Après une série de sept revers, le Phoenix a connu une séquence de neuf matchs sans défaite en temps réglementaire pour s’approcher à cinq points du premier rang.

Respirez, chers fans

COMMENTAIRE / Tous les amateurs connaissent l’expression : dans le hockey, ça change vite. Tout change vite en fait. Le pointage d’un match, l’allure d’une saison, les alignements.

Il suffit aussi de se tourner vers le Canadien pour assister au même scénario. On ne donnait pas cher de la peau des joueurs du CH il n’y a pas si longtemps. Carey Price a finalement retrouvé son filet et sa confiance. Une confiance qui semble contagieuse, parce que, soudainement, les amateurs qui demandaient la tête du capitaine, du gardien numéro 1, du directeur général et de l’entraîneur encensent maintenant le CH. Leur chaise est déjà sur Sainte-Catherine, à nous la coupe!

Voyez ce que peut faire un gain de 10-1 contre les Red Wings de Detroit. Ou bien quelques blanchissages de notre Carey.

Heureusement, l’espoir est revenu. Les scalpers sont les premiers à s’en réjouir : ils ne roulaient pas sur l’or durant les dernières semaines. S’ils avaient de la difficulté à vendre leurs billets sous le prix coûtant. Maintenant, on se les arrache.
Cette bipolarité, on ne la retrouve pas seulement à Montréal, mais bien partout. Dont à Sherbrooke.

Lorsque le Phoenix connait un passage à vide, ça sent le déménagement. Le directeur général ne connait rien à la gestion du hockey. Les joueurs devraient miser sur l’école plutôt qu’espérer une carrière professionnelle. Aujourd’hui, ils ne sont qu’à trois victoires d’être les meilleurs du circuit.

Comme plusieurs, je ne suis tout simplement plus capable de lire les commentaires des chialeux sur Facebook sous les nouvelles concernant les insuccès d’une équipe. Surtout les nouvelles sur le Canadien.

Vous vous reconnaissez? Ne vous en faites pas. Les chroniqueurs sont comme vous. À RDS, à TVA Sports, dans les médias écrits traditionnels, les blogs, bref, partout.

Parmi eux, on retrouve d’anciens joueurs de hockey. Pas les meilleurs bien souvent. Ceux qui ont reçu leur lot de critiques et qui maintenant sont payés pour critiquer. Donc ils beurrent épais. Surtout quand ça va mal. Mais aussi quand ça va bien. Toujours trop. Ils flirtent avec les extrêmes. Parce que ça vend des copies et que ça fait augmenter les cotes d’écoute j’imagine.

Comme vous, comme moi, les équipes ou les joueurs connaissent des hauts et des bas dans la vie. Ils peuvent parfois atteindre le fond du baril. Un peu plus tard, ils se retrouvent au sommet. Ils finissent toujours par s’en sortir. Ou presque.

Soyez zens, mes amis. Je le sais que le hockey est une religion ici au Québec. Le CH est un peu à nous après tout. On prend ça au sérieux. D’ailleurs, on devrait faire la même chose avec les vrais enjeux de notre société, les prendre au sérieux. Le hockey n’est qu’un sport. Alors respirez, chers fans.