Le tournoi de Golf du Phoenix permet d’amasser 30 000 $ pour le fonds d’études des joueurs de l’équipe. En 2019, l’événement avait été lancé par Nathaël Roy, Stéphane Julien, Maxime Saumier-Demers, Louis-Francois Morel, Benjamin Tardif et Jocelyn Thibault.
Le tournoi de Golf du Phoenix permet d’amasser 30 000 $ pour le fonds d’études des joueurs de l’équipe. En 2019, l’événement avait été lancé par Nathaël Roy, Stéphane Julien, Maxime Saumier-Demers, Louis-Francois Morel, Benjamin Tardif et Jocelyn Thibault.

Que des tempêtes après le calme dans la LHJMQ

CHRONIQUE / Tout allait comme sur des roulettes dans la LHJMQ. Surtout à Sherbrooke. Mais depuis quelques semaines, le ciel lui tombe sur la tête. Il n’y a plus de calme. Que des tempêtes. 

Enfin, le Phœnix de Sherbrooke pouvait espérer encaisser quelques dollars à mettre de côté grâce à une saison des plus exceptionnelles. On retrouverait peut-être même le Phœnix encore en action à la Coupe Memorial actuellement. 

« Si on allait gagner la finale? On ne le sait pas, mais on aurait tout fait pour gagner. »

Voilà ce que les joueurs du Phœnix répondent. 

Avec l’arrivée de la COVID-19, pas de fin de saison. Pas de séries. Pas de Coupe Memorial. Pas de repêchage à Sherbrooke. Pas de chance.

Pendant que j’étais en train de me demander ce qui allait bien se passer avec le Tournoi de golf du Phœnix, qui sert à amasser près de 30 000 $ pour le Fonds d’études des joueurs de l’équipe, voilà que la Ligue canadienne de hockey annonçait qu’une entente était intervenue entre les équipes de la LCH et un groupe de joueurs ayant entamé des recours collectifs en 2014 afin que les hockeyeurs soient payés selon les normes du travail.

C’est donc dire que les 60 équipes de la LCH, dont les 18 clubs de la LHJMQ, devront débourser un montant de 30 millions de dollars aux joueurs plaignants qui évoluaient dans le circuit de 2011 à 2018.

Un dur coup sur les finances des organisations fragiles en ce temps de pandémie, puisqu’elles devront payer un montant de 250 000 $ par formation, pour un total de 15 millions. 

Les autres 15 millions, les assureurs de la LCH s’en chargeront. 

À la perte de revenus liée à la fin de saison abrupte et à l’annulation des séries s’ajoute une prochaine saison difficile financièrement avec cette crise économique qui semble vouloir poindre à l’horizon et ce fameux chèque de 250 000 $ par club.

Ouch...

La bonne nouvelle dans toute cette histoire est que certains joueurs songent à remettre leur chèque au Fonds d’études des joueurs. 

Quelle belle idée pour ceux qui peuvent se le permettre! Ce geste représente une magnifique marque de solidarité entre joueurs.

Même si l’organisation du Phœnix espérait encore tenir son tournoi de golf cette année, mais beaucoup plus tard en été, rien n’est certain. Tout dépend des décisions du gouvernement, sachant que la reprise du golf est amorcée au Québec.

Sans tournoi de golf, un trou béant devra être comblé dans le Fonds d’études des joueurs. Sans aide de personne, les actionnaires devront probablement mettre la main dans leur poche. Encore une fois.

Une idée de Georges Guilbault 

L’ancien dirigeant des Castors, des Jets et des Canadiens de Sherbrooke, Georges Guilbault, m’a soumis une idée il n’y a pas si longtemps en ce qui concerne le Phœnix de Sherbrooke. 

Celui qui a également connu une carrière de joueur professionnel amenait la possibilité que la Ligue canadienne de hockey puisse souligner la première place du Top 10 de la LCH en rédigeant un mémorial dans lequel serait consignée la saison mémorable du Phœnix de Sherbrooke, champion de la LHJMQ, mais aussi des champions de la saison régulière de la OHL et de la WHL, les trois ligues de hockey junior majeur au Canada. 

Tout cela afin que la saison 2019-2020 ne tombe pas dans l’oubli, et ce, malgré les 63 matchs disputés sur une saison de 68 parties.

Ce qui permettrait de ne pas laisser la mention « aucun champion » dans la colonne de 2020 du tournoi de la Coupe Memorial.

Aucun Phoenix parmi les étoiles

Comment expliquer l’absence des joueurs du Phœnix au sein de la première équipe étoile de la LHJMQ? 

Pas d’Alex-Olivier Voyer, pas de Samuel Poulin et surtout, pas de Félix Robert ou de Samuel Hlavaj. 

Sans rien enlever aux Bergeron, Spence, Mandolese, Lafrenière, Sokolov ou Khovanov, le Phœnix aurait dû avoir au moins une toute petite place au sein de l’alignement étoile. 

D’un autre œil, on pourrait croire que les 106 points récoltés en 63 matchs sont finalement le fruit d’un effort collectif...