Grâce à Julien Pinsonneault, Sébastien Brien, Samuel Beauvais, Mathieu Ladouceur et Francis Labrecque, le Canada est maintenant détenteur de la médaille de bronze au dernier Championnat mondial de raquette qui s’est déroulé en Italie.

Raquette : le Canada remporte le bronze grâce à l’Estrie

MAGOG — Le Canada, représenté par cinq coureurs de Magog et Sherbrooke, misait sur la qualité plutôt que la quantité au Championnat mondial de course de raquette disputé en Italie. Le Canada n’allait pas passer inaperçu pour autant puisque Francis Labrecque, Samuel Beauvais, Julien Pinsonneault, Sébastien Brien et Mathieu Ladouceur ont permis à leur pays de grimper sur la troisième marche du podium dans la course par équipe.

Il va sans dire que la délégation canadienne, pour ne pas dire estrienne, est revenue enchantée de sa participation à ce championnat mondial qui a regroupé quelque 2500 raquetteurs, dont environ 400 dans la division élite.

Les trois meilleurs chronos de chaque pays étaient retenus pour déterminer le chrono officiel et leur position au classement. Les trois meilleurs temps sur le parcours de huit kilomètres pour l’équipe canadienne ont été ceux de Francis Labrecque (31 m 31 s), Julien Pinsonneault (32 m 53 s) et Samuel Beauvais (32 m 54 s) qui ont terminé respectivement 10e, 12e et 13e. Pas très loin derrière, Sébastien Brien (34 m 11 s) et Mathieu Ladouceur (35 m 42 s) ont suivi au fil d’arrivée en prenant le 22e et le 32e rang respectivement.

Première réunion

Pour les cinq coureurs du drapeau unifolié il s’agissait d’une première réunion pour une course de raquette. « On se connaît tous, mais on s’entraîne chacun de notre côté. Julien et moi, c’est plus fréquent de courir ensemble. D’ailleurs, c’est à la suite de notre invitation que Francis, Sébastien et Mathieu ont accepté de nous suivre en Italie », a révélé Samuel Beauvais.

« Samuel et moi avions participé à ce championnat mondial un an plus tôt en Espagne. Nous avions terminé en quatrième place, mais nous étions les seuls du Québec dans notre équipe. On a dit qu’il fallait y retourner avec des coureurs plus expérimentés et on avait juste à regarder dans notre cour pour compléter notre équipe. On a pu s’entraîner ensemble durant les Fêtes au mont Orford, mais avec l’hiver que nous avons, on a pu s’entraîner que sur des parcelles de neige », a souligné Julien Pinsonneault.

Surprise

Une surprise de taille attendait tous les participants en débarquant à Val di Non dans le nord de l’Italie, lieu de la compétition. Il n’y avait pas de neige au sol. « En survolant les lieux on voyait bien que la neige était totalement absente, pas un seul flocon », explique Pinsonneault.

La solution passait donc par de la fabrication de neige artificielle. Un parcours de 3, 5 a été construit. « Il fallait faire ce parcours deux fois et on entrait dans un petit village pour le dernier kilomètre. C’était spécial et surréaliste comme décor, mais il fallait se concentrer sur notre course. C’était plus granuleux qu’à l’habitude, mais par nécessairement plus difficile », a mentionné Beauvais.

L’an prochain, le championnat mondial se déplacera au Japon. Depuis deux ans, les athlètes canadiens défraient la totalité de leurs dépenses. « On aimerait bien recevoir un appui de la fédération canadienne qui est actuellement en croissance. Le Japon, ce n’est pas à côté », a fait valoir Pinsonneault.

Il y a des aventures qui n’ont pas de prix. Cette médaille de bronze en Italie en fait maintenant partie.