Samuel Poulin

Poulin s’attaque à la guigne de la 2e période

Qui forme l'une des pires équipes de la LHJMQ en deuxième période depuis le début de l’année? Le Phœnix de Sherbrooke. Ces fameuses deuxièmes périodes difficiles ont entre autres coûté quelques victoires lors de la récente séquence de huit défaites consécutives du Phoenix. Et le capitaine Samuel Poulin s’est attaqué à cette fâcheuse habitude.

Cette série noire n’a pas été facile à gérer chez le Phœnix. Parce qu’il n’y a rien de plus frustrant que de livrer de bonnes performances et perdre malgré tout.

« Lors des dernières semaines, on jouait vraiment bien, mais on ne récoltait pas de victoires, souligne le numéro 29 du Bleu et Crème. Cette fois à Shawinigan, ce qui est bizarre, c’est que notre équipe a moins bien joué mercredi, mais a su obtenir les deux points. On va les prendre et il faudra construire là-dessus pour les deux dernières parties pour arriver en séries avec confiance. »

Mercredi contre les Cataractes, le Phœnix craignait de vivre le même cauchemar que lors de sa partie contre Chicoutimi : affronter un gardien en pleine possession de ses moyens et perdre malgré une nette domination.

« On s’est fait voler quelques victoires dernièrement, dont celle contre les Saguenéens. On ne s’en faisait pas trop avec ça : notre club avait peut-être perdu huit parties de suite, mais tout le monde savait que notre niveau de jeu était bon malgré les mauvais résultats. »

C’est tout de même à ce moment que le capitaine sherbrookois a senti le moment de prendre la parole, chose qu’il ne fait pas nécessairement souvent puisqu’il préfère montrer l’exemple en tant que leader et que d’autres vétérans du Phœnix aiment bien se lever dans le vestiaire.

« Je me suis adressé un peu à mes coéquipiers en leur rappelant que notre plus grosse faiblesse, c’était la deuxième période. On perd souvent nos parties lors de ce moment du match. Notre mission était donc d’éviter les revirements et les erreurs qui coûtent cher au deuxième vingt. En regardant les statistiques, on voit que le Phœnix est l’une des pires équipes du circuit en deuxième période pour le nombre de buts accordés. Ce n’était pas un hasard. Peut-être une baisse de concentration ou d’énergie. »

Samuel Poulin croit toutefois que cette mauvaise séquence est arrivée au bon moment.

« C’était la première du genre cette saison pour nous. J’aime mieux qu’elle survienne avant les séries éliminatoires. On doit apprendre de ça. C’est peut-être positif d’avoir traversé cette période difficile à quelques jours des séries. Il faut savoir commencer gérer la situation quand on arrive dans des moments comme ceux-là. Si les gens croient que c’est négatif, nous on pense que notre club avait peut-être besoin de cette opposition-là. »

Certains pourraient croire aussi que le Phœnix était assuré de vaincre la pire équipe de l’Association de l’Ouest mercredi. Mais les Cataractes se battaient par contre avec l’énergie du désespoir.

« Non, ce n’était pas facile à vivre quand on voyait les défaites s’accumuler, mais dans le hockey, on doit passer par là pour en sortir plus fort mentalement et avec un meilleur esprit d’équipe en se resserrant les coudes. Il ne faut pas s’adapter à l’autre équipe. C’est à nous d’imposer notre rythme. Les Cataractes étaient prêts, ils luttent pour une place en séries, donc on a obtenu une bonne opposition. Ce n’était pas une balade dans le parc à prévoir et maintenant, on peut regarder devant nous. »