François Proulx et Brian Massie, de l’entreprise 1200°, présentent la machine qui permettra de désinfecter les deux villages olympiques du Canada pendant les Jeux de PyeongChang.

À la conquête des bactéries!

Trois-Rivières — Pourtant bien loin des feux de la rampe, une entreprise de la région jouera un rôle crucial dans les succès des athlètes canadiens pendant les Jeux olympiques de PyeongChang. Basée à Trois-Rivières, 1200° a en effet décroché le délicat contrat d’assurer la désinfection des deux villages olympiques canadiens.

C’est une technologie développée en Floride et acquise il y a deux ans par 1200° qui a charmé le Comité olympique canadien, pour qui la santé représente un enjeu incontournable pendant les Jeux olympiques.

Le produit consiste en un fusil chargé en électrostatique qui répand du péroxyde d’hydrogène avec une rapidité et une efficacité remarquables, grâce à des gouttelettes ionisées.

Lors des plus récents Jeux olympiques, présentés à Rio en 2016, la pollution et la contamination avaient causé quelques maux de tête au COC. Ainsi, les dirigeants canadiens étaient à la recherche d’une solution durable pour assurer un environnement sain à l’ensemble de la mission canadienne.

C’est à ce moment que Brian Massie, chargé de projet chez 1200°, est entré scène. Par l’entremise du Trifluvien Éric Myles, il est entré en contact avec le COC, à qui il a présenté le précieux outil de décontamination. «C’est un produit qui élimine 99,9 % des bactéries, avec un temps de contact d’une minute. Et en tout, ça prend une dizaine de minutes avant de réintégrer la pièce en raison de l’odeur dégagée par le produit. On leur a proposé cette solution rapide et efficace de désinfection et ils ont tout de suite adoré l’idée!», sourit-il, sous le regard enchanté du président de 1200°, François Proulx.

À PyeongChang, les deux villages olympiques canadiens seront donc passés au peigne fin par cette technologie. Une équipe de bénévoles coréens assurera la désinfection des endroits publics du village de trois à sept fois par jour, grâce à deux machines expédiées jusqu’en Corée du Sud… non sans tracas! «On a dû traverser plusieurs étapes d’approbation pour réussir à expédier cette technologie jusqu’en Corée du Sud. On a obtenu la confirmation seulement deux semaines avant le début des Jeux que les deux exemplaires étaient bel et bien rendus à bon port», indique Brian Massie.

Parmi les endroits qui seront minutieusement désinfectés, afin d’éviter la transmission de microbes et les épidémies, on retrouve les corridors, les cafétérias, les gymnases, les salles de repos, les salles de traitement et, bien sûr, les salles de bain.

UNE VITRINE EXCEPTIONNELLE
Pour François Proulx, cette occasion d’être associé aux Jeux olympiques représente une visibilité inespérée. En plus de toutes les possibilités reliées au sport, François Proulx parle avec enthousiasme de tous les marchés potentiels à exploiter avec cette technologie. «C’est une vitrine exceptionnelle, un cadeau du ciel pour nous. Ça ouvre la porte à un marché incroyable. On a qu’à penser aux autobus, aux ambulances, aux garderies, aux voitures de police… la liste est longue.», énumère le grand patron de 1200°, dont le slogan de l’entreprise «Protégeons nos héros», s’appliquera à merveille au cadre des Jeux olympiques.