Renaud Légaré est le président des Cantonniers de Magog.

Pour en finir (ou presque) avec le hockey

COMMENTAIRE / L’été s’annonce long pour certains et trop court pour d’autres. Dans le premier groupe j’ai nommé les partisans du Canadien de Montréal qui ne décolèrent pas depuis qu’ils réalisent que Sebastian Aho leur glissera entre les doigts malgré l’offre hostile de Marc Bergevin. Je soupçonne mon confrère Jérôme Gaudreau d’en avoir perdu le sommeil. Dans le second groupe se retrouvent ceux qui ont l’impression que le hockey leur casse les oreilles 12 mois par année au Québec et qui voudraient bien passer à autre chose quand le soleil nous chauffe le coco. Pour ces derniers, parler du 4e trio du Canadien en plein mois de juillet n’a aucun bon sens! Peut-on les contredire?

Et de quoi je suis en train de vous entretenir en ce qui s’apparente à un début de canicule? Le hockey. Pourtant, ce printemps, j’étais captivé davantage par les séries de la NBA et au parcours des Raptors de Toronto qu’aux séries du circuit Bettman. Idem pour le marché des joueurs autonomes de la LNH. Savoir où aboutiraient les Dufresne, Bobrovsky, Aho et compagnie me laissait indifférent. J’étais (et le suis encore) plus intéressé à savoir si Kawhi Leonard resterait ou pas avec les Raptors de Toronto. Une vedette qui choisirait le Canada au détriment du pays de l’oncle Sam (ou Donald), ce serait un beau pied de nez à faire aux Américains. En plus, l’excuse que les grandes vedettes du sport ne veulent pas jouer au Canada ne tiendrait plus la route.

Lundi, le Québec, du moins les fidèles du CH, en avait que pour Marc Bergevin en souhaitant qu’il ferait du Tricolore une meilleure équipe. Aussi bien dire que l’atterrissage fut aussi difficile que celui de l’astronaute David St-Jacques à son retour sur terre. Personnellement, j’étais complètement ailleurs, plus précisément au tennis. Je suis Wimbledon depuis le début de la semaine et surtout FAA, Félix Auger Aliassime si vous préférez. Sans oublier mon athlète favori, tous sports confondus, l’unique Roger Federer.

Mais j’ai l’impression d’être un peu seul sur ma planète.

Renaud Légaré

De retour au hockey. Comme je l’écrivais plus haut, devoir oblige, j’ai quand même des nouvelles de hockey à livrer. À commencer par le président Renaud Légaré des Cantonniers de Magog qui a décidé de demeurer en poste. L’ineffable Renaud était en réflexion depuis un certain temps. Celui-ci finira bien par céder sa place un de ces beaux matins, mais le moment n’est pas encore venu. Vous le verrez donc encore arpenter les quatre coins de l’aréna de Magog la saison prochaine. Une campagne qui n’est pas si loin soit dit en passant. Dans moins de six semaines, ce sera le début du camp d’entraînement des Cantonniers à l’aréna de Magog.

La structure intégrée haut la main

J’ai mis la main sur les chiffres de la séance de sélection 2019 de la LHJMQ tenue le mois dernier. Ainsi, 89 joueurs réclamés provenaient de la Ligue midget AAA du Québec, comparativement à 68 du midget espoir. Cela signifie que ce qu’on appelle la structure intégrée de Hockey Québec et de ses régions administratives a fourni 157 joueurs sur les 252 repêchés. En comparaison, le réseau scolaire au grand complet a vu 22 de ses joueurs sélectionnés. 179 des 252 joueurs réclamés provenaient du Québec.

Si vous êtes surpris par la différence pas très grande entre le midget AAA (89 joueurs) et le midget espoir (68), il faut savoir que 91 autres patineurs et gardiens appartenant à des équipes de la LHJMQ évoluaient déjà et étaient éparpillés à travers les équipes midget AAA. Ces joueurs ne pouvaient pas être repêchés une seconde fois.

Martin Bernard

Un petit mot sur Martin Bernard qui dirigera maintenant les Filons du Cégep de Thetford Mines. J’ai l’impression que l’ancien des Cantonniers de Magog y fera ce qu’il adore le plus: développer des jeunes athlètes et pas seulement viser la victoire. Saviez-vous que Bernard a dirigé depuis le début des années 2000 pas moins de 37 joueurs qui ont été repêchés ou qui ont signé comme agent libre avec des équipes de la Ligue nationale? Que peut-on ajouter de plus sinon que le gars est capable de prendre un joueur et de l’amener à un autre échelon. N’est-ce pas ce que devrait être le but premier d’un entraîneur de hockey dans les rangs amateurs? Bravo coach Bernard!