Alexandre Roy-Boulanger est gérant du commerce Imaginaire, situé au Carrefour de l’Estrie. Il pose avec une boîte de carte de hockey de la série Upper Deck.
Alexandre Roy-Boulanger est gérant du commerce Imaginaire, situé au Carrefour de l’Estrie. Il pose avec une boîte de carte de hockey de la série Upper Deck.

Qui a la carte d’Alexis Lafrenière?

Sébastien Lajoie
Sébastien Lajoie
La Tribune
SHERBROOKE — Alexandre Roy-Boulanger n’a pas pris de chances. Il a commandé des caisses, et des caisses de boîtes de la toute récente série de cartes de hockey de la marque Upper Deck. Les prochaines semaines, tout juste avant Noël et un possible retour des activités dans la LNH en janvier, vont attiser l’intérêt du collectionneur de cartes, croit-il. Et pour une excellente raison.

Les collectionneurs, ou tout simplement les curieux, étaient nombreux à visiter la boutique l’Imaginaire, située au Carrefour de l’Estrie, lors du passage de La Tribune.

Derrière le comptoir vitré du commerce, deux piles bien alignées de boîtes en carton contenant des dizaines et des dizaines de boîtes de paquets de cartes de hockey, avec la vedette des Oilers d’Edmonton sur le dessus.

Mais ce qui attire les curieux, c’est la carte high gloss d’Alexis Lafrenière.

Cette dernière n’a été imprimée qu’à 10 reprises, dans le monde entier. Elle montre le premier choix du dernier repêchage de la LNH dans son uniforme des Rangers de New York.

Et pour mousser le buzz autour de la rareté de cette carte, la chaîne Imaginaire offre 10 000 $ pour quiconque trouvera la fameuse carte high gloss d’Alexis Lafrenière.

« Quelqu’un nous a appelés cette semaine, en nous demandant si c’était vrai, qu’on offrait 10 000 $ pour cette carte-là. Il disait l’avoir. Je ne sais pas si c’est vrai. Si c’est de la bonne carte dont il parlait. Puisqu’il y a une autre carte de Lafrenière disponible, dans cette série 1 d’Upper Deck », explique Alexandre Roy-Boulanger, gérant chez Imaginaire.

« Lafrenière a aussi une carte dans la série Young guns et déjà, cette carte se vend entre 300 $ et 400 $ sur E-Bay. L’engouement est très fort. On a déjà vu un engouement comme ça, dans le passé, avec l’arrivée de Sidney Crosby dans la LNH, mais là c’est plus fort, puisque c’est un Québécois qui a été le premier choix au repêchage de la LNH, ce qui ne s’était pas vu depuis 2003 (le gardien Marc-André Fleury) ».

Le marché des cartes sportives connaît un regain, surtout depuis que la compagnie américaine Upper Deck a acheté ses principales rivales dans le domaine.

C’était d’ailleurs cette multiplication de compagnies qui imprimaient et qui distribuaient des cartes sportives, dans les années 1980 et 1990, qui ont fait chuter la valeur des cartes, et l’intérêt des amateurs.

Et le confinement lié à la pandémie de la COVID-19 a ravivé cette passion pour la collection des cartes sportives, dit Alexandre Roy-Boulanger.

« Il y a un engouement pour l’achat de cartes sportives en général, depuis le début du confinement, les gens se cherchent des passe-temps. C’est très fort au basketball aussi, avec les jeunes vedettes comme Zion Williams, qui a fait son entrée l’an passé. »

« L’intérêt a toujours été là, mais il est encore plus présent cette année, surtout au hockey. La cuvée de repêchage de 2020 est meilleure que celle de 2019. L’an passé, Cale Makar a surpris, en gagnant le trophée de la recrue de l’année. Le défenseur Quinn Hughes a aussi bien fait, mais le premier choix Jack Hughes a eu plus de difficultés à s’imposer. Si Alexis Lafrenière est aussi bon qu’on le dit, la valeur de ses cartes ne va qu’augmenter. »

« Voilà pourquoi chez Imaginaire, on a décidé de créer un buzz, de dire aux gens, si vous découvrez la carte d’Alexis Lafrenière high gloss, on vous offre 10 000 $. J’ai donc passé une bonne commande pour la série 1 d’Upper Deck. Mais Sherbrooke n’est pas l’un des gros marchés pour les cartes sportives au Québec. À Québec, cette semaine, ça faisait la file pour acheter des cartes », précise le gérant.

« Les gens achètent ça par caisse. Chaque caisse contient 12 boîtes à 174 $ (taxes incluses), alors on doit limiter les achats à une caisse par personne. 10 000 $ pour une carte, ça peut être un bon coup d’argent! Mais si c’est un collectionneur qui l’attrape, il sera peut-être davantage tenté de la garder et d’espérer que sa valeur grimpe. Ces gens ont généralement les moyens d’attendre! »

Pour l’instant, par contre, la fameuse carte d’Alexis Lafrenière n’a pas encore été déballée. Ce n’est par contre qu’une question de temps.

Un rendez-vous pour les collectionneurs

À ce sujet, précisons qu’un rendez-vous de collectionneurs de cartes sportives est organisé cette fin de semaine aux Galeries Quatre-Saisons.

Plusieurs kiosques seront occupés par des passionnés afin de montrer leurs collections, de vendre, d’acheter ou de tout simplement échanger leurs cartes.

L’événement se déroulera samedi et dimanche, de 9 h à 15 h