Le porteur de ballon du Vert & Or Gabriel Polan est satisfait de ses réalisations lors des essais combinés à Toronto.

Polan et Roy satisfaits de leur prestation

« C’est une tonne de pression qui vient de partir. Ça fait du bien d’être de retour à l’entraînement, avec les gars de l’équipe. C’était plaisant, mais stressant en même temps. Quatre mois d’entraînement, à raison de neuf séances par semaine, pour des tests qui duraient quatre ou cinq secondes, tu ne veux pas manquer ton coup! »

Le porteur de ballon Gabriel Polan, et son coéquipier joueur de ligne offensive Vincent Roy, estiment avoir livré la marchandise, cette fin de semaine à Toronto, lors des essais nationaux, principale vitrine pour les joueurs en vue du prochain repêchage de la Ligue canadienne de football (LCF) en mai prochain.

Maintenant, ils se croisent les doigts afin que l’une des neuf équipes du circuit professionnel canadien les repêche.

« Après les tests physiques, j’ai eu des entretiens avec les responsables de cinq équipes, soit Ottawa, Hamilton, Edmonton, Montréal et la Saskatchewan. Et après les exercices à un contre un, ce sont les représentants de Calgary qui sont venus me jaser », a dit Polan, qui a dominé les porteurs du RSEQ avec 666 verges de gain en 2018.

« Tout s’est très bien passé, même s’il a fallu que je replonge un peu dans mon anglais parlé. Toutes les équipes m’ont mentionné qu’elle me voyait jouer comme centre arrière ou ailier rapproché, de même que sur les unités spéciales. Je m’attendais à ça. Je sais qu’au prochain niveau, ça sera mon rôle, comme ce fut le cas entre autres pour Jean-Christophe Beaulieu. On me compare souvent à lui », a dit Polan à propos de Beaulieu, un ancien du Vert & Or qui évolue maintenant à Ottawa.

« J’ai eu de bons tests physiques, j’ai amélioré mes temps et j’ai montré que je pouvais être rapide pour mon gabarit. Ça s’est aussi très bien passé dans les confrontations à un contre un. »

« Je suis serein, le stress est tombé, le "hype" aussi, ça fait du bien retourner à ma routine. C’est un rêve pour moi de jouer pro, et je travaille fort en conséquence depuis des mois. Oui, lors des tests, c’était stressant; réaliser que tu es enfin là, sous l’œil de toutes les équipes, et que tu dois performer à ce moment précis là, ça fait pomper la patate! Je suis maintenant en mode attente », a dit Polan.

Le joueur de ligne offensive du Vert & Or Vincent Roy a eu des entrevues avec sept des neuf équipes de la LCF à Toronto.

Vincent Roy se croise les doigts

De son côté, Vincent Roy espère qu’il a suffisamment impressionné les gens de la Ligue canadienne de football en fin de semaine pour être repêché par une des neuf équipes du circuit Randy Ambrosie au mois de mai.

Le Granbyen, un ancien des Incroyables de J.-H.-Leclerc, a passé une série de tests physiques, il a été interviewé par sept des neuf équipes de la ligue et il a été mis en situation de matchs.

« Je suis quelqu’un d’exigeant envers moi-même et j’estime qu’il y a eu des bons et des moins bons moments, a expliqué Roy, lundi matin, à peine de retour de Toronto. Est-ce que mes performances vont me valoir d’être repêché? Honnêtement, je ne sais pas. Je l’espère vraiment, je croise mes doigts, mais je ne le sais pas… »

Roy, 24 ans, évolue comme bloqueur sur la ligne offensive du Vert et Or. À ses trois premières saisons au football universitaire, il était toutefois sur la ligne défensive.

Roy, qui fait 6’5’’ et 310 livres, ne s’en cache pas : il vise les rangs professionnels.

« C’est mon rêve, c’est mon objectif numéro un, c’est clair. Mais si ça ne fonctionne pas, j’ai un plan B. J’étudie en marketing et ça se passe bien de ce côté-là. »

Une bonne entrevue avec les Alouettes

Seuls les Stampeders de Calgary, champions de la Coupe Grey, et les Roughriders de la Saskatchewan n’ont pas interviewé Vincent Roy. Et il avouera que l’entrevue avec les gens des Alouettes, notamment représentés par le directeur général Kavis Reed, s’est très bien déroulée.

« On se fait poser toutes sortes de questions lors de ces entrevues, a-t-il souligné. Ça va du "background" familial à notre vision du football, en passant par nos objectifs de vie. Comme ça se passe en anglais, je craignais un peu d’avoir de la difficulté à faire valoir mes points, mais ça a finalement bien été. »