L’athlète Geneviève Rosseel, le responsable du bâtiment Jean-Marc Potvin, la directrice des services pédagogiques Cynthia Gauthier et l’étudiante du Mont Notre-Dame et participante au projet Nikita Neale ont présenté leur chaise adaptée pour les escrimeurs à mobilité réduite.
L’athlète Geneviève Rosseel, le responsable du bâtiment Jean-Marc Potvin, la directrice des services pédagogiques Cynthia Gauthier et l’étudiante du Mont Notre-Dame et participante au projet Nikita Neale ont présenté leur chaise adaptée pour les escrimeurs à mobilité réduite.

Pratiquer l’escrime à moindre coût

Tommy Brochu
Tommy Brochu
La Tribune
SHERBROOKE — Les personnes à mobilité réduite auront l’occasion de pratiquer l’escrime à faible coût grâce au Mont Notre-Dame. C’est que l’école lance un guide de fabrication de fauteuils roulants adaptés à ce sport, ce qui permet de construire des chaises pour 125 $.

Membres du personnel et élèves ont mis la main à la pâte afin de faire des plans de ces fauteuils. Les guides seront distribués à l’international. Actuellement, acheter l’une de ces chaises coûte environ 4000 $. 

Daniel Coulombe, professeur d’escrime et enseignant au Mont Notre-Dame, pense qu’un problème de recrutement pourrait se régler grâce à cette innovation. « On s’est aperçu que c’est très cher d’avoir un équipement un fauteuil roulant. Depuis deux ans, on cherche des solutions. Geneviève Rosseel de Saskatchewan avait commencé à en confectionner, mais n’avait pas de guide. Ici, au mont, on ne veut pas entraîner de personnes en chaises roulantes. On veut, en innovation sociale, créer un guide pour faire des fauteuils. On veut diffuser l’information et aider les clubs à rendre ça accessible », explique-t-il, ajoutant que le guide devrait être prêt d’ici deux semaines. 

Deux fauteuils ont été créés par le responsable du bâtiment, Jean-Marc Poliquin. « Ces fauteuils vont être donnés au club d’escrime Calimacil qui, on l’espère, va développer ou offrir le programme en fauteuil roulant », confirme M. Coulombe.

Nikita Neale, une étudiante au Mont, juge important de s’impliquer dans sa communauté. « Le sport nous apprend plein de valeurs. Si tu es une femme qui a le cancer du sein ou une personne à mobilité réduite, c’est important d’avoir cette chance »

« Je suis allée aux Jeux paralympiques, poursuit-elle. Il y avait des équipes du Japon, du Canada et même de certains pays d’Amérique latine. On s’est servi de cette expérience pour construire nos chaises », résume celle qui a pratiqué l’escrime quelques années.