se dérouleront à Halifax, à la mi-septembre, ce qui conclura sa saison 2018.

Elle profitera de quelque temps de repos avant d’amorcer la saison 2019, cruciale pour le classement des bateaux canadiens en vue des Jeux olympiques de Tokyo de 2020.

« Je me concentre désormais sur les bateaux d’équipe plutôt que sur les distances individuelles. On a quatre filles qui sont déjà très fortes sur ces distances et je ne suis pas encore assez vite pour le top 10 mondial. Je pagaie le K1 sur 200 m en 40 ou 41 secondes, alors que la championne du monde en titre le fait en 38 secondes. Deux secondes, à ce niveau, c’est immense. Je n’ai pas le niveau, encore ; du moins, cette année. Je l’ai testé en Coupe du monde et j’ai terminé 13e. Ce n’est pas suffisant. Il est préférable de qualifier le K4, avant de décider ce qu’on fera par la suite », a-t-elle analysé.

Les petits plats de maman

À Sherbrooke, Lissa Bissonnette dormira à la maison, profitera des petits plats de maman, et renouera avec ses nombreux amis.

Quant aux compétitions, elle veut se faire plaisir et transmettre sa passion aux plus jeunes.

« Je vais surtout pagayer avec des plus jeunes, afin de leur montrer comment ça se passe. Comme je reviens des Championnats du monde, mon objectif est surtout d’inspirer la relève et les générations futures. Je veux aller en bateaux d’équipes avec eux. Je veux qu’ils me posent des questions, je veux leur donner de mon temps. Et je veux gagner. Mais je suis consciente que plusieurs facteurs de fatigue vont diminuer mes performances, mais comme je suis la gagnante des essais nationaux au K1 200 m, j’ai tout de même confiance en mes habiletés de sprinteuse. »