Le lutteur Jacques Rougeau a procédé à une petite démonstration de lutte, pendant le match des Célébrités, et c’est le pauvre matinier d’Énergie 106,1 David Brown qui en a fait les frais. Heureusement pour lui, des matelas avaient été installés près du monticule afin d’amortir le choc.

Prises de lutte au match des célébrités du Pif

Trois équipes se sont affrontées en même temps mercredi soir au parc Quintal dans le cadre du match des célébrités de la Classique Pif Portes Mackie. Si finalement c’est l’équipe des personnalités de la région qui l’a emporté aux dépens de l’équipe du Phœnix de Sherbrooke et de celle des Cantonniers de Magog, on retiendra surtout les prises de lutte appliquées par le lutteur Jacques Rougeau au matinier d’Énergie 106,1 David Brown.

Comme c’est la coutume depuis quelques années, le Pif a présenté aux amateurs un match amical de balle donnée impliquant des sportifs de la région, des journalistes de différents médias, des politiciens et plusieurs joueurs des Cantonniers et du Phœnix.

Le lutteur Jacques Rougeau a procédé à une petite démonstration de lutte, pendant le match des Célébrités, et c’est le pauvre matinier d’Énergie 106,1 David Brown qui en a fait les frais. Heureusement pour lui, des matelas avaient été installés près du monticule afin d’amortir le choc.

Le lutteur Jacques Rougeau fut sans aucun doute la vedette incontestée du match; après deux manches, les organisateurs ont apporté des matelas au centre du terrain et Rougeau a saisi le micro, haranguant aussitôt Brown, qui l’avait nargué en ondes le matin même.

Le lutteur Jacques Rougeau et le matinier d’Énergie 106,1 David Brown.

Le vaudeville s’est poursuivi jusqu’à ce que Rougeau empoigne l’animateur avant de l’écraser sur le matelas. Un destin semblable attendait Gilles Levasseur, lanceur pour les deux équipes et représentant chez Sherwood, lui qui a subi la prise du « petit paquet ».

Au final, c’est grâce à un coup décisif du Sherbrookois David Perron que l’équipe des célébrités s’est sauvée avec la victoire.

David Perron

Semaine importante pour David Perron
Perron ne rate jamais ce rendez-vous annuel depuis qu’il y est convoqué.

Pour celui qui s’est rendu en grande finale de la coupe Stanley avec les Golden Knights de Las Vegas, il s’agit d’une tradition importante.

« Jeune, j’assistais aux matchs du Pif, alors que le tournoi se déroulait à Desranleau. Je suis un gars de Fleurimont et le Pif, c’est une tradition. Je reviens aussi pour Jean-Charles (Doyon, directeur général du Pif), j’ai joué au golf et au hockey avec ses fils. Ce match est une belle occasion de revoir des amis, comme Clément Jodoin, qui venait avant, mon ancien entraîneur à Lewiston, ou Jean-Christophe Poulin. C’est important pour moi, j’ai besoin de retourner à mes racines », a dit le joueur de 30 ans.

Le maire de Sherbrooke Steve Lussier s’élance pour le circuit, mercredi soir, lors du match des célébrités du Pif.

L’an dernier, à l’issue de ce même match des célébrités, Perron venait d’apprendre qu’il se joignait aux Knights, à l’issue du repêchage d’expansion pour la création de la nouvelle équipe basée dans le désert du Nevada.

Un an plus tard, Perron est à la recherche d’un nouveau contrat.

À la différence, cette fois, qu’il a le gros bout du bâton. Après tout, il vient de connaître sa meilleure saison offensive en carrière (66 points en 70 matchs de saison régulière).

À 30 ans, Perron confirme qu’il recherche un contrat de trois ou quatre ans afin d’offrir un peu de stabilité à sa jeune famille.

Depuis sa sélection par les Blues de Saint-Louis en première ronde en 2007, Perron a joué pour Edmonton, Pittsburgh, Anaheim et Vegas.

« Je veux me trouver une belle situation, stable. J’ai bougé un peu trop au cours des dernières années. Il y a deux ans, lorsque j’étais joueur autonome, je n’étais pas dans la même situation qu’aujourd’hui. Je n’avais pas mal joué ni mal fait, mais j’avais connu des hauts et des bas à Pittsburgh et je crois que ça a forcé certaines équipes à négocier à la baisse », a-t-il dit.

Finalement, Perron a signé un contrat de deux ans avec les Blues de Saint-Louis qui, malheureusement pour lui, ont dû le laisser sans protection en vue de l’expansion.

« J’ai eu plusieurs rencontres de planification avec mon agent (Allen Walsh) afin qu’on ait la même façon de voir les choses. C’est clair que les deux prochains jours seront très importants pour moi. Depuis quelques années, les équipes ne sont plus obligées d’attendre le 1er juillet pour discuter avec les joueurs autonomes. On a eu beaucoup d’appels des équipes », a-t-il dit, sans vouloir spécifier combien, ni quelle équipe l’avait contacté.

« Je viens d’avoir 30 ans, j’ai encore plusieurs bonnes saisons devant moi. Je sais que je peux accomplir un rôle de meneur au sein d’une équipe et c’est ce que je vise. On est passé bien près de gagner, avec Vegas, et passer si près te donne le goût encore plus de gagner. »