Un montant de 30 000 $ provenant du Fonds de legs des Jeux du Canada est alloué pour la deuxième année du programme Sherbrooke International, qui soutiendra 24 athlètes d'excellence ayant le potentiel de se qualifier aux Universiades d'été, aux Jeux de la Francophonie ou au Jeux olympiques de Peyongchang au cours de la prochaine année.

Programme Sherbrooke International: de l'aide pour une année chargée

Les Universiades d'hiver sont passées, mais la prochaine année en demeure une extrêmement chargée pour les athlètes de la région avec la tenue des Universiades d'été 2017, les Jeux de la Francophonie 2017 ainsi que des Jeux olympiques de Pyeongchang, à l'hiver 2018. Ils ne seront cependant pas laissés à eux-mêmes puisque Excellence Sportive Sherbrooke (ESS) a présenté sa deuxième cohorte du programme Sherbrooke International jeudi.
« C'est une grosse année avec les grands Jeux. La beauté du programme, c'est qu'il offre des services différents en fonction des besoins des athlètes. On ne vient pas doubler les services qu'ils ont déjà, on vient compléter l'offre de services ou le financement qu'ils reçoivent de leur fédération sportive ou d'autres organismes », explique le président d'ESS et du Comité du Fonds de legs des Jeux du Canada - Sherbrooke 2013, Bruno Vachon.
Un total de 24 athlètes d'excellence de la région bénéficieront donc des multiples services d'ESS pour les aider à se qualifier aux différents Jeux. Ces derniers ont été présentés lors d'une conférence de presse tenue au Maxi-Club de la rue Belvédère, à Sherbrooke.
Ariane Beaumont-Courteau (perche), Alexis Cardinal (lancer), David Foley (perche), Alexandre Gagné (lancer), Marie-Ève Jacques (demi-fond), Marc-Antoine Lafrenaye-Dugas (lancer), Alex Porlier-Langlois (lancer) et Marc-André Raiche (demi-fond) tenteront de se qualifier pour les Jeux de la Francophonie, tenus à Abidjan, d'ici la fin du mois d'avril. Jérôme Boisclair (haltérophilie), Maïté Bouchard (demi-fond), Marie-Ève Jacques (en soccer cette fois), Audrey Lagarde (soccer), Jonathan Naisby (natation), Pascal Plamondon (haltérophilie), Marilyne Plante (escrime), Alex Porlier-Langlois (lancer) et Joannie Whittom (volleyball) visent une participation aux aux Universiades d'été, tenues à Taipei, tandis que les Jeux olympiques de 2018 sont dans la mire de Kim Boutin (patinage de vitesse courte piste), Alex Boisvert-Lacroix (patinage de vitesse longue piste), Sébastien Beaulieu (snowboard alpin), Nicole Gass (équipe suisse de hockey sur glace), Ryan et Sean McAnuff (patinage de vitesse courte piste pour l'équipe irlandaise). Benoit Lessard et Carl Marquis, tous deux en curling en fauteuil roulant, ont pour objectif de se qualifier pour les Jeux paralympiques de 2018. Le joueur de hockey Olivier Hinse, qui était le capitaine de l'équipe canadienne lors des Universiades d'hiver, fait également partie de la cohorte.
« Toute la différence »
Un montant de 30 000 $ provenant du Fonds de legs des Jeux du Canada est alloué pour la deuxième année du programme Sherbrooke International. S'il peut sembler relativement bas considérant le nombre d'athlètes, ces derniers ne se font pas prier pour vanter les mérites du programme.
« C'est un investissement minime, mais qui rapporte vraiment beaucoup au niveau de l'athlète, surtout en ce qui concerne la préparation : les services de massothérapie, de physiothérapie, tout ce qui englobe les traitements hors compétition. C'est ça qui va permettre à l'athlète d'aller chercher un pourcentage de plus et de faire des performances qui vont l'amener à de grands Jeux ou aux Universiades », explique l'olympien Pascal Plamondon, qui fait partie du programme pour une deuxième année consécutive.
« Dans les deux mois avant les Olympiques l'été passé, je me faisais masser après chaque entraînement et c'est ce qui me permettait de pousser autant », ajoute l'haltérophile.
Privé du financement de Sports Canada, Sébastien Beaulieu s'est qualifié mercredi pour ses premiers Championnats du monde, qui auront lieu en Espagne en mars.
« Ça fait toute la différence, souligne le planchiste sherbrookois. D'avoir tous ces services-là gratuitement, c'est énorme. À l'extérieur, j'ai dû faire affaire avec d'autres physiothérapeutes et les factures montent vite quand tu te blesses. C'est énorme et on est choyé à Sherbrooke d'avoir ESS. »
Le son de cloche était le même du côté de Maïté Bouchard et de Marie-Ève Jacques.
« Ça nous permet de ne pas avoir de stress financier en plus d'avoir plusieurs services, des nutritionnistes, des préparateurs physiques, de l'argent pour aller en camp d'entraînement. Tout ça mis ensemble te permet de te concentrer sur le plus important, soit de performer », note Marie-Ève Jacques.
« En athlétisme, si les frais sont payés pour les compétitions, s'y classer repose sur nous et les sélections sont souvent à l'extérieur, ce qui nous oblige à partir aux États-Unis ou en Europe. ESS nous aide donc à nous y rendre pour qu'on parvienne à atteindre les compétitions », résume Maïté Bouchard.