Laurie Blouin a fait une chute à l'entraînement, au Parc à neige Phoenix de Bokwang, vendredi.

Laurie Blouin reçoit son congé de l'hôpital

PYEONGCHANG — Victime d’une chute à la fin d’une descente d’entraînement, vendredi matin (jeudi soir, heure du Québec), la planchiste Laurie Blouin a été transportée à l’hôpital régional de Bokwang, près du Parc à neige Phoenix. N'ayant subi qu'une coupure au visage, elle a obtenu son congé quelques heures plus tard.

L’athlète de Stoneham était à l’entraînement en prévision de l’épreuve de slopestyle, dont la finale est prévue mardi (lundi soir au Québec). La ronde de qualification a eu cependant lieu la veille, tout juste avant la finale des hommes.

Selon les informations rapportées par Radio-Canada et la Presse canadienne, elle a effectué une vilaine chute lorsque sa planche s’est coincée dans une fissure en fin de parcours à la suite de l’atterrissage d’un double saut périlleux. Les secouristes sont venus à sa rescousse et ils ont utilisé une civière pour la sortir de l’aire d’arrivée.

«Elle a été transportée à l’hôpital, le médecin de l’équipe l’a accompagnée. Elle était éveillée», a raconté au Soleil Brendan Matthews, l’attaché de presse de l’équipe canadienne de snowboard au sujet de la jeune femme de 21 ans.

Plus tard en milieu d’après-midi (en pleine nuit, au Québec), le Comité olympique canadien a publié le communiqué suivant :

«La planchiste canadienne Laurie Blouin a fait une chute à l’entraînement, ce matin. Elle a été transportée à l’hôpital régional par précaution. Elle est consciente et alerte, et elle est en route vers le Village [des athlètes] en compagnie d’un médecin de l’équipe. On continuera à surveiller son état», laissait-on savoir.

Championne du monde en titre de slopestyle, Laurie Blouin est inscrite à cette épreuve et à celle de Big Air aux Jeux olympiques. Il n’y avait pas encore de confirmation à savoir si elle pourrait participer ou non à son double rendez-vous olympique.

«J'ai un bon feeling»

Plus tôt cette semaine, Le Soleil avait rencontré une planchiste souriante, détendue et peu nerveuse. Elle avait même de bons mots pour le parcours de Bokwang.

«J’ai un bon feeling, je le sens bien», nous disait-elle au terme de la conférence de presse de l’équipe de snowboard, où le miraculé Mark McMorris était encerclé de médias.

Blouin voyait la séance de qualification comme une étape importante, mais la finale restait son objectif principal.

«Je me bats pour une médaille, alors je vais m’en garder un peu [pour la finale]. J’ai des sauts dans ma tête, dont un que j’ai fait en camp d’entraînement qui n’est pas encore constant. Ce serait pratique s’il pouvait l’être», ajoutait-elle à ce moment.

Laurie Blouin n’est pas accompagnée par des membres de sa famille, à PyeongChang. Sa mère devait assister à l’épreuve de Big Air, le 23 février, mais avait changé d’idée depuis et voyait à l'organisation d'un rendez-vous de parents et amis à la station touristique Stoneham.

«J’aime quasiment autant qu’elle ne soit pas là, je me serais trop préoccupée que tout soit correct pour elle», disait Laurie, mercredi, sans savoir que le contraire surviendrait.