Charles Hamelin, qui compte déjà médailles olympiques à son palmarès, n'est qu'à une médaille d’égaler la marque canadienne de Marc Gagnon et François-Louis Tremblay en patinage courte piste.

Une occasion pour Hamelin de marquer l’histoire

MONTRÉAL — Charles Hamelin sait que les Jeux de PyeongChang sont une occasion pour lui de marquer l’histoire de l’olympisme canadien. Il soutient toutefois qu’il ferait une erreur s’il arrivait en Corée du Sud en affirmant pouvoir tout gagner.

Patinage de vitesse Canada a dévoilé mercredi son alignement final en courte piste en prévision des prochains jeux, qui auront lieu du 9 au 25 février. Hamelin (Sainte-Julie), Samuel Girard (Ferland-et-Boilleau), Kim Boutin (Sherbrooke) et Marianne St-Gelais (Saint-Félicien) seront les plus occupés lors de la quinzaine olympique, eux qui participeront à toutes les épreuves du programme.

Hamelin a déjà quatre médailles olympiques à son palmarès, trois d’or et une d’argent. Il n’est plus qu’à une médaille d’égaler la marque canadienne de Marc Gagnon et François-Louis Tremblay en patinage courte piste, et à deux médailles de rejoindre Cindy Klassen et Clara Hughes en tant qu’athlètes le plus décorés de l’histoire du Canada aux Olympiques.

Plus d’opposition

Lors des quatre arrêts de la Coupe du monde cet automne, Hamelin a remporté une fois l’or (1500 m, à Séoul), et une fois le bronze (1500 m, à Dordrecht, aux Pays-Bas). Il a ajouté deux médailles d’or et une de bronze au relais.

«Le milieu du patinage courte piste a beaucoup changé depuis quatre ou cinq ans», a raconté Hamelin, qui est maintenant âgé de 33 ans. «Il y a peut-être une vingtaine d’athlètes qui peuvent espérer gagner une médaille aux Jeux olympiques. Avant, il y en avait seulement cinq ou six qui sortaient du lot. C’est donc plus difficile de gagner une médaille. Personne ne peut arriver là-bas avec l’assurance de pouvoir gagner deux ou trois, ou même une seule médaille. Il faut être parfait à chaque course. Chaque petite erreur est amplifiée.»

Hamelin en sera à ses quatrièmes Jeux olympiques, lui qui avait fait ses débuts en 2006, à Turin. Il est conscient de sa place dans l’histoire, mais il ne tient pas à s’en faire inutilement avec ses résultats à venir en février.

«Le passé est écrit, c’est à moi, et on ne peut pas me l’enlever. Je vais prendre ma retraite après ces jeux-là, mais ce ne sont pas les Jeux de PyeongChang qui vont définir ma carrière. La carrière de Charles Hamelin a été plus grande que les 10 jours là-bas.»

Girard est le seul autre patineur canadien à avoir gagné des médailles individuelles cet automne, avec une de chaque couleur (or au 500 m, argent et bronze au 1000 m). Hamelin et lui participeront aux épreuves de 500 m, 1000 m et 1500 m à Pyeongchang.

Charle Cournoyer, de Boucherville, a obtenu la troisième place disponible au 1000 m et Pascal Dion, de Montréal, celle au 1500 m. Les quatre patineurs seront accompagnés par François Hamelin, de Sainte-Julie, dans l’équipe de relais.

Toutes les filles dans la lutte

Du côté féminin, Boutin et St-Gelais participeront également aux trois épreuves individuelles. Elles ont brillé lors des Coupes du monde de l’automne, accumulant 10 médailles individuelles.

Boutin a mené la charge avec trois médailles d’or, autant d’argent et une de bronze. St-Gelais en a gagné une de chaque couleur. Valérie Maltais, de Saguenay, est également montée sur la deuxième marche du podium à une reprise, au 1500 m.

«On est toujours dans la lutte pour gagner, c’est presque du jamais vu», a mentionné l’entraîneur de l’équipe féminine, Frédéric Blackburn. «Depuis trois ans, on faisait une préparation en vue de cette saison-ci avec l’objectif d’avoir des filles dans les finales A, et qu’elles soient compétitives dans les finales A. On est content, ç’a fonctionné!

«On n’a pas vraiment de chiffre en tête, mais on a des chances de médailles sur chaque distance. Marianne et Kim sont constantes. Val l’est moins, mais elle va arriver à cette compétition-là à son top et tout peut arriver.»

Maltais participera aux épreuves de 1000 m et de 1500 m, alors que Jamie MacDonald, de Fort St. James, en Colombie-Britannique, sera à la ligne de départ du 500 m. Kasandra Bradette, de Saint-Félicien, complétera la formation lors du relais.