Le centre arrière du Vert & Or de l’Université de Sherbrooke David Savard s’est entendu sur un contrat de deux ans avec les Riders de la Saskatchewan, récemment.
Le centre arrière du Vert & Or de l’Université de Sherbrooke David Savard s’est entendu sur un contrat de deux ans avec les Riders de la Saskatchewan, récemment.

Premier contrat professionnel pour David Savard

Sébastien Lajoie
Sébastien Lajoie
La Tribune
« J’avais 13 ans, la première fois que j’ai mentionné que je voulais jouer au football chez les professionnels. Et pendant les 12 années suivantes, je me suis levé chaque matin, avec cet objectif en tête. Depuis une semaine, je vis un paquet d’émotions, je suis sur un nuage ! »

Le centre arrière du Vert & Or de l’Université de Sherbrooke David Savard s’est entendu sur un contrat de deux ans avec les Riders de la Saskatchewan, récemment.

Savard poursuit ainsi la lignée de joueurs du Vert & Or forgé dans le même moule, à accéder aux professionnels, après les Jean-Christophe Beaulieu, Nicolas Boulay, Alex Gagné, Alexandre Chevrier et Anthony Gosselin.

En 2018, David Savard a participé aux Défi Est-Ouest, avant de participer aux essais régionaux de la LCF, en 2019.

Ironiquement, il n’a pas eu de contact, ou presque, avec des représentants des Riders.

« J’ai jasé avec un de leur entraîneur, l’an passé à Montréal. Il me demandait pourquoi je ne participais pas à l’épreuve du “bench-press”. Je me remettais alors d’une fracture au radius, et les médecins m’avaient interdit le “bench” avant quelques mois », s’est-il rappelé.

« Je savais, par l’entremise d’anciens coéquipiers, qu’il peut arriver que des équipes signent des gars sans nécessairement entrer en contact avec eux. Plus récemment, Alex Chevrier m’a écrit pour me dire que l’entraîneur-chef de l’équipe (Craig Dickenson) lui avait posé des questions sur moi. Par la suite, j’ai eu des entretiens avec le DG Jeremy O’Day. Là, ça commençait à être plus concret ! », a dit Savard.

Maintenant que la paperasse est signée, David Savard poursuit son entraînement afin d’être fin prêt pour le camp des recrues, qui se déroule généralement une semaine ou deux avant la tenue du camp principal de l’équipe, en mai.

« Le Vert & Or s’entraîne les matins au Centre Roland-Dussault, ces temps-ci ; je donne un coup de main aux entraîneurs, et ça me permet de remettre les crampons. Je dois arriver prêt physiquement, et être rapide, pour le camp. Les entraîneurs des Riders aimeraient que je gagne cinq livres de plus, afin d’être à 215 livres, et que je garde ma fluidité et ma vitesse sur les unités spéciales », a dit celui qui a aussi eu des discussions avec Montréal et Hamilton.

Comme ses prédécesseurs, David Savard sait qu’il aura à gagner ses galons sur les unités spéciales, chez les pros, avant d’espérer obtenir des répétitions comme centre arrière. Ou ailleurs.

« On va commencer par ça, en effet. Les unités spéciales, au football canadien, c’est un tiers du jeu. Et à trois essais, on est souvent sur le terrain. Je me suis développé là-dedans et j’adore ça ! J’ai vraiment hâte de pouvoir démontrer ce que je peux faire. »

Savard ne sera pas totalement en terrain inconnu, dans les prairies de la Saskatchewan.

Là-bas, il y retrouvera Alex Gagné et Alex Chevrier, déjà bien implantés avec l’équipe.

« Et en plus, je vais faire le voyage avec mon coéquipier Vincent Roy, qui a été repêché par la Saskatchewan, l’an passé. Il a participé au camp, a disputé un match préparatoire, avant de revenir jouer une cinquième année avec le Vert & Or. Je peux aussi compter sur les conseils de notre coordonnateur des unités spéciales du Vert & Or, Kevin Régimbald. Il a joué trois ans là-bas, et il m’a beaucoup aidé pour m’expliquer comment ça fonctionne. »

« Physiquement, je dois être prêt, mais mentalement aussi. Je suis chez les pros, maintenant, j’ai un emploi à gagner, comme les autres gars qui seront là. Ça aussi c’est une adaptation importante. »