Entourée d’autres médaillés du Québec, dont à l’avant-plan Charles Cournoyer, Pascal Dion, Charles Hamelin et Samuel Girard, Kim Boutin était tout sourire, elle qui a gagné trois médailles.

Kim Boutin rentre au pays triomphante

Des cris, des applaudissements, des larmes de joie, des rires, des câlins et des félicitations s’entremêlaient joyeusement, lundi soir, à l’aéroport Pierre-Elliott Trudeau de Montréal, où de nombreux membres des familles d’athlètes étaient venus accueillir « leurs » Olympiens de retour de Corée du Sud.

De ces athlètes, on comptait deux Sherbrookois, la triple médaillée Kim Boutin et le patineur Alex Boisvert-Lacroix, qui est rentré au pays les mains vides.

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Visiblement fatigués, les Olympiens n’en ont pas moins été plus généreux les uns que les autres, signant de nombreux autographes et prenant un grand nombre de photos avec leurs partisans venus de partout au Québec.

La fébrilité était palpable et les frissons garantis lorsque les Canadiens se sont pointés le nez dans le hall de l’aéroport.

La patineuse de vitesse sur courte piste Kim Boutin semblait heureuse de rentrer au pays après deux semaines intensives de compétitions. « Ça fait du bien! Pour l’instant, j’ai seulement besoin de prendre du temps pour moi avec ma famille afin de reprendre de l’énergie pour le championnat du monde qui s’en vient », a-t-elle lancé.

Les Jeux de PyeongChang ont été émotifs pour Kim Boutin, qui a remporté une médaille d’argent et deux de bronze.

« On me disait souvent que les Olympiques, c’était gros, qu’il y avait beaucoup d’émotions et que c’était difficile à gérer, continue-t-elle. Au départ, ça ressemblait à une compétition normale, mais plus ça avançait, plus il y avait des émotions. Il y a eu des hauts et des bas. Je m’étais bien préparée à vivre ça. »

Avec ces performances, l’athlète de 23 ans pourrait bien inspirer d’autres jeunes. Selon le Club de patinage de vitesse de Sherbrooke (CPVS), les inscriptions augmentent d’ailleurs de 20 % après les années olympiques.

Kim Boutin en compagnie de sa grand-mère.

Il n’y a pas si longtemps, Kim Boutin ne pensait pas devenir le modèle de plusieurs jeunes qui rêvent de participer aux Jeux olympiques. « Si je peux entraîner cette vague-là, je vais être contente, confie Boutin. Moi aussi j’ai eu des inspirations dans le passé. On connait le pedigree de Sherbrooke. C’est certain qu’on rêve un peu de devenir cette inspiration », a-t-elle souri.

Malgré la fermeture de ses réseaux sociaux à la suite de la réception de plusieurs messages haineux, la Sherbrookoise a senti l’appui des gens de sa patrie tout au long de l’aventure sud-coréenne.

« Je n’avais pas accès à mes réseaux sociaux, mais j’entendais quand même que les gens de Sherbrooke étaient assez présents. Mes parents et mon frère me racontaient comment ça se passait à Sherbrooke, donc j’ai senti les encouragements », relate-t-elle.

La patineuse de vitesse était contente de voir qu’une délégation sherbrookoise s’était déplacée pour la saluer et la féliciter. La seule triple médaillée du Canada était tout sourire lorsqu’elle a vu ses grands-parents lui tendre des roses à l’aéroport « Je suis assez surprise, c’est le fun, a-t-elle commenté. Que ma famille et le CPVS soient descendus, ça me fait chaud au cœur! »

De son côté, la mère de Kim Boutin a bien hâte d’avoir un moment seul à seul avec sa progéniture. « On a eu la chance de la serrer dans nos bras à quelques reprises à PyeongChang, a affirmé Lucie Bilodeau. On la partage encore aujourd’hui, mais éventuellement, elle va nous revenir! », poursuit-elle, la fierté dans les yeux.