TriMemphré Polar de Magog

Que des gagnants au 23e TriMemphré

Tout près de 2400 triathlètes avaient envahi Magog pour le 23e TriMemphré Polar. Autant d’athlètes pour qui leur compétition de la fin de semaine pouvait être révélatrice pour la suite des choses. Au-delà des temps réalisés, chaque athlète avait sa façon d’analyser et d’évaluer sa performance.

À sa première participation à la Coupe du monde ITU paratriathlon, la jeune Lyne-Marie Bilodeau de Deauville, 17 ans seulement, était heureuse de ne pas s’être laissée impressionnée. « Au départ à la nage, j’étais un peu anxieuse. Tous ceux et celles qui m’entouraient étaient expérimentés et parcourent le monde. Moi la petite recrue, après quelques années en dehors du triathlon, je tremblais un peu. D’ailleurs, j’ai nagé 100 mètres de plus que le parcours prévu. J’ai quand même réalisé mon meilleur temps sur 750 mètres. En vélo, c’était un peu glissant avec la pluie du matin (samedi) et j’ai eu des crampes. J’ai quand même assez bien géré le parcours de 20 kilomètres, mieux en tout cas qu’à la course à pied où les cinq kilomètres me paraissaient sans fin. Mais je me disais que je commençais à avoir du kilométrage dans les jambes. J’ai insisté pour maintenir le cap. Mes transitions étaient excellentes. J’étais vraiment contente d’avoir tenu le coup. J’ai terminé première dans ma catégorie chez les femmes, mais c’était secondaire. Je voulais juste vivre l’expérience de ma première compétition sur le circuit de la Coupe du monde, voire si j’avais ma place. J’ai ma réponse et c’est positif », a confié Lyne-Marie Bilodeau qui avait des bons mots pour toute son équipe qui la supporte et aussi pour René Pomerleau, le directeur de course du TriMemphré.

« Nous sommes chanceux à Magog d’avoir un organisateur comme monsieur Pomerleau, que ce soit pour le triathlon ou le ski de fond. On vit de belles choses grâce à lui et son équipe. »

Élizabeth Lemieux

Élizabeth Lemieux, de Hatley, avait aussi une grosse commande sur les bras à sa première présence sur le circuit panaméricain CAMTRI. À 17 ans seulement, l’espoir du Club de triathlon Memphrémagog était parmi les plus jeunes à la ligne de départ. « Il y avait des filles U23 à mes côtés. Je n’avais donc pas d’attente ici à part aller chercher de l’expérience. J’en sais maintenant un peu plus sur le travail qui m’attend. Je suis satisfaite de ma performance en général », a mentionné celle qui a pris le 28e rang sur 40 au classement général élite femmes.

Son entraîneur Daniel Soucy a parlé d’une course très honorable. « Ce fut une course riche en apprentissage. Nous avions établi un plan de course qui a été respecté. La natation est toujours imprévisible et peut-être aurions-nous souhaité un meilleur classement à la sortie de l’eau. Élizabeth peut marcher la tête haute. »

En attente d’une opération à un hanche, ayant considérablement réduit son entraînement, le Magogois Bernard Tourigny, un habitué de l’épreuve Ironman, s’est tourné vers la distance sprint. La victoire lui a glissé entre les doigts par huit secondes. « Je fais ça pour le plaisir dans ma condition actuelle. Je crois qu’il manquait des gros canons sur le sprint », a confié un Bernard Tourigny très humble.

Somme toute, il y avait 2400 gagnants en fin de semaine au TriMemphré Polar. Et autant d’athlètes en bonne condition physique.