Le terrain #2 du parc Central deviendra un terrain à surface synthétique dès 2020, prévoit la Ville de Sherbrooke.

Près de 8 M$ alloués à la réfection des terrains de soccer

La Ville de Sherbrooke a revu et actualisé son plan de maintien et de développement des terrains de soccer. Le nouveau plan quinquennal qui s’échelonnera de 2019 à 2023 prévoit des investissements totalisant 7,7 millions de dollars et la construction d’un terrain synthétique au parc Central, dans l’arrondissement Rock Forest—Saint-Élie—Deauville.

Dès 2019, une somme de 175 000 $ est réservée pour couvrir les honoraires pour l’expertise nécessaire à la construction de ce terrain qui va répondre à un besoin urgent, confirme le conseiller municipal et président par intérim du comité du sport et du plein air à la Ville de Sherbrooke, Vincent Boutin.

« Les plages de disponibilités sont devenues problématiques. Depuis longtemps, il y a un besoin urgent pour une surface synthétique à l’ouest de l’autoroute 410, afin de renforcer le pôle soccer dans ce secteur. Ce sera un terrain propriété 100 % Ville. C’est un besoin qui était clairement statué dans la première mouture de notre plan de maintien et de développement des terrains de soccer. »

La construction de cette nouvelle surface synthétique pouvant accueillir du soccer à 11 (et quatre terrains de soccer à 7 intégrés), en plus de l’ajout de nouveaux abris pour les joueurs et les arbitres, de nouvelles estrades et de nouveaux buts, est prévue pour 2020. Le montant est fixé à 2 040 000 $.

Outre la préparation pour la construction du synthétique au parc Central, ce sont les terrains Olympique, situés sur le Plateau Sylvie-Daigle, qui bénéficieront d’une mise à niveau, cet été.

Une somme de 360 000 $ a été réservée pour refaire la surface du terrain Olympique #3, en plus d’ajouter de nouveaux abris pour les joueurs et les officiels, des estrades et le remplacement des buts.

Un montant de 150 000 $ sera alloué à l’ajout d’éclairage et l’achat de nouveaux buts pour le terrain Olympique #2. De nouveaux buts seront achetés pour le terrain Olympique #1.

La Ville compte exploiter au maximum l’emplacement du parc Central, puisqu’elle prévoit y ajouter deux terrains de soccer à 9 derrière la caserne de pompier ; un projet prévu pour 2022 et évalué à 742 000 $.

Et la réfection de la surface naturelle du terrain Central #3, au coût de 343 200 $ est prévue pour 2021.

Et le Stade RBC ?

Il peut sembler particulier, à première vue, de voir la Ville de Sherbrooke se lancer dans la construction d’un terrain à surface synthétique alors qu’elle n’a toujours pas d’entente pour l’utilisation du Stade RBC.

Inauguré en octobre 2017, le Stade RBC situé sur le terrain de la CSRS, tout près du Triolet, a été réalisé grâce à une subvention du gouvernement provincial et à l’apport financier de la CSRS et de certains partenaires privés.

Contrairement, par exemple, au terrain synthétique situé sur le chemin Sainte-Catherine, la Ville n’a pas participé financièrement au projet, ce qui signifie qu’il n’y a pas d’entente de cogestion pour l’infrastructure.

Le terrain est donc utilisé exclusivement, ou presque, par la CSRS et ses écoles.

À l’automne 2018, Vincent Boutin clamait que l’une de ses priorités était d’en arriver à une entente avec le Triolet afin de maximiser l’utilisation du Stade RBC, qui devient libre une fois l’année scolaire terminée.

Rappelons qu’à la fin de la saison de soccer extérieur 2018, des parents d’une équipe féminine de soccer du Mistral de Sherbrooke ont loué le Stade RBC pour qu’y soit disputé un match des séries de fin de saison, plutôt que de jouer la rencontre sur l’un des terrains extérieurs de la Ville, soit celui du parc Belvédère, jugé en mauvaise condition.

« Nous sommes à évaluer les besoins de nos clubs et ce que le Triolet peut nous offrir. Nous sommes ouverts à acheter des heures au Triolet, mais on vérifie aussi pour maximiser l’utilisation de nos terrains naturels », a dit Vincent Boutin, en précisant que même si la saison de soccer s’amorce dans les prochains jours, il n’est pas trop tard pour en arriver à une entente.

Des besoins à venir

En parallèle, Vincent Boutin estime que la durée de vie de la surface synthétique du Plateau Sylvie-Daigle pourrait couvrir une période allant de trois à cinq ans.

Quant à la surface synthétique de l’Université Bishop’s, construite en partenariat avec la Ville de Sherbrooke, elle devra aussi être remplacée dans les prochaines années.

La réfection de ces deux surfaces devait faire partie des investissements attachés à l’obtention souhaitée des Jeux de la Francophonie de 2021.