Alexis Gravel affrontait les Tigres de Victoriaville vendredi soir. Reste à savoir s’il retrouvera son filet samedi à Sherbrooke.

Retour à la maison pour Alexis Gravel

L’Estrie n’est pas étrangère à Alexis Gravel. De passage à Victoriaville et Sherbrooke ce week-end en compagnie des Mooseheads de Halifax, le gardien de but n’effectue qu’une seule visite par année dans la région où il a appris les rudiments de base du hockey : Asbestos.

Fils de l’ancien gardien sherbrookois François Gravel, qui a entre autres évolué avec les Castors de Sherbrooke et les Canadiens de Sherbrooke après avoir été repêché par le CH en 1987, Alexis Gravel en a fait du chemin depuis qu’il est tout-petit.

Né en Allemagne puisque son père portait les couleurs des formations d’Oberhausen et Berlin, Alexis Gravel a ensuite déménagé en Italie pour ensuite revenir au Québec, à Asbestos.

« Mon oncle Richard jouait pour les Aztecs d’Asbestos et mon père venait le voir à l’occasion pour aussi pêcher en région, raconte-t-il. On a donc décidé de s’installer ici. J’ai joué à Asbestos quand j’étais novice et atome et j’ai porté les couleurs des Tigres quand j’étais dans le pee-wee AA. Ensuite, j’ai fait mon bantam à Trois-Rivières, j’ai passé deux ans à Toronto et je visais les rangs universitaires américains jusqu’à ce que les Mooseheads de Halifax me repêchent. Ils ont mêlé les cartes, disons. »

Sélectionné en 6e ronde par les Blackhawks de Chicago cet été, Alexis Gravel espère suivre les traces du paternel et même aller plus loin encore.

S’il partageait le filet la saison dernière avec le gardien de 20 ans Blade Mann-Dixon, cette fois, Gravel a le champ libre.

« J’ai appris beaucoup grâce à Blade. J’aimerais avoir la même constance que lui devant le filet. Je suis arrivé prêt au camp. Je me suis entraîné beaucoup cet été et je me sens bien entouré avec la venue d’Éric Veilleux à la barre de l’équipe et l’ajout d’un nouvel entraîneur des gardiens. J’ai eu ma part de blessures et je suis content de voir que tout va bien cette saison avec les Mooseheads », confie le portier de 18 ans.

Gravel a vécu la pression liée à la saison d’admissibilité au repêchage de la LNH l’an dernier et cette fois, il devra faire face à celle liée à la participation assurée à la Coupe Memorial puisque le tournoi aura lieu à Halifax, ce qui offre aux Mooseheads un billet de participation garanti.

« On ne pense pas du tout à ça. On prend un match à la fois et c’est la raison pour laquelle on a une fiche de neuf victoires et deux défaites. Quand je connais des soirs plus difficiles, l’équipe lève son jeu d’un cran et l’inverse et aussi vrai. »

Raphaël Lavoie est en feu

Gravel compte sur une équipe arrivée à maturité. Même les plus jeunes sont vus comme des espoirs de premier plan. Pensons entre autres à Raphaël Lavoie, considéré comme un choix potentiel de première ronde au prochain encan de la LNH.

Ce dernier aura donc deux fois plus de pression sur ses épaules : celle du repêchage et celle de la Coupe Memorial.

« Il n’a pas à penser à cette pression, qui est inutile, croit Alexis Gravel. Il est bon, il est une bonne personne et il doit simplement adopter son style de jeu et tout ira bien pour lui. »

Lavoie sera l’un des nombreux joueurs à surveiller dans l’affrontement entre le Phœnix et les Mooseheads, samedi.

« Je connais un bon début de saison, à l’image de celui de l’équipe, souligne celui qui avait déjà neuf buts en dix parties avant son affrontement de vendredi face aux Tigres de Victoriaville. On doit travailler fort pour avoir du succès et c’est ce que l’on fait. Même si c’est une saison spéciale pour moi, je ne l’aborde pas autrement. Je sais que les Mooseheads forment une bonne équipe et les conditions sont idéales pour avoir du succès. Je suis content de me retrouver dans un beau marché comme celui de Halifax. On a du plaisir et on est traités en professionnels. Je ne peux pas demander mieux. »