Vincent De Haître après sa course au 1000 mètres en patinage de vitesse longue piste.

De Haître vise maintenant les Jeux d’été

GANGNEUNG — Grippé et blessé à un talon, le Franco-Ontarien Vincent De Haître n’a pas été en mesure de patiner à sa juste valeur à PyeongChang.

«Je toussais à la ligne de départ, j’ai eu un rhume il y a trois jours et je l’ai encore, on peut l’entendre un peu. En plus d’avoir mal à la jambe, ça n’aide pas. Dans les circonstances, mon objectif était de vivre l’expérience olympique, d’y participer, de faire de mon mieux, et c’est exactement ce que j’ai fait. À Sotchi, j’avais terminé 20e, et ici, j’ai fini 19e, donc je vois une amélioration», disait en souriant celui qui a fait un chrono de 1:09,79.

De Haître souffre à chaque pas qu’il fait depuis qu’il s’est blessé. Le seul moment où il n’a pas de douleur, c’est en faisant du vélo à faible intensité.

«Ça ne fait pas une bonne préparation… Ça fait mal, mais c’est ça, la vie. J’étais une seconde plus lent que d’habitude dans le 1000 m et plus de deux secondes dans le 1500 par rapport à mes temps habituels. Mais je suis jeune, j’ai cinq autres Jeux olympiques dans le corps, été comme hiver, si je veux. J’ai juste acquis plus d’expérience et vous pouvez vous attendre à me voir beaucoup dans le futur», prédisait celui qui a renoncé à participer au Mondial Sprint, la semaine prochaine, à Minsk, en Biélorussie.

En plus du patinage de vitesse, il pratique le vélo sur piste. Il a été deux fois champion canadien sur 1000 m et il a participé aux Jeux du Commonwealth dans cette discipline. «Il faut que je me classe [sur l’équipe canadienne], mais je pense avoir les capacités pour le faire. J’ai hâte de m’essayer. J’aimerais passer l’été [prochain] là-dedans, si tout va bien, et y rester jusqu’aux Jeux [de Tokyo, en 2020]», espérait l’athlète de 23 ans.

Patineur et cycliste, pourquoi pas? «Je suis un athlète avant tout, et je vais compétitionner dans ce que je suis bon. Si je finis par l’être au vélo, je pourrais faire deux ans là-dedans et revenir ensuite au patin pour faire les prochains Jeux de Pékin [2022]. En fait, j’aimerais faire ça le plus de fois possible parce je veux faire un maximum de Jeux olympiques.»

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DUBREUIL A SOUFFERT

Laurent Dubreuil l’admettait : il n’a pas eu la partie facile dans le 1000 m, vendredi, où il a pris le 25e rang. À sa décharge, il n’avait pas effectué une seule course en Coupe du monde sur cette distance, cette saison. Il n’en avait fait qu’une lors des sélections olympiques, en janvier. «Ç’a été difficile, le dernier tour a fait mal. J’ai cassé plus vite que j’aurais voulu», analysait le patineur de Saint-Étienne-de-Lauzon. «Je n’étais pas classé pour le 1000 m en Coupe du monde, mais l’avoir été, je l’aurais fait. Il s’agit de l’un de mes objectifs de me mettre au niveau [sur le 1000] dans les prochaines années. La saison passée, j’avais fait 8e aux Championnats du monde et 6e au Mondial Sprint. De ne pas en avoir fait, comme ça, c’est sûr que ce n’est pas facile. Je n’avais pas d’objectif de rang, mais de temps. J’aurais été content de 1:09,70 mais à 1:10,03, il m’en manque un peu», résumait celui qui sera  au Mondial Sprint dans huit jours.