C’est avec plus d’expérience et moins de pression que Samuel Poulin entame son deuxième camp dans la LHJMQ.

Poulin arrive au Palais avec l’or au cou

Samuel Poulin revient à Sherbrooke avec confiance, enthousiasme, et surtout, avec l’or au cou. Membre de l’équipe canadienne lors de la Coupe Hlinka-Gretzky, le joueur de deuxième année a vécu un scénario digne d’Hollywood à Edmonton et compte bien surfer sur cette même vague avec le Phoenix.

« En demi-finale, on a failli perdre, raconte Poulin. On était à un dixième de seconde d’une défaite par un but contre les États-Unis, jusqu’à ce que mon coéquipier Dylan Cozens marque le but important. On a ensuite compté le but gagnant en prolongation. C’était comme dans un film, avec la foule qui nous supportait à Edmonton. En finale contre la Suède, on s’est assurés de ne pas revivre ce même sentiment d’urgence et on a gagné 6-2. J’étais avec quatre autres amis au sein de l’équipe et on a bien célébré notre victoire. »

Une défaite de l’équipe canadienne aurait été une grande surprise, entre autres avec la présence d’Alexis Lafrenière. Et aussi parce que le Canada avait remporté 21 des 27 dernières Coupes Hlinka.

« C’est tellement un honneur de représenter le pays. Même si j’étais sur le quatrième trio à la fin, j’étais très fier de gagner l’or. Ce n’est pas tout le monde qui a cette chance de se retrouver avec les meilleurs au pays et de jouer contre les meilleurs au monde. J’ai accepté mon rôle. J’ai encouragé les gars et je ne pouvais pas demander mieux. Mon camp avait été excellent, mais ma première partie était plus difficile, ce qui a fait en sorte que je me suis retrouvé avec un rôle secondaire. »

L’été de Samuel Poulin a donc été chargé. Voilà pourquoi il est arrivé trois jours après le début du camp de sélection du Phoenix. 

« J’ai passé deux semaines à Los Angeles avec mon agent Pat Brisson au milieu du mois de juillet. J’ai également passé beaucoup de temps au gym et après la Coupe Hlinka-Gretzky, je me suis reposé seulement quatre jours avant le camp du Phœnix. Pour être franc, je m’ennuyais durant ces quatre jours. Mes amis étaient au hockey et j’avais moi aussi envie de revoir tout le monde et de commencer le camp », soutient Poulin.

Un camp différent

La réalité de Samuel Poulin est bien différente de celle de l’an dernier à pareille date.

« J’arrive plus confiant au camp. L’an dernier, tout était nouveau. J’arrivais avec l’étiquette du deuxième choix au total. La pression était là. Maintenant, je me sens plus en contrôle de mes moyens et je sais quoi faire pour avoir du succès dans la ligue », précise l’attaquant qui a terminé la saison en force, lui permettant ainsi de collectionner 45 points après 55 parties.

Autre grande différence, l’absence de son frère Nicolas Poulin, qui l’a bien intégré à l’organisation la saison dernière, ce qui lui avait donné la chance de mieux faire la transition entre le midget AAA et la LHJMQ à son année recrue. 

« Nicolas a terminé son stage junior puisqu’il a maintenant 21 ans. Je ne trouve pas ça si différent sans lui. L’an dernier, je trouvais ça extraordinaire d’être avec mon frère. Cette fois, je dois voler de mes propres ailes, comme j’ai toujours fait auparavant. C’est le retour à la normale, disons. »

Avec un peu plus de millage à son compte, Samuel Poulin espère être encore plus utile à son équipe à l’âge de 17 ans.

« Je crois être en mesure de prendre encore plus de leadership, mais je ne pense pas nécessairement à ça. Je viens de vivre une belle expérience à Edmonton. Je vais tenter de partager mon expérience avec les autres. Est-ce que je serai un leader important dans le vestiaire ? Je ne le sais pas, mais je tenterai du moins de montrer l’exemple sur la patinoire, ce qui est important. »

Une dynamique différente

À l’heure actuelle, bien malin celui qui peut évaluer la qualité du prochain alignement du Phoenix. 

« Plusieurs joueurs ont quitté, d’autres sont arrivés. La dynamique sera différente. On tentera de gagner un maximum de matchs. On compte sur de nouveaux vétérans et c’est à ceux qui ont un peu plus d’expérience de prendre les devants. Je ne connais pas encore beaucoup les nouveaux. Pour l’instant, j’ai de la difficulté à tracer le portrait de notre équipe. Il faudra attendre encore quelques matchs préparatoires avant d’avoir une meilleure idée. »