Samuel Poulin devient le capitaine du Phoenix

Poulin devient le 5e capitaine de l’histoire du Phoenix

Après Alexandre Comtois, Jonathan Deschamps, Carl Neill et Hugo Roy, voici Samuel Poulin, le tout nouveau capitaine du Phœnix de Sherbrooke.

Misant au début de la saison sur quatre assistants-capitaine, c’est-à-dire Félix Robert (19 ans), Alex-Olivier Voyer (19 ans), Benjamin Tardif (18 ans) et Samuel Poulin (17 ans), la direction sherbrookoise a porté son choix sur le plus jeune et le plus prometteur de ces quatre joueurs.

« On a effectué un choix réfléchi pour l’avenir du club, indique l’entraîneur-chef Stéphane Julien. Au début de la saison, on misait sur quatre leaders qui n’avaient pas de lettre la saison dernière. Je me voyais mal offrir la lettre C à un joueur qui n’assumait pas nécessairement un rôle de leader avec nous dans le passé. Sam est le joueur le plus professionnel que j’ai eu la chance de piloter. Depuis les Fêtes, il est passé à un autre niveau et il sera le modèle parfait pour ses coéquipiers. »

Cette décision a pris Samuel Poulin par surprise.

« Je l’ai su dimanche. J’étais sous le choc. Je n’ai pas nécessairement réagi. J’avais juste de la difficulté à concevoir que j’étais devenu le capitaine du Phœnix, et ce, à 17 ans seulement. Je le réalise maintenant un peu sur le tard. »

Le numéro 29 du Phœnix n’a pas l’intention de devenir différent pour autant à la suite de cette annonce effectuée lundi matin. 

« Je ne changerai pas ma façon de jouer ou d’être. Je connais quel genre de leadership je peux amener. J’ai hâte de vivre ce défi et je tiens à amener mon équipe le plus loin en séries cette saison. Je ne suis pas le genre de capitaine qui se lèvera à chaque match dans le vestiaire pour lancer des messages à mes coéquipiers. Ce n’est pas dans ma nature et je suis moins à l’aise là-dedans. Par contre, je prêcherai toujours par l’exemple et je compte bien tirer par le haut mes coéquipiers en ce sens », souligne le nouveau capitaine.

« Félix Robert est un exemple de ténacité, rappelle Julien. Benjamin Tardif fait toujours les bonnes choses de la même façon. Alex-Olivier Voyer est plutôt verbomoteur comme leader. Samuel Poulin, lui, est le chef d’équipe parfait sur lequel les autres pourront s’appuyer. On a effectué deux exercices de métrique sociale et chaque fois, Sam se retrouvait loin devant les autres. »

La tempête est passée

Repêché au deuxième rang au total, après Alexis Lafrenière, lors de la séance de sélection présentée à Saint John en 2017, Samuel Poulin a été limité à 55 parties la saison dernière à cause des blessures, mais a tout de même terminé sa première campagne avec une récolte de 45 points. Après 53 parties cette année, Poulin a déjà obtenu 23 buts et 34 mentions d’aide pour un total de 57 points.

L’attaquant du Phœnix est considéré comme un choix potentiel de première ronde cet été au repêchage annuel de la LNH. 

Il a donc été fort occupé cette saison. Après les championnats mondiaux, la Super Série CIBC Canada/Russie et le Match des meilleurs espoirs Cherry/Orr de la LCH, l’organisation estimait que le moment était parfait pour lui donner de plus grandes responsabilités.

« Il a eu le temps de s’acclimater à sa grosse saison. Le repêchage de la LNH est à venir et il ne semble pas dérangé par cet événement. Il connait toute une campagne et maintenant que la tempête est passée, il est prêt à remplir un nouveau rôle. De notre côté, on sentait que le moment était venu de pouvoir compter sur un capitaine à l’approche des séries », indique Stéphane Julien.

« Au début de la saison, je crois que je n’étais pas prêt pour ça, avoue Poulin. La direction m’avait averti. Elle souhaitait me donner plus de responsabilités, donc ce n’était peut-être qu’une question de temps. Et peu importe ce qui m’attendait cette saison, je crois que l’organisation aurait pris la même décision en me nommant capitaine à ce stade-ci de la saison. »

Samuel Poulin ne voit pas ce vote de confiance comme étant une pression supplémentaire sur ses épaules. Bien au contraire.

« Je crois que ce n’est que positif et même si les recruteurs percevaient déjà mes capacités de leader, ça ne peut pas me nuire pour le repêchage de porter le C à 17 ans. Ça me donne une autre corde à mon arc. »