Samuel Poulin revêt le chandail qu’a porté son parrain Jocelyn Thibault durant deux saisons, celui des Penguins.

Poulin rejoint Crosby à Pittsburgh

Samuel Poulin s’en va rejoindre Sidney Crosby chez les Penguins de Pittsburgh.

Le capitaine du Phœnix de Sherbrooke a été le premier joueur québécois à être sélectionné vendredi soir à Vancouver, lors du repêchage annuel de la LNH, alors que les Penguins de Pittsburgh ont prononcé son nom, au 21e rang.

Poulin devient donc le premier joueur du Phœnix à être sélectionné en première ronde par une équipe de la LNH depuis la renaissance de la concession en 2012, mais devient aussi le premier joueur formé par une équipe junior sherbrookoise à être choisi au premier tour depuis... Jocelyn Thibault en 1993.

L’actuel directeur général et copropriétaire du Phœnix fut en effet le premier choix des Nordiques de Québec (10e au total) en première ronde lors de cette séance de sélection qui s’était déroulée à Québec. Thibault portait alors les couleurs des Faucons de Sherbrooke.

Cette sélection n’est certes pas dénuée de hasard ; Thibault a évolué pendant deux ans avec les Penguins de Pittsburgh (2005-2007).

Ah, et rajoutez à cela le fait que Jocelyn Thibault est le parrain du jeune Poulin...

C’était la première fois depuis 2014 que les Penguins avaient un choix de première ronde.

Présent à Vancouver avec l’entraîneur du Phoenix, Stéphane Julien, Jocelyn Thibault était aux anges pour son capitaine.

« Je suis content pour notre organisation, mais surtout très fier pour lui. C’est un jeune homme qui le mérite. Je l’ai clairement mentionné lorsqu’on l’a sélectionné deuxième au total lors du repêchage de 2017, qu’il était déjà un pro, et qu’il allait changer l’attitude de notre organisation par son éthique de travail, et son attitude. Ce soir (vendredi), il récolte les fruits de tout ça », a dit Thibault à La Tribune.

Seize ans après avoir porté les couleurs des Penguins, Jocelyn Thibault s’est remémoré l’époque où son bon ami Patrick lui rendait visite, en compagnie d’un tout jeune Samuel.

« Sam et son père étaient venus à la maison, je me rappelle qu’on jouait au mini hockey au sous-sol ; on l’a amené à l’aréna, où il a pris des photos en compagnie de Sidney Crosby. Ça rappelle de bons souvenirs. »

« Pour avoir parlé à Sam cette semaine, je sais qu’il avait un bon “feeling” quant aux Penguins. Il sentait réellement une connexion avec eux, ça s’est concrétisé ! Je suis content pour lui, c’est une bonne organisation. »

« On vient de m’envoyer un message texto rigolo, en me précisant que maintenant, Sidney Crosby va avoir un partenaire pour faire des heures supplémentaires sur la glace après les entraînements. C’est vraiment une bonne définition de lui ! Il n’est pas là pour niaiser ; c’est un joueur de hockey dans l’âme, c’est un compétiteur qui ne compte pas les heures. »

Poulin, de Blainville, a amassé 29 buts et 47 aides en 67 matchs en saison régulière avec le Phœnix de Sherbrooke. 

Il a ajouté huit buts et six aides en 10 parties lors des séries, alors que le Phœnix s’est incliné en deuxième ronde.

Âgé de 18 ans, Poulin se veut un joueur talentueux avec un gros gabarit qui aime se comparer à Gabriel Landeskog. Fils de l’ancien de la LNH Patrick, il est énergique et tenace le long des bandes.

Cette sélection de Samuel Poulin en première ronde était la première des Penguins de Pittsburgh depuis celle de Kasperi Kapanen, en 2014.

Une sélection qui fait sourire le Sherbrookois Luc Gauthier, recruteur de l’équipe depuis plusieurs années.

La Tribune l’a joint à l’issue de la première ronde.

« Le choix de Samuel s’est imposé de lui-même, c’était un choix unanime pour nous. Mes collègues sont venus le voir jouer et on était unanimes sur tous les points ; il cadre parfaitement dans la philosophie de l’équipe. On l’avait assez haut sur notre liste et on se croisait les doigts pour qu’il soit encore disponible lorsque viendrait notre tour de choisir », a-t-il expliqué.

« J’aime beaucoup le côté physique de son jeu ; il amène aussi beaucoup de caractère et de leadership. Chez les Penguins, c’est ce genre de comportement que l’on recherche. Sam est très mature pour son âge et il va continuer à progresser. On est très content de l’avoir avec nous. »